L'entretien, qui doit durer 90 minutes, sera diffusé de 03h00 à 4h30sur la chaîne OWN (Oprah Winfrey Network) et sur internet en direct (oprah.com). L'ancien champion sera interrogé chez lui, dans sa maison d'Austin, au Texas. Dans cette même maison où Lance Armstrong, nouvelle provocation, avait posé sur Twitter, tranquillement allongé sans son canapé, le 10 novembre, devant ses 7 maillots jaunes encadré aux murs.

Coïncidence ? Vendredi, le New York Times annonçait que le coureur texan pourrait enfin passer aux aveux concernant le "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport" dénoncé par l'Agence américaine antidopage (Usada) en octobre.

Si Lance Armstrong s'est toujours refusé à avouer et conserve encore des soutiens indéfectibles, comme l'Espagnol Miguel Indurain, quintuple vainqueur du Tour, il pourrait avoir changé de stratégie, comme l'a avancé le New York Times.

Risques de poursuites judiciaires

Selon le quotidien, qui ne cite pas de sources, le Texan de 41 ans aurait confié à des proches et des acteurs de la lutte antidopage vouloir avouer publiquement ses fautes pour obtenir la levée par les autorités antidopage de sa radiation à vie. Une sanction qui lui interdit notamment de participer à la moindre compétition de triathlon, le sport de sa jeunesse, dans lequel il s'était replongé avec succès après l'arrêt de sa carrière cycliste.

Armstrong aurait discuté avec Travis Tygart, le président de l'Usada, et chercherait à rencontrer David Howman, le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), selon le NYT.

Une certitude : Armstrong n'a pas fait appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne, en Suisse, de la sanction de l'Union cycliste internationale (UCI) qui a effacé la totalité de son palmarès depuis le 1-er août 1998 et l'a radié à vie du cyclisme. Et depuis le 27 décembre à minuit cette sanction est devenue irréversible.

Des aveux télévisés, sur le plateau de Oprah Winfrey, seraient cependant risqués pour Armstrong, menacé de poursuites judiciaires pour parjure ou fraude, selon Peter Keane, professeur de droit à la Golden Gate University (Californie).

Sur les traces de Marion Jones

"Le gouvernement a peut-être un cas de parjure très solide à plaider car nombre de ses équipiers ont témoigné sous serment l'avoir vu se doper", avait souligné Peter Keane auprès de l'AFP en octobre. Un tel délit est passible de prison (jusqu'à 30 ans) et d'une forte amende (jusqu'à 1,5 million de dollars d'amende). En cas de condamnation, le coureur américain rejoindrait au palmarès judiciaire l'athlète Marion Jones, elle aussi épinglée pour parjure, contrainte de passer six mois derrière les barreaux en 2008.

C'est surtout sur ce plan que Lance Armstrong prendrait des risques à avouer subitement. A moins qu'il n'ait passé un accord avec la justice américaine, en échange de son témoignage.

Car financièrement le Texan ne craint pas grand-chose. Certes, l'hebdomadaire britannique The Sunday Times lui réclame 1,2 million d'euros, la société d'assurances SCA Promotions voudrait récupérer les 7,5 millions de dollars (5,8 millions d'euros) qu'elle avait dû lui verser en 2006, et le Tour de France a demandé qu'il rembourse ses primes gagnées sur la Grande Boucle, d'un montant de près de 2,9 millions d'euros.

Mais l'ancien "patron" du peloton est l'abri, et il pourrait facilement régler ces factures, avec une fortune estimée à 96 millions d'euros.

L'entretien, qui doit durer 90 minutes, sera diffusé de 03h00 à 4h30sur la chaîne OWN (Oprah Winfrey Network) et sur internet en direct (oprah.com). L'ancien champion sera interrogé chez lui, dans sa maison d'Austin, au Texas. Dans cette même maison où Lance Armstrong, nouvelle provocation, avait posé sur Twitter, tranquillement allongé sans son canapé, le 10 novembre, devant ses 7 maillots jaunes encadré aux murs. Coïncidence ? Vendredi, le New York Times annonçait que le coureur texan pourrait enfin passer aux aveux concernant le "programme de dopage le plus sophistiqué jamais vu dans l'histoire du sport" dénoncé par l'Agence américaine antidopage (Usada) en octobre. Si Lance Armstrong s'est toujours refusé à avouer et conserve encore des soutiens indéfectibles, comme l'Espagnol Miguel Indurain, quintuple vainqueur du Tour, il pourrait avoir changé de stratégie, comme l'a avancé le New York Times.Risques de poursuites judiciairesSelon le quotidien, qui ne cite pas de sources, le Texan de 41 ans aurait confié à des proches et des acteurs de la lutte antidopage vouloir avouer publiquement ses fautes pour obtenir la levée par les autorités antidopage de sa radiation à vie. Une sanction qui lui interdit notamment de participer à la moindre compétition de triathlon, le sport de sa jeunesse, dans lequel il s'était replongé avec succès après l'arrêt de sa carrière cycliste. Armstrong aurait discuté avec Travis Tygart, le président de l'Usada, et chercherait à rencontrer David Howman, le président de l'Agence mondiale antidopage (AMA), selon le NYT. Une certitude : Armstrong n'a pas fait appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne, en Suisse, de la sanction de l'Union cycliste internationale (UCI) qui a effacé la totalité de son palmarès depuis le 1-er août 1998 et l'a radié à vie du cyclisme. Et depuis le 27 décembre à minuit cette sanction est devenue irréversible. Des aveux télévisés, sur le plateau de Oprah Winfrey, seraient cependant risqués pour Armstrong, menacé de poursuites judiciaires pour parjure ou fraude, selon Peter Keane, professeur de droit à la Golden Gate University (Californie).Sur les traces de Marion Jones"Le gouvernement a peut-être un cas de parjure très solide à plaider car nombre de ses équipiers ont témoigné sous serment l'avoir vu se doper", avait souligné Peter Keane auprès de l'AFP en octobre. Un tel délit est passible de prison (jusqu'à 30 ans) et d'une forte amende (jusqu'à 1,5 million de dollars d'amende). En cas de condamnation, le coureur américain rejoindrait au palmarès judiciaire l'athlète Marion Jones, elle aussi épinglée pour parjure, contrainte de passer six mois derrière les barreaux en 2008. C'est surtout sur ce plan que Lance Armstrong prendrait des risques à avouer subitement. A moins qu'il n'ait passé un accord avec la justice américaine, en échange de son témoignage. Car financièrement le Texan ne craint pas grand-chose. Certes, l'hebdomadaire britannique The Sunday Times lui réclame 1,2 million d'euros, la société d'assurances SCA Promotions voudrait récupérer les 7,5 millions de dollars (5,8 millions d'euros) qu'elle avait dû lui verser en 2006, et le Tour de France a demandé qu'il rembourse ses primes gagnées sur la Grande Boucle, d'un montant de près de 2,9 millions d'euros. Mais l'ancien "patron" du peloton est l'abri, et il pourrait facilement régler ces factures, avec une fortune estimée à 96 millions d'euros.