Dylan Teuns à propos...

...de ses 20 jours exceptionnels à l'été 2017 (il a deux étapes et le classement final du Tour de Wallonie, une étape et le classement final du Tour de Pologne, ainsi que deux étapes et le classement final de l'Arctic Race of Norway, ndlr) : "J'étais pro depuis deux ans et demi, et je n'avais encore rien gagné, si ce n'est un contre-la-montre par équipes dans lequel j'avais peu de mérite. Cela commençait à m'énerver. Je voulais gagner mais, aujourd'hui encore, je suis étonné d'avoir mis fin à cette spirale de façon aussi abrupte : huit victoires en vingt jours, c'est à peine croyable. Il y a de fortes chances que je n'établisse plus jamais une telle série. Vous savez ce qui m'a vraiment fait du bien? Mon premier stage en altitude, juste avant le Tour de Wallonie. Aujourd'hui, je me dis que c'est ça qui a tout déclenché."

...de son nouveau statut : "Un leader ? Pas encore à 100 %. L'équipe jouera ma carte entre la Flèche brabançonne et Liège-Bastogne-Liège mais le but n'est pas de tout gagner. Il faut rester les pieds sur terre."

...de sa course préférée : "Question difficile. Liège-Bastogne-Liège est plus prestigieuse que la Flèche Wallonne mais je préfère cette dernière. L'an dernier, je me suis classé troisième au sommet du Mur de Huy. Un très bon résultat au plus haut niveau. Pour les observateurs, c'est peut-être monotone mais pour un coureur, c'est super stressant. La Flèche Wallonne, c'est serré, la pression ne fait qu'augmenter et on n'a pas le droit de se déconcentrer un seul instant. Dans les plaines, le vent transforme la course en champ de bataille. Dans chaque village, lors de chaque rétrécissement de chaussée, il faut se battre pour être bien placé. Avant le Mur de Huy, la moitié du peloton est déjà en difficulté et dans le Mur... 19 %, je ne dois pas vous faire un dessin. C'est très intense mais à la télévision, ça ne se ressent pas. Ce genre de course me convient et ce genre d'arrivée aussi mais il y en a un qui est encore plus fort: au cours des quatre dernières années, Alejandro Valverde était imbattable à Huy. Je suppose quand même que ça ne va pas durer éternellement (il rit). Un jour, l'âge lui jouera des tours."

...du cas de dopage (Samuel Sanchez, ndlr) dans son équipe : "J'ai beaucoup couru avec lui et je n'ai jamais rien remarqué. Il n'avait pas été bon lors des classiques et je sentais bien qu'il était frustré. Il était sur le point de prendre sa retraite et je pense que son rêve était de partir sur un coup d'éclat lors de la Vuelta. Je ne connais pas ses motivations. En tout cas, c'était particulièrement stupide. Même s'il avait terminé trentième de la Vuelta, sa carrière était réussie depuis longtemps. Maintenant, il y a une grosse tache. J'ai roulé avec lui en Espagne et je peux vous dire que là-bas, Samuel Sánchez, ex-champion olympique, c'est un dieu. Mais qu'en reste-t-il?"

Par Jef Van Baelen

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Dylan Teuns dans votre Sport/Foot Magazine

Dylan Teuns à propos......de ses 20 jours exceptionnels à l'été 2017 (il a deux étapes et le classement final du Tour de Wallonie, une étape et le classement final du Tour de Pologne, ainsi que deux étapes et le classement final de l'Arctic Race of Norway, ndlr) : "J'étais pro depuis deux ans et demi, et je n'avais encore rien gagné, si ce n'est un contre-la-montre par équipes dans lequel j'avais peu de mérite. Cela commençait à m'énerver. Je voulais gagner mais, aujourd'hui encore, je suis étonné d'avoir mis fin à cette spirale de façon aussi abrupte : huit victoires en vingt jours, c'est à peine croyable. Il y a de fortes chances que je n'établisse plus jamais une telle série. Vous savez ce qui m'a vraiment fait du bien? Mon premier stage en altitude, juste avant le Tour de Wallonie. Aujourd'hui, je me dis que c'est ça qui a tout déclenché."...de son nouveau statut : "Un leader ? Pas encore à 100 %. L'équipe jouera ma carte entre la Flèche brabançonne et Liège-Bastogne-Liège mais le but n'est pas de tout gagner. Il faut rester les pieds sur terre."...de sa course préférée : "Question difficile. Liège-Bastogne-Liège est plus prestigieuse que la Flèche Wallonne mais je préfère cette dernière. L'an dernier, je me suis classé troisième au sommet du Mur de Huy. Un très bon résultat au plus haut niveau. Pour les observateurs, c'est peut-être monotone mais pour un coureur, c'est super stressant. La Flèche Wallonne, c'est serré, la pression ne fait qu'augmenter et on n'a pas le droit de se déconcentrer un seul instant. Dans les plaines, le vent transforme la course en champ de bataille. Dans chaque village, lors de chaque rétrécissement de chaussée, il faut se battre pour être bien placé. Avant le Mur de Huy, la moitié du peloton est déjà en difficulté et dans le Mur... 19 %, je ne dois pas vous faire un dessin. C'est très intense mais à la télévision, ça ne se ressent pas. Ce genre de course me convient et ce genre d'arrivée aussi mais il y en a un qui est encore plus fort: au cours des quatre dernières années, Alejandro Valverde était imbattable à Huy. Je suppose quand même que ça ne va pas durer éternellement (il rit). Un jour, l'âge lui jouera des tours."...du cas de dopage (Samuel Sanchez, ndlr) dans son équipe : "J'ai beaucoup couru avec lui et je n'ai jamais rien remarqué. Il n'avait pas été bon lors des classiques et je sentais bien qu'il était frustré. Il était sur le point de prendre sa retraite et je pense que son rêve était de partir sur un coup d'éclat lors de la Vuelta. Je ne connais pas ses motivations. En tout cas, c'était particulièrement stupide. Même s'il avait terminé trentième de la Vuelta, sa carrière était réussie depuis longtemps. Maintenant, il y a une grosse tache. J'ai roulé avec lui en Espagne et je peux vous dire que là-bas, Samuel Sánchez, ex-champion olympique, c'est un dieu. Mais qu'en reste-t-il?"Par Jef Van BaelenRetrouvez l'intégralité de l'interview de Dylan Teuns dans votre Sport/Foot Magazine