Parti dès le 15e km avec 14 autres coureurs, Rubiano s'est isolé dans la dernière côte répertoriée de 3e catégorie, le Montegranaro, pour s'imposer en solitaire sur la côte adriatique, où l'Italien Adriano Malori (Lampre) s'est emparé du maillot rose de leader.

Dans la bonne échappée matinale, outre Rubiano, Malori et douze autres coureurs, on notait la présence de Jens Keukeleire (GreenEDGE). Mais après s'être forgé un avantage de plus de 8 minutes sur le peloton, une chute du Néerlandais Van Winden, provoquée par une crevaison, entraînait avec lui trois autres échappés, dont notre compatriote, laissant onze leaders à l'avant après moins de 100 km de course.

Passant en tête de chaque difficulté de cette première étape de moyenne montagne, avec au menu une côte de 2e catégorie et trois de 3e catégorie, Rubiano, nouveau meilleur grimpeur du Giro, n'attendait pas les quatre autres rescapés de l'échappée initiale au sommet du Montegranaro, à une trentaine de km de l'arrivée. A l'arrière le maillot rose Ramunas Navardauskas, à l'élastique sur chaque montée, passait à la trappe.

Parmi les quatre poursuivants de Rubiano, Malori maillot rose virtuel durant toute l'étape, a confirmé ce statut en prenant les bonifications pour la 2e place, à 1:09 du vainqueur, devançant au sprint le Polonais Michal Golas et l'Ukrainien Alexandr Dyachenko. Le Sud-Africain Daryl Impey se montrait lui le plus rapide du peloton, à 1:50.

Au général, Malori compte 15 secondes d'avance sur Golas (Omega Pharma-Qucik.Step) et 17 sur le Canadien Ryder Hesjedal (Garmin).

Sportfootmagazine.be, avec Belga