Greg Van Avermaet et le reste de l'équipe belge se sont entraînés jeudi, sur l'archipel The Pearl et dans le désert, soit une sortie de 175 km, en environ 4 heures et demie. "Il fait chaud. On sent que la chaleur va jouer un rôle, c'est comme rouler dans une serre", dit le champion olympique. "Nous roulons souvent par de fortes chaleurs, mais 206 km, c'est un paquet de kilomètres en plus que d'habitude. J'insiste: raccourcir la course n'a aucun sens. Un championnat du monde, c'est 250 km. Mais j'avoue que j'ai un peu peur de cette chaleur, qui risque de faire des ravages à la fin".

Le défi sera de bien se ravitailler. "C'est vrai, mais cela sera difficile", selon Van Avermaet. "Au Tour, quand il fait chaud, les porteurs d'eau s'occupent d'amener les bidons. Mais ce sera différent ici. Si on envoie quelqu'un vers la voiture pendant une bordure, on ne le reverra plus. C'est simple: si on est dans une bordure, on ne peut plus prendre de boissons, ni à la voiture, ni à la moto et ni auprès d'un soigneur le long de la route, car ça ira trop vite. J'envisage de prendre le départ avec un camel bag, de porter un gilet réfrigérant avant le départ et de porter des bracelets réfrigérants, tout ce qui peut aider à maintenir la température du corps sous contrôle. Dimanche, il faudra s'adapter".

Le Waeslandien ne croit pas à un sprint massif avec un gros peloton. "A cause de la chaleur, beaucoup de coureurs ne termineront pas. Cela dépendra beaucoup du déroulement de la course avant les circuits sur The Pearl. Là, nous devrons fatiguer les autres, mais ça dépendra aussi du vent. Espérons qu'il y en aura suffisamment pour que nous puissions durcir la course. Si tout le monde est épuisé, je pourrais peut-être tenter ma chance dans la finale".

- Un statut d'outsider -

GVA ne se voit pas parmi les favoris. "Je suis plutôt un outsider. Je n'attends pas grand-chose de ces Mondiaux, dont le parcours ne me convient pas trop. Mais qu'on ne se méprenne pas, je suis content d'être ici, je vais faire de mon mieux, je ne suis juste pas dingue de ce parcours. Je ne vois pas de côte où je pourrais attaquer. C'est comme ça, je ne me mets pas de pression. Je n'aurai rien à prouver dimanche".

Van Avermaet est-il encore frais ? "Je n'ai pas retrouvé ma super forme, mais c'est un peu le cas de tout le monde après une longue saison. Je me sens encore assez bien et je suis motivé. Mes résultats (victoire à Montréal, 2e place à Québec, 4e place à l'Eneco Tour, ndlr) ne sont pas mauvais. Peu de coureurs ont de meilleurs résultats. Je ne doute pas et me réjouis d'être dimanche".

Si cela se joue au sprint et que Boonen est toujours dans le coup, Van Avermaet est-il prêt à se mettre au service du champion du monde 2005 ? "Nous devons être honnêtes l'un envers l'autre, nous parler, voir qui est le plus frais, mais oui, je suis disposé à aider Tom. Clairement", répond Van Avermaet, qui n'est pas plus emballé que ça par l'idée d'organiser des Mondiaux au Qatar. "Nous savons depuis longtemps que les Mondiaux auraient lieu au Qatar. Il est trop tard pour se plaindre. C'est une décision de l'UCI. Faire une course ici en octobre n'est peut-être pas très sage. D'un autre côté, nous sommes encore chanceux. L'année dernière, il faisait encore plus chaud, 42/43 degrés, à cette période de l'année. Cela aurait donc pu être plus grave. Et oui, l'ambiance des Mondiaux nous manque un peu. D'habitude, on voit des supporters même pendant les reconnaissances. Ce n'est pas le cas ici", conclut Greg Van Avermaet.

