Cette étape de transition ne s'inscrit pas dans cette lignée : avec 222,5 kilomètres, elle est la plus longue de cette édition, après quasiment trois semaines de course et deux rudes étapes alpestres. Valeur ajoutée pour la lutte pour le jaune : nulle. Charge pour les coureurs : aussi élevée que le kilométrage et inutile. Pourquoi pas une journée de 160 kilomètres, voire moins encore ?

Les amateurs de beaux paysages seront ravis. Après le départ à Embrun, début du contre-la-montre en côte gagné par Froome en 2013, les 30 premiers kilomètres serpentent le long du lac de Serre-Ponçon, un des plus grands réservoirs artificiels d'eau d'Europe. Un paradis pour les amateurs de kitesurf et une météo souvent favorable : on appelle Embrun la Nice des Alpes. Les hélicoptères pourront capter d'autres belles images ensuite aussi : les villages typiques de Provence, les champs de lavande et les oliviers dans le massif du Lubéron.

UNE CHANCE POUR DE GENDT ?

Malgré la longueur du parcours, les baroudeurs, mal servis dans cette édition, tenteront d'enlever une victoire. Le début de l'étape, le long du barrage, leur offre une rampe de lancement parfaite pour tenter une échappée, avec deux côtes de troisième catégorie. Ensuite, le parcours se dirige, en faux-plat descendant, vers l'arrivée à Salon-de-Provence. Le peloton passe de 800-900 mètres au-dessus du niveau de la mer à 78.

Une solide bosse figure à 45 kilomètres de la ligne : le Col du Pointu, soit 5,8 kilomètres à 4,1 %. Un groupe d'échappés peut éclater ici, même s'il y a encore une longue route jusqu'à l'arrivée. Il ne caracolera pas longtemps en tête si les équipes de sprinters ont envie d'offrir une énième chance à leurs coureurs rapides, même si c'est peu probable.

Peut-être pouvons-nous espérer une victoire belge, grâce au roi des échappées, Thomas De Gendt, un marathonien pour lequel cette étape est taillée sur mesure. Il pourrait ainsi, lui ou un autre Belge, triompher le jour de la fête nationale, ce qui n'est plus arrivé depuis 1985 et Rudy Matthijs à Paris. C'est partiellement dû au fait que le 21 juillet est généralement dans la troisième semaine du Tour, durant laquelle il y a un jour de congé, comme en 2014 et en 2015, ou qu'il y a une étape de montagne ou contre le chrono ce jour-là. Or, les Belges ne sont plus des spécialistes de ces matières.

UNE VILLE SPORTIVE

Salon-de-Provence verra en tout cas un coureur triompher pour la première fois. Du moins après une étape du Tour car comme Romans-sur-Isère, la bourgade a accueilli l'arrivée d'une étape de Paris-Nice en 2016, étape gagnée par le Kazakh Alexey Lutsenko.

Ce n'est pas la première fois que le directeur du Tour met à l'honneur Salon- de-Provence. En 1977, elle a gagné le Challenge de la ville la plus sportive de France, une élection organisée à partir de 1937 à l'initiative de Jacques Goddet, le légendaire patron du Tour, journaliste à L'Auto. Ensuite, L'Équipe a repris l'organisation. Le journal appartient à... l'ASO.

À souligner encore : malgré un palmarès vierge comme ville d'étape, Salon- de-Provence a joué un rôle à l'époque des pionniers de la Grande Boucle. Les coureurs du tout premier Tour, en 1903, ont apaisé leu soif à la Fontaine Moussue de la petite ville provençale. Cette fontaine jaillit d'un arbre. Le peloton se dirigeait vers l'arrivée de l'étape - longue de 373 kilomètres - à Saint-Antoine, près de Marseille.

Mais en fait, Salon-de-Provence doit surtout sa renommée à un ancien habitant : Nostradamus. Le célèbre astrologue, auteur des Prophéties, y a passé les dernières années de sa vie et y est décédé en 1566. Sa maison est devenue un musée. Christian Prudhomme peut éventuellement jeter un coup d'oeil dans sa boule de cristal. Pour voir des étapes comportant moins de 200 kilomètres...

Un Belge qui triomphe le jour de la fête nationale, ça n'est plus arrivée depuis 1985 : Rudy Matthijs à Paris.

Cette étape de transition ne s'inscrit pas dans cette lignée : avec 222,5 kilomètres, elle est la plus longue de cette édition, après quasiment trois semaines de course et deux rudes étapes alpestres. Valeur ajoutée pour la lutte pour le jaune : nulle. Charge pour les coureurs : aussi élevée que le kilométrage et inutile. Pourquoi pas une journée de 160 kilomètres, voire moins encore ? Les amateurs de beaux paysages seront ravis. Après le départ à Embrun, début du contre-la-montre en côte gagné par Froome en 2013, les 30 premiers kilomètres serpentent le long du lac de Serre-Ponçon, un des plus grands réservoirs artificiels d'eau d'Europe. Un paradis pour les amateurs de kitesurf et une météo souvent favorable : on appelle Embrun la Nice des Alpes. Les hélicoptères pourront capter d'autres belles images ensuite aussi : les villages typiques de Provence, les champs de lavande et les oliviers dans le massif du Lubéron. Malgré la longueur du parcours, les baroudeurs, mal servis dans cette édition, tenteront d'enlever une victoire. Le début de l'étape, le long du barrage, leur offre une rampe de lancement parfaite pour tenter une échappée, avec deux côtes de troisième catégorie. Ensuite, le parcours se dirige, en faux-plat descendant, vers l'arrivée à Salon-de-Provence. Le peloton passe de 800-900 mètres au-dessus du niveau de la mer à 78. Une solide bosse figure à 45 kilomètres de la ligne : le Col du Pointu, soit 5,8 kilomètres à 4,1 %. Un groupe d'échappés peut éclater ici, même s'il y a encore une longue route jusqu'à l'arrivée. Il ne caracolera pas longtemps en tête si les équipes de sprinters ont envie d'offrir une énième chance à leurs coureurs rapides, même si c'est peu probable. Peut-être pouvons-nous espérer une victoire belge, grâce au roi des échappées, Thomas De Gendt, un marathonien pour lequel cette étape est taillée sur mesure. Il pourrait ainsi, lui ou un autre Belge, triompher le jour de la fête nationale, ce qui n'est plus arrivé depuis 1985 et Rudy Matthijs à Paris. C'est partiellement dû au fait que le 21 juillet est généralement dans la troisième semaine du Tour, durant laquelle il y a un jour de congé, comme en 2014 et en 2015, ou qu'il y a une étape de montagne ou contre le chrono ce jour-là. Or, les Belges ne sont plus des spécialistes de ces matières. Salon-de-Provence verra en tout cas un coureur triompher pour la première fois. Du moins après une étape du Tour car comme Romans-sur-Isère, la bourgade a accueilli l'arrivée d'une étape de Paris-Nice en 2016, étape gagnée par le Kazakh Alexey Lutsenko. Ce n'est pas la première fois que le directeur du Tour met à l'honneur Salon- de-Provence. En 1977, elle a gagné le Challenge de la ville la plus sportive de France, une élection organisée à partir de 1937 à l'initiative de Jacques Goddet, le légendaire patron du Tour, journaliste à L'Auto. Ensuite, L'Équipe a repris l'organisation. Le journal appartient à... l'ASO. À souligner encore : malgré un palmarès vierge comme ville d'étape, Salon- de-Provence a joué un rôle à l'époque des pionniers de la Grande Boucle. Les coureurs du tout premier Tour, en 1903, ont apaisé leu soif à la Fontaine Moussue de la petite ville provençale. Cette fontaine jaillit d'un arbre. Le peloton se dirigeait vers l'arrivée de l'étape - longue de 373 kilomètres - à Saint-Antoine, près de Marseille. Mais en fait, Salon-de-Provence doit surtout sa renommée à un ancien habitant : Nostradamus. Le célèbre astrologue, auteur des Prophéties, y a passé les dernières années de sa vie et y est décédé en 1566. Sa maison est devenue un musée. Christian Prudhomme peut éventuellement jeter un coup d'oeil dans sa boule de cristal. Pour voir des étapes comportant moins de 200 kilomètres... Un Belge qui triomphe le jour de la fête nationale, ça n'est plus arrivée depuis 1985 : Rudy Matthijs à Paris.