Le quotidien sportif italien rapporte les premiers éléments d'une enquête de justice menée depuis deux ans par le procureur de Padoue, Italie. "C'est l'enquête sur le dopage la plus étendue dans l'histoire du sport, bien supérieure à l'Operation Puerto", écrit sans ambages la Gazzetta.

Cette enquête, qui pourrait s'achever à la fin du mois, selon La Gazzetta, met à jour l'existence d'un réseau de dopage, de contrebande, de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale mis sur pied par Michele Ferrari lui-même, avec l'aide de son fils, Stefano, et qui aurait brassé 30 millions d'euros.

Benedetto Roberti, le procureur de Padoue, avait déjà permis d'enclencher l'ouverture de l'enquête de l'USADA à l'encontre de Lance Armstrong. "En suivant cette piste, Roberti a ouvert une boite de Pandore bien plus grande. Une enquête qui pourrait aboutir à un tsunami", prédit le journal italien.

Ce vaste réseau comporterait des ramifications à Monaco, en Suisse et en Espagne, en Amérique du Sud et pour base un appartement que louait Ferrari à Saint-Moritz, où seraient passés des dizaines de cyclistes mais aussi d'autres sportifs comme le marcheur italien Alex Schwazer, contrôlé à l'EPO juste avant les JO de Londres, des biathlètes et des triathlètes. Entre autres combines, l'assurance d'une couverture légale en cas de contrôle positif, et un système qui permettrait de contourner les règles de l'UCI en édictant des contrats d'images parallèles, aux montants bien plus importants.

Des coureurs et plusieurs directeurs sportifs seraient concernés par ce système. La Gazzetta cite même les noms de Michele Scarponi, Denis Menchov, Alexandr Kolobnev, Vladimir Gusev, Vladimir Karpets, Mikhaïl Ignatiev, Evgeni Petrov, Alberto Ongarato ou Franco Pellizotti. Mais des équipes entières en auraient également bénéficié : Astana et RadioShack sont nommées.

Ferrari : "aucune preuve de dopage dans les équipes d'Armstrong"

Mercredi, Michele Ferrari écrivait sur le site internet de son fils Stefano, 53x12.com, consacré à la préparation physique des sportifs, qu'il n'y a "aucune preuve" contre lui. "Le lourd dossier de l'Usada ne contient aucune preuve objective de pratiques ni conduites dopantes dans les équipes d'Armstrong par le passé".

Banni le 10 juillet 2012 par l'Usada en même temps que deux autres collaborateurs d'Armstrong dans l'équipe US Postal, le docteur Luis Garcia del Moral et l'entraîneur "Pepe" Marti, Michele Ferrari répond en 9 points au dossier dont il dit avoir "finalement pris connaissance". Il est accusé d'avoir personnellement administré de l'EPO à des coureurs des équipes US Postal et Discovery Channel dans les années 1998 à 2007.

Il conteste notamment les témoignages de six anciens équipiers du septuple vainqueur du Tour de France: "Landis, Hamilton, Vandevelde, Hincapie, Leipheimer et Danielson". Le Docteur Ferrari parle à leur propos de "fausses déclarations", soulignant qu'aucun "n'évoque jamais la présence d'un autre témoin" pendant qu'ils affirment s'être dopés avec son aide.

Il conteste également avoir collaboré en 2005 à Tenerife avec Armstrong, ce qui lui est reproché dans le dossier de l'Usada. "Je nie avoir eu une relation professionnelle avec Armstrong", dit à ce propos Ferrari, expliquant que "le groupe d'Armstrong s'entraînait près de la mer alors que moi, avec mes coureurs, j'étais au sommet du Teide, en altitude", mais "je n'exclus pas que nous ayons pu nous croiser sur les routes de l'île".

Ferrari a été condamné en première instance en 2004 pour exercice abusif de la profession de pharmacien, puis blanchi en appel au printemps 2006.