Greg Van Avermaet et le reste de l'équipe belge se sont entraînés jeudi, sur l'archipel The Pearl et dans le désert, soit une sortie de 175 km, en environ 4 heures et demie. "Il fait chaud. On sent que la chaleur va jouer un rôle, c'est comme rouler dans une serre", dit le champion olympique. "Nous roulons souvent par de fortes chaleurs, mais 206 km, c'est un paquet de kilomètres en plus que d'habitude. J'insiste: raccourcir la course n'a aucun sens. Un championnat du monde, c'est 250 km. Mais j'avoue que j'ai un peu peur de cette chaleur, qui risque de faire des ravages à la fin". Le défi sera de bien se ravitailler. "C'est vrai, mais cela sera difficile", selon Van Avermaet. "Au Tour, quand il fait chaud, les porteurs d'eau s'occupent d'amener les bidons. Mais ce sera différent ici. Si on envoie quelqu'un vers la voiture pendant une bordure, on ne le reverra plus. C'est simple: si on est dans une bordure, on ne peut plus prendre de boissons, ni à la voiture, ni à la moto et ni auprès d'un soigneur le long de la route, car ça ira trop vite. J'envisage de prendre le départ avec un camel bag, de porter un gilet réfrigérant avant le départ et de porter des bracelets réfrigérants, tout ce qui peut aider à maintenir la température du corps sous contrôle. Dimanche, il faudra s'adapter". Le Waeslandien ne croit pas à un sprint massif avec un gros peloton. "A cause de la chaleur, beaucoup de coureurs ne termineront pas. Cela dépendra beaucoup du déroulement de la course avant les circuits sur The Pearl. Là, nous devrons fatiguer les autres, mais ça dépendra aussi du vent. Espérons qu'il y en aura suffisamment pour que nous puissions durcir la course. Si tout le monde est épuisé, je pourrais peut-être tenter ma chance dans la finale". - Un statut d'outsider - GVA ne se voit pas parmi les favoris. "Je suis plutôt un outsider. Je n'attends pas grand-chose de ces Mondiaux, dont le parcours ne me convient pas trop. Mais qu'on ne se méprenne pas, je suis content d'être ici, je vais faire de mon mieux, je ne suis juste pas dingue de ce parcours. Je ne vois pas de côte où je pourrais attaquer. C'est comme ça, je ne me mets pas de pression. Je n'aurai rien à prouver dimanche". Van Avermaet est-il encore frais ? "Je n'ai pas retrouvé ma super forme, mais c'est un peu le cas de tout le monde après une longue saison. Je me sens encore assez bien et je suis motivé. Mes résultats (victoire à Montréal, 2e place à Québec, 4e place à l'Eneco Tour, ndlr) ne sont pas mauvais. Peu de coureurs ont de meilleurs résultats. Je ne doute pas et me réjouis d'être dimanche". Si cela se joue au sprint et que Boonen est toujours dans le coup, Van Avermaet est-il prêt à se mettre au service du champion du monde 2005 ? "Nous devons être honnêtes l'un envers l'autre, nous parler, voir qui est le plus frais, mais oui, je suis disposé à aider Tom. Clairement", répond Van Avermaet, qui n'est pas plus emballé que ça par l'idée d'organiser des Mondiaux au Qatar. "Nous savons depuis longtemps que les Mondiaux auraient lieu au Qatar. Il est trop tard pour se plaindre. C'est une décision de l'UCI. Faire une course ici en octobre n'est peut-être pas très sage. D'un autre côté, nous sommes encore chanceux. L'année dernière, il faisait encore plus chaud, 42/43 degrés, à cette période de l'année. Cela aurait donc pu être plus grave. Et oui, l'ambiance des Mondiaux nous manque un peu. D'habitude, on voit des supporters même pendant les reconnaissances. Ce n'est pas le cas ici", conclut Greg Van Avermaet.