La célèbre animatrice américaine Oprah Winfrey a confié qu'Armstrong avait confessé son passé de dopé, lundi lors de l'enregistrement de leur face-à-face, mais sans détailler les mots employés par le Texan de 41 ans.

'Oprah', dont beaucoup doutent qu'elle ait su pousser son invité dans ses retranchements, a expliqué qu'un Armstrong "avenant" avait répondu aux questions que "les gens se posent à travers le monde" et s'est déclarée "surprise" par la manière dont l'ancien cycliste avait avoué devant sa caméra. "Les gens détermineront eux-mêmes s'il était contrit ou pas", a-t-elle dit.

Selon une source anonyme citée mercredi par le New York Times, Armstrong a "versé des larmes" durant l'enregistrement, alors que d'après une source anonyme du New York Daily News, le Texan ne s'est pas montré repentant mais a concédé qu'il avait tenté de dénigrer des personnes qui refusaient de fermer les yeux.

L'Américain s'est expliqué si longuement -2h30- dans un hôtel d'Austin (Texas), la ville où il réside, que la production a décidé d'étaler la diffusion sur deux soirées, jeudi et vendredi à 21H00 (vendredi et samedi à 03H00 belges), sur la chaîne de l'animatrice (OWN) aux Etats-Unis et sur son site internet (oprah.com).

Il s'agit de la première interview d'Armstrong depuis qu'il a été privé en octobre de ses sept victoires sur le Tour de France (1999-2005) et radié à vie.

En fonction de la teneur de sa confession, Armstrong s'expose à des risques de poursuites qui pourraient lui coûter cher. Sommé de rendre ses primes de victoire, menacé de deux procès au civil pour des sommes qui au total dépasseraient 10 millions d'euros, l'Américain pourrait être assailli par d'anciens parraineurs estimant avoir été dupés.

Mais des experts estiment qu'Armstrong, dont la fortune flirterait avec les 100 millions d'euros, a peut-être déjà conclu des accords à l'amiable, notamment avec le gouvernement américain pour éviter des poursuites pénales.

Christian Prudhomme : "Nul n'aurait imaginé des aveux publics"

En tous cas, "nul n'aurait imaginé des aveux publics", a estimé le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme. "Je ne vais pas faire de scénario-fiction, je ne sais pas plus que vous ce qu'il va dire."

"Nul n'aurait imaginé il y a seulement quelques semaines que Lance Armstrong passerait aux aveux publiquement, qu'il avouerait publiquement s'être dopé. Ça va être évidemment quelque chose de très marquant, mais je ne peux pas en dire plus, je n'en sais pas plus que vous", a ajouté le directeur du Tour.

"Pour nous, Lance Armstrong c'est déjà du passé", a toutefois estimé Christian Prudhomme, qui avait pris position l'an dernier sur le "blanchiment" du palmarès du Tour à l'époque Armstrong, de 1999 à 2005, avant la décision allant en ce sens de l'Union cycliste internationale (UCI).

Le directeur du Tour a insisté sur le travail à faire pour l'avenir. En ajoutant : "Ce qui est certain, c'est qu'il faut aller au bout."

Armstrong pourrait perdre sa médaille de bronze olympique

Si Lance Armstrong reconnaît bien s'être dopé, lors de l'interview, il devra rendre sa médaille de bronze de l'épreuve olympique de cyclisme contre-la-montre remportée aux Jeux de Sydney en 2000. Le directeur de la communication du Comité International Olympique, Mark Adams, a confirmé cette décision, ce jeudi au quotidien USA Today.

"Si Armstrong reconnaît avoir triché, nous lui demanderons de rendre sa médaille, comme nous le ferions avec tout athlète", a précisé Adams. Armstrong avait pris la 3e place du contre-la-montre en Australie, à 34 secondes du Russe Viatcheslav Ekimov (or) et à 26 de l'Allemand Jan Ullrich (argent).

Sa médaille pourrait revenir à l'Espagnol Abraham Olano qui avait terminé 4e à 13 secondes du Texan.

La célèbre animatrice américaine Oprah Winfrey a confié qu'Armstrong avait confessé son passé de dopé, lundi lors de l'enregistrement de leur face-à-face, mais sans détailler les mots employés par le Texan de 41 ans. 'Oprah', dont beaucoup doutent qu'elle ait su pousser son invité dans ses retranchements, a expliqué qu'un Armstrong "avenant" avait répondu aux questions que "les gens se posent à travers le monde" et s'est déclarée "surprise" par la manière dont l'ancien cycliste avait avoué devant sa caméra. "Les gens détermineront eux-mêmes s'il était contrit ou pas", a-t-elle dit. Selon une source anonyme citée mercredi par le New York Times, Armstrong a "versé des larmes" durant l'enregistrement, alors que d'après une source anonyme du New York Daily News, le Texan ne s'est pas montré repentant mais a concédé qu'il avait tenté de dénigrer des personnes qui refusaient de fermer les yeux. L'Américain s'est expliqué si longuement -2h30- dans un hôtel d'Austin (Texas), la ville où il réside, que la production a décidé d'étaler la diffusion sur deux soirées, jeudi et vendredi à 21H00 (vendredi et samedi à 03H00 belges), sur la chaîne de l'animatrice (OWN) aux Etats-Unis et sur son site internet (oprah.com). Il s'agit de la première interview d'Armstrong depuis qu'il a été privé en octobre de ses sept victoires sur le Tour de France (1999-2005) et radié à vie. En fonction de la teneur de sa confession, Armstrong s'expose à des risques de poursuites qui pourraient lui coûter cher. Sommé de rendre ses primes de victoire, menacé de deux procès au civil pour des sommes qui au total dépasseraient 10 millions d'euros, l'Américain pourrait être assailli par d'anciens parraineurs estimant avoir été dupés. Mais des experts estiment qu'Armstrong, dont la fortune flirterait avec les 100 millions d'euros, a peut-être déjà conclu des accords à l'amiable, notamment avec le gouvernement américain pour éviter des poursuites pénales.Christian Prudhomme : "Nul n'aurait imaginé des aveux publics" En tous cas, "nul n'aurait imaginé des aveux publics", a estimé le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme. "Je ne vais pas faire de scénario-fiction, je ne sais pas plus que vous ce qu'il va dire." "Nul n'aurait imaginé il y a seulement quelques semaines que Lance Armstrong passerait aux aveux publiquement, qu'il avouerait publiquement s'être dopé. Ça va être évidemment quelque chose de très marquant, mais je ne peux pas en dire plus, je n'en sais pas plus que vous", a ajouté le directeur du Tour. "Pour nous, Lance Armstrong c'est déjà du passé", a toutefois estimé Christian Prudhomme, qui avait pris position l'an dernier sur le "blanchiment" du palmarès du Tour à l'époque Armstrong, de 1999 à 2005, avant la décision allant en ce sens de l'Union cycliste internationale (UCI). Le directeur du Tour a insisté sur le travail à faire pour l'avenir. En ajoutant : "Ce qui est certain, c'est qu'il faut aller au bout."Armstrong pourrait perdre sa médaille de bronze olympique Si Lance Armstrong reconnaît bien s'être dopé, lors de l'interview, il devra rendre sa médaille de bronze de l'épreuve olympique de cyclisme contre-la-montre remportée aux Jeux de Sydney en 2000. Le directeur de la communication du Comité International Olympique, Mark Adams, a confirmé cette décision, ce jeudi au quotidien USA Today. "Si Armstrong reconnaît avoir triché, nous lui demanderons de rendre sa médaille, comme nous le ferions avec tout athlète", a précisé Adams. Armstrong avait pris la 3e place du contre-la-montre en Australie, à 34 secondes du Russe Viatcheslav Ekimov (or) et à 26 de l'Allemand Jan Ullrich (argent). Sa médaille pourrait revenir à l'Espagnol Abraham Olano qui avait terminé 4e à 13 secondes du Texan.