Sportfootmagazine.be, avec Belga

Le quotidien sportif italien rapporte les premiers éléments d'une enquête de justice menée depuis deux ans par le procureur de Padoue, Italie. "C'est l'enquête sur le dopage la plus étendue dans l'histoire du sport, bien supérieure à l'Operation Puerto", écrit sans ambages la Gazzetta. Cette enquête, qui pourrait s'achever à la fin du mois, selon La Gazzetta, met à jour l'existence d'un réseau de dopage, de contrebande, de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale mis sur pied par Michele Ferrari lui-même, avec l'aide de son fils, Stefano, et qui aurait brassé 30 millions d'euros. Benedetto Roberti, le procureur de Padoue, avait déjà permis d'enclencher l'ouverture de l'enquête de l'USADA à l'encontre de Lance Armstrong. "En suivant cette piste, Roberti a ouvert une boite de Pandore bien plus grande. Une enquête qui pourrait aboutir à un tsunami", prédit le journal italien. Ce vaste réseau comporterait des ramifications à Monaco, en Suisse et en Espagne, en Amérique du Sud et pour base un appartement que louait Ferrari à Saint-Moritz, où seraient passés des dizaines de cyclistes mais aussi d'autres sportifs comme le marcheur italien Alex Schwazer, contrôlé à l'EPO juste avant les JO de Londres, des biathlètes et des triathlètes. Entre autres combines, l'assurance d'une couverture légale en cas de contrôle positif, et un système qui permettrait de contourner les règles de l'UCI en édictant des contrats d'images parallèles, aux montants bien plus importants. Des coureurs et plusieurs directeurs sportifs seraient concernés par ce système. La Gazzetta cite même les noms de Michele Scarponi, Denis Menchov, Alexandr Kolobnev, Vladimir Gusev, Vladimir Karpets, Mikhaïl Ignatiev, Evgeni Petrov, Alberto Ongarato ou Franco Pellizotti. Mais des équipes entières en auraient également bénéficié : Astana et RadioShack sont nommées. Ferrari : "aucune preuve de dopage dans les équipes d'Armstrong" Mercredi, Michele Ferrari écrivait sur le site internet de son fils Stefano, 53x12.com, consacré à la préparation physique des sportifs, qu'il n'y a "aucune preuve" contre lui. "Le lourd dossier de l'Usada ne contient aucune preuve objective de pratiques ni conduites dopantes dans les équipes d'Armstrong par le passé". Banni le 10 juillet 2012 par l'Usada en même temps que deux autres collaborateurs d'Armstrong dans l'équipe US Postal, le docteur Luis Garcia del Moral et l'entraîneur "Pepe" Marti, Michele Ferrari répond en 9 points au dossier dont il dit avoir "finalement pris connaissance". Il est accusé d'avoir personnellement administré de l'EPO à des coureurs des équipes US Postal et Discovery Channel dans les années 1998 à 2007. Il conteste notamment les témoignages de six anciens équipiers du septuple vainqueur du Tour de France: "Landis, Hamilton, Vandevelde, Hincapie, Leipheimer et Danielson". Le Docteur Ferrari parle à leur propos de "fausses déclarations", soulignant qu'aucun "n'évoque jamais la présence d'un autre témoin" pendant qu'ils affirment s'être dopés avec son aide. Il conteste également avoir collaboré en 2005 à Tenerife avec Armstrong, ce qui lui est reproché dans le dossier de l'Usada. "Je nie avoir eu une relation professionnelle avec Armstrong", dit à ce propos Ferrari, expliquant que "le groupe d'Armstrong s'entraînait près de la mer alors que moi, avec mes coureurs, j'étais au sommet du Teide, en altitude", mais "je n'exclus pas que nous ayons pu nous croiser sur les routes de l'île". Ferrari a été condamné en première instance en 2004 pour exercice abusif de la profession de pharmacien, puis blanchi en appel au printemps 2006. Sportfootmagazine.be, avec Belga