Greg Van Avermaet a été désigné, avec Philippe Gilbert, chef de file par Rik Verbrugghe, pour la Belgique. Le champion olympique rêve de devenir champion du monde pour la première fois, mais ne veut en aucun cas dynamiter la course. "Économiser son énergie, ce sera le plus important", a estimé Greg Van Avermaet lors d'un point presse jeudi en Angleterre. "Sur une course aussi longue, il faut rester hors des zones dangereuses toute la journée. Il faut se préparer aussi mentalement à ce qu'il pleuve toute la journée. Ce sera une course de 285 km et dans ces circonstances, tout est envisageable. Tous les scénarios sont possibles. Si tu n'as qu'un seul plan en tête, il peut tomber à l'eau après 20 km déjà."

Vainqueur à Montréal il y a quinze jours (et 3e deux jours plus tôt à Québec), Greg Van Avermaet se dit en forme et apprécie le parcours. "Si j'avais eu à le dessiner, cela aurait été presque celui-là", estime même le Flandrien. "Il se rapproche de celui de Richmond, mon parcours favori. C'est un beau parcours, classique, et la distance me convient. J'aime les courtes montées et un parcours technique".

Les Belges ne sont pas les seuls à briguer le maillot arc-en-ciel et le Néerlandais Mathieu van der Poel pourrait venir contrecarrer leurs plans. "Il faudra courir en équipe", prédit Van Avermaet. "Ce sera notre force, puis voir qui est encore dans le final et comment chacun se sent. On part avec un noyau élargi, mais je pense qu'après 260 km, tout le monde ne sera plus aussi frais. Personne ne peut être certain de son état en fin de course, ni moi, ni Mathieu".