Fans de cyclisme, respirez un bon coup. Faites une bonne réserve d'énergie parce qu'au cours des 106 prochains jours, vous n'aurez plus beaucoup l'occasion de souffler. Vous allez être submergé par un vrai tsunami de courses. En tout cas si la situation sanitaire le permet.

Le Sibiu Cycling Tour, en Roumanie, s'est terminé ce dimanche. Demain, c'est le départ du Tour de Burgos, dans le nord de l'Espagne. Le 10 novembre, la saison professionnelle sur route devrait se clôturer avec le Tour de Guangxi. Même s'il est fort probable qu'il soit entre-temps annulé, comme tous les grands événements sportifs prévus en Chine. Dans ce cas, c'est la dernière étape du Tour d'Espagne, le 8 novembre, qui mettrait un point final à cette saison cycliste historique.

D'ici cette date, les coureurs / coureuses pros, qu'ils fassent partie d'une équipe du World Tour ou d'une formation continentale, seront confrontés à un calendrier qui ne prévoit que quatre petites dates sans course : lundi 10 et mardi 11 août, jeudi 24 et vendredi 25 septembre - et encore, il y aura ce vendredi-là le Mondial féminin des Juniores et celui des Espoirs masculins à Martigny, en Suisse. Tous les autres jours, il faudra être fort pour ne rien rater, que ce soit à la télé, sur les sites ou via les réseaux sociaux.

Calendrier boomerang ?

Avec son calendrier post-corona, l'UCI a voulu donner au maximum d'organisateurs une chance de mettre leur épreuve sur pied, et permettre aux coureurs, à tous les niveaux, de se préparer au mieux pour les grandes échéances. Il a été question de raboter les grands tours, en les faisant passer de trois à deux semaines, mais la mesure n'a finalement pas reçu le soutien nécessaire.

On peut s'interroger sur la valeur ajoutée d'un calendrier dans lequel il arrive que trois ou quatre grandes courses se déroulent au même moment. Le plus frappant, c'est ce Super Sunday versiondeux roues : le 25 octobre, le programme sera démentiel - voir ci-dessous. Les différents organisateurs vont jongler avec les heures d'arrivée, histoire de ne pas trop se concurrencer, mais il est clair que l'intérêt va se diluer entre les différents rendez-vous. De plus, cela va engendrer d'importants soucis logistiques pour des équipes qui devront parfois être présentes sur trois courses au même moment. D'autant plus en ces temps de pandémie, avec toutes les contraintes supplémentaires liées aux déplacements.

Même si certaines équipes parviennent à très bien travailler en respectant le principe des bulles pendant la plus grande partie du calendrier, il y aura de toute façon des mélanges et des interactions de bulles différentes, avec des coureurs et du personnel qui passeront d'une course dans un pays à une autre épreuve dans une autre région. Toujours dans le cas où une deuxième vague ne viendrait pas tout chambouler à nouveau, imposer de nouvelles restrictions de déplacements et des mises en quarantaine.

Si toutes les courses se déroulent effectivement, ce calendrier surchargé augmentera inévitablement le risque de nouvelles contaminations. On est curieux de voir si les protocoles liés à la pandémie seront appliqués partout de la même manière stricte. En cas de cas positifs détectés sur une course, elle pourrait être arrêtée brutalement. On craint surtout ce cas de figure lors du Tour de France, qui est d'une importance cruciale pour la survie de nombreuses équipes. Alors, ce calendrier de l'espoir pourrait revenir, tel un boomerang, au visage de l'Union Cycliste Internationale. Et devenir le calendrier de la déraison.

Les jours fous du cyclisme professionnel en 2020

Samedi 1er août : Strade Bianche, étape Tour de Burgos, étape Route d'Occitanie, Heiste Pijl.

Samedi 8 août : Milan - San Remo, étape Tour de Pologne, étape Tour de l'Ain, étape Tour de République Tchèque.

Samedi 29 août : 1ère étape Tour de France, Trofeo Matteoti, Course des Raisins Overijse, étape Tour Poitou Charentes, étape Tour de Hongrie, étape Tour de Chine.

Dimanche 30 août : étape Tour de France, Mémorial Pantani, Brussel Cycling Classics, étape Tour Poitou Charentes, étape Tour de Hongrie, étape Tour de Chine.

Samedi 12 septembre : étape Tour de France, étape Tirreno - Adriatico, Tour Eurométropole, étape Tour de Roumanie, étape Tour de Chine. Et aussi une étape du Giro Rosa, la plus importante course féminine à étapes.

Mercredi 16 septembre : étape Tour de France, Tour de Toscane, Grand Prix de Wