George Hincapie, Levi Leipheimer, Christian Vande Velde et David Zabriskie, quatre Américains qui ont couru avec le septuple vainqueur du Tour, auraient procédé à des aveux de dopage et témoigné à charge contre leur ancien chef de file, selon le journal néerlandais De Telegraaf.

Le quotidien évoque, sur la foi "de sources bien informées", un "accord bizarre" entre l'agence américaine antidopage (USADA) et les quatre coureurs actuellement engagés sur le Tour de France.

Les quatre hommes n'ont fait que "dire à l'USADA exactement ce qu'elle voulait entendre... en échange de l'immunité, de l'anonymat et de la possibilité de continuer à participer au plus grand événement cycliste au monde (Tour de France)", affirme Armstrong sur son compte twitter. "Il n'est pas question ici d'une volonté de l'USADA de vouloir nettoyer le cyclisme, c'est juste un harcèlement ciblé qui pue la vengeance !", ajoute-t-il.

Armstrong, 40 ans, est accusé par la justice sportive d'avoir eu recours à l'EPO, aux transfusions sanguines, à la testostérone, à la cortisone et à l'hormone de croissance, et d'avoir aussi poussé d'autres coureurs au dopage, ce qu'il dément formellement. La semaine dernière, l'USADA avait officiellement mis en accusation le Texan et cinq autres collaborateurs, dont son ancien directeur sportif Johan Bruyneel - actuellement chez RadioShack - et son ex-préparateur italien Michele Ferrari.

Aucune notification de suspension

Les quatre coureurs cités dans De Telegraaf ou leurs équipes ont soit refusé de commenter l'article, soit assuré n'avoir reçu aucune notification de suspension.

L'équipe Garmin, pour laquelle courent Vande Velde et Zabriskie, a réagi sans attendre l'ébullition du départ de la 5e étape à Rouen. "Aucune suspension de six mois n'a été signifiée à aucun membre de Slipstream Sports (ndlr: Garmin). Ni aujourd'hui (jeudi) ni à une date ultérieure", a déclaré sur son compte Twitter le manager Jonathan Vaughters, lui-même cité dans l'article du journal.

Hincapie bientôt retraité


BMC, la formation de Hincapie, s'est située sur le même ligne par la voix de son président Jim Ochowicz. "Je suis déçu que l'on remette cela sur le tapis une nouvelle fois", a déclaré ensuite Hincapie, le seul coureur à avoir accompagné Lance Armstrong dans ses sept Tours de France victorieux (1999 à 2005).

"J'ai toujours essayé de faire les choses justes pour ce sport. Maintenant, je suis juste là pour faire mon travail et je vais essayer de me concentrer là-dessus", a ajouté le New Yorkais qui, à 39 ans, détient désormais le record des (17) participations dans le Tour de France. Il a prévu de raccrocher le vélo avant la fin de l'été.

"No comment"

Pour sa part, Leipheimer a opposé un "no comment" (pas de commentaire) à la foule des journalistes qui l'a pressé de questions au départ de l'étape. "Je n'ai rien à dire sur cette histoire", a déclaré l'Américain qui court actuellement pour l'équipe Omega Pharma, en évoquant des "spéculations": "Ca ne fait pas avancer les choses."

La responsabilité de l'Usada

L'agence antidopage américaine a reçu le feu vert la semaine dernière d'un comité d'experts indépendants pour mettre officiellement en accusation Armstrong et cinq autres collaborateurs, dont son ancien directeur sportif belge Johan Bruyneel (actuellement chez RadioShack). Dans la lettre détaillant les charges contre Armstrong et ses collaborateurs, l'Usada mentionnait dix témoins, cyclistes ou anciens employés des équipes de l'Américain, sans donner leur nom.

Si les choses se déroulent normalement, Armstrong sera entendu d'ici le 22 novembre par une commission d'arbitrage (en général trois membres). Le verdict sera susceptible d'appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne (Suisse).

Sportfootmagazine.be, avec Belga

George Hincapie, Levi Leipheimer, Christian Vande Velde et David Zabriskie, quatre Américains qui ont couru avec le septuple vainqueur du Tour, auraient procédé à des aveux de dopage et témoigné à charge contre leur ancien chef de file, selon le journal néerlandais De Telegraaf. Le quotidien évoque, sur la foi "de sources bien informées", un "accord bizarre" entre l'agence américaine antidopage (USADA) et les quatre coureurs actuellement engagés sur le Tour de France. Les quatre hommes n'ont fait que "dire à l'USADA exactement ce qu'elle voulait entendre... en échange de l'immunité, de l'anonymat et de la possibilité de continuer à participer au plus grand événement cycliste au monde (Tour de France)", affirme Armstrong sur son compte twitter. "Il n'est pas question ici d'une volonté de l'USADA de vouloir nettoyer le cyclisme, c'est juste un harcèlement ciblé qui pue la vengeance !", ajoute-t-il. Armstrong, 40 ans, est accusé par la justice sportive d'avoir eu recours à l'EPO, aux transfusions sanguines, à la testostérone, à la cortisone et à l'hormone de croissance, et d'avoir aussi poussé d'autres coureurs au dopage, ce qu'il dément formellement. La semaine dernière, l'USADA avait officiellement mis en accusation le Texan et cinq autres collaborateurs, dont son ancien directeur sportif Johan Bruyneel - actuellement chez RadioShack - et son ex-préparateur italien Michele Ferrari. Aucune notification de suspension Les quatre coureurs cités dans De Telegraaf ou leurs équipes ont soit refusé de commenter l'article, soit assuré n'avoir reçu aucune notification de suspension. L'équipe Garmin, pour laquelle courent Vande Velde et Zabriskie, a réagi sans attendre l'ébullition du départ de la 5e étape à Rouen. "Aucune suspension de six mois n'a été signifiée à aucun membre de Slipstream Sports (ndlr: Garmin). Ni aujourd'hui (jeudi) ni à une date ultérieure", a déclaré sur son compte Twitter le manager Jonathan Vaughters, lui-même cité dans l'article du journal. Hincapie bientôt retraité BMC, la formation de Hincapie, s'est située sur le même ligne par la voix de son président Jim Ochowicz. "Je suis déçu que l'on remette cela sur le tapis une nouvelle fois", a déclaré ensuite Hincapie, le seul coureur à avoir accompagné Lance Armstrong dans ses sept Tours de France victorieux (1999 à 2005). "J'ai toujours essayé de faire les choses justes pour ce sport. Maintenant, je suis juste là pour faire mon travail et je vais essayer de me concentrer là-dessus", a ajouté le New Yorkais qui, à 39 ans, détient désormais le record des (17) participations dans le Tour de France. Il a prévu de raccrocher le vélo avant la fin de l'été."No comment"Pour sa part, Leipheimer a opposé un "no comment" (pas de commentaire) à la foule des journalistes qui l'a pressé de questions au départ de l'étape. "Je n'ai rien à dire sur cette histoire", a déclaré l'Américain qui court actuellement pour l'équipe Omega Pharma, en évoquant des "spéculations": "Ca ne fait pas avancer les choses." La responsabilité de l'Usada L'agence antidopage américaine a reçu le feu vert la semaine dernière d'un comité d'experts indépendants pour mettre officiellement en accusation Armstrong et cinq autres collaborateurs, dont son ancien directeur sportif belge Johan Bruyneel (actuellement chez RadioShack). Dans la lettre détaillant les charges contre Armstrong et ses collaborateurs, l'Usada mentionnait dix témoins, cyclistes ou anciens employés des équipes de l'Américain, sans donner leur nom. Si les choses se déroulent normalement, Armstrong sera entendu d'ici le 22 novembre par une commission d'arbitrage (en général trois membres). Le verdict sera susceptible d'appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne (Suisse). Sportfootmagazine.be, avec Belga