A quelques jours d'un Tour de Lombardie qu'il a remporté à deux reprises (1971 et 1972), Eddy Merckx était interrogé par la Gazzetta dello Sport ce mercredi. Dans les célèbres pages roses, le Cannibale a donné ses prédictions pour la classique des feuilles mortes, est revenu sur le triomphe de Sonny Colbrelli sur le vélodrome de Roubaix et a évidemment abordé l'échec belge au Mondial de Louvain ainsi que le cas d'unRemco Evenepoel avec lequel cela n'a pas toujours été le grand amour ces derniers mois. Et le roi Eddy n'hésite jamais à dégainer la sulfateuse au moment de distribuer les bons et les mauvais points.

Ce samedi, le quintuple vainqueur du Tour de France voit un certain Tadej Pogacar lever les bras sur les hauteurs de Bergame. Le Slovène, peu en vue depuis sa victoire sur la Grande Boucle à l'exception de sa médaille de bronze à Tokyo, a pris la troisième place des Trois vallées Varésines ce mardi derrière Alessandro De Marchi et son coéquipier Davide Formolo. Il a sans doute levé les quelques doutes qui pesaient sur sa condition physique après son abandon samedi lors du Tour d'Emilie remporté par son compatriote et rival Primoz Roglic qui n'est en revanche pas cité par l'ogre de Tervueren.

A côté du prodige slovène de 22 ans, Merckx pointe plutôt le nom d'un autre double vainqueur en Lombardie, tout comme lui, Vincenzo Nibali (en 2015 et 2017). Alors qu'il rejoindra la formation Astana la saison prochaine, le Requin de Messine a remporté ses deux premiers succès pour l'équipe Trek (une étape et le classement final) dans son Tour de Sicile. Et malgré les piques qu'ils se sont échangés ces derniers mois, le Cannibale n'oublie pas de citer Remco Evenepoel. "Selon moi, Evenepoel voudra marquer un grand coup en Lombardie et je pense que cela pourrait bien être son jour ce samedi".

"Une tactique infâme des Belges", "Personne n'est Superman"

Mais c'était avant avant de remettre un autre coup derrière la tête du jeune loup de Scheepdaal et de critiquer ouvertement la tactique de l'équipe belge adoptée lors des Mondiaux de Louvain. "La tactique infâme de la Belgique a causé sa perte, notamment en faisant attaquer Evenepoel de loin sans raison. L'équipe a déçu et personne n'était là au moment décisif. Un flop total.", a tranché dans le vif celui qui avait l'habitude d'éparpiller ses adversaires sur les routes lors de sa carrière."Wout Van Aert ne s'est pas encore remis de cette désillusion, cela s'est vu à Roubaix. Personne n'est Superman", a poursuivi Eddy Merckx qui en a profité pour féliciter Sonny Colbrelli pour sa victoire boueuse sur les pavés du Nord de la France. "Celui qui est surpris ne le connaît pas. J'avais déjà pensé que la façon dont il était resté dans la roue d'Evenepoel lors du dernier championnat d'Europe était forte. Et aux championnats du monde, il aurait pu gagner une médaille aussi, mais son équipe l'a un peu laissé tomber.", estime le roi Eddy à propos du successeur italien d'Andrea Tafi (1999) au palmarès de Paris-Roubaix.

"On va encore entendre parler de Florian Vermeersch"

Eddy Merckx n'a pas oublié de revenir sur la prestation de deux autres coureurs qui auront marqué de leur empreinte cette édition épique de l'Enfer du Nord. A commencer par Florian Vermeersch: "Nous allons beaucoup entendre parler de ce garçon" avant d'aborder le cas de Gianni Moscon, pas vraiment verni ce dimanche et qui devrait s'aligner au départ à Côme ce samedi. "Sans ce pneu crevé, je pense qu'il aurait gagné le Paris-Roubaix. Qu'il veuille tenter sa chance en Lombardie une semaine plus tard est difficile. On peut gagner ces deux classiques en une saison, mais il faut les espacer de quelques mois."

A quelques jours d'un Tour de Lombardie qu'il a remporté à deux reprises (1971 et 1972), Eddy Merckx était interrogé par la Gazzetta dello Sport ce mercredi. Dans les célèbres pages roses, le Cannibale a donné ses prédictions pour la classique des feuilles mortes, est revenu sur le triomphe de Sonny Colbrelli sur le vélodrome de Roubaix et a évidemment abordé l'échec belge au Mondial de Louvain ainsi que le cas d'unRemco Evenepoel avec lequel cela n'a pas toujours été le grand amour ces derniers mois. Et le roi Eddy n'hésite jamais à dégainer la sulfateuse au moment de distribuer les bons et les mauvais points.Ce samedi, le quintuple vainqueur du Tour de France voit un certain Tadej Pogacar lever les bras sur les hauteurs de Bergame. Le Slovène, peu en vue depuis sa victoire sur la Grande Boucle à l'exception de sa médaille de bronze à Tokyo, a pris la troisième place des Trois vallées Varésines ce mardi derrière Alessandro De Marchi et son coéquipier Davide Formolo. Il a sans doute levé les quelques doutes qui pesaient sur sa condition physique après son abandon samedi lors du Tour d'Emilie remporté par son compatriote et rival Primoz Roglic qui n'est en revanche pas cité par l'ogre de Tervueren. A côté du prodige slovène de 22 ans, Merckx pointe plutôt le nom d'un autre double vainqueur en Lombardie, tout comme lui, Vincenzo Nibali (en 2015 et 2017). Alors qu'il rejoindra la formation Astana la saison prochaine, le Requin de Messine a remporté ses deux premiers succès pour l'équipe Trek (une étape et le classement final) dans son Tour de Sicile. Et malgré les piques qu'ils se sont échangés ces derniers mois, le Cannibale n'oublie pas de citer Remco Evenepoel. "Selon moi, Evenepoel voudra marquer un grand coup en Lombardie et je pense que cela pourrait bien être son jour ce samedi".Mais c'était avant avant de remettre un autre coup derrière la tête du jeune loup de Scheepdaal et de critiquer ouvertement la tactique de l'équipe belge adoptée lors des Mondiaux de Louvain. "La tactique infâme de la Belgique a causé sa perte, notamment en faisant attaquer Evenepoel de loin sans raison. L'équipe a déçu et personne n'était là au moment décisif. Un flop total.", a tranché dans le vif celui qui avait l'habitude d'éparpiller ses adversaires sur les routes lors de sa carrière."Wout Van Aert ne s'est pas encore remis de cette désillusion, cela s'est vu à Roubaix. Personne n'est Superman", a poursuivi Eddy Merckx qui en a profité pour féliciter Sonny Colbrelli pour sa victoire boueuse sur les pavés du Nord de la France. "Celui qui est surpris ne le connaît pas. J'avais déjà pensé que la façon dont il était resté dans la roue d'Evenepoel lors du dernier championnat d'Europe était forte. Et aux championnats du monde, il aurait pu gagner une médaille aussi, mais son équipe l'a un peu laissé tomber.", estime le roi Eddy à propos du successeur italien d'Andrea Tafi (1999) au palmarès de Paris-Roubaix.Eddy Merckx n'a pas oublié de revenir sur la prestation de deux autres coureurs qui auront marqué de leur empreinte cette édition épique de l'Enfer du Nord. A commencer par Florian Vermeersch: "Nous allons beaucoup entendre parler de ce garçon" avant d'aborder le cas de Gianni Moscon, pas vraiment verni ce dimanche et qui devrait s'aligner au départ à Côme ce samedi. "Sans ce pneu crevé, je pense qu'il aurait gagné le Paris-Roubaix. Qu'il veuille tenter sa chance en Lombardie une semaine plus tard est difficile. On peut gagner ces deux classiques en une saison, mais il faut les espacer de quelques mois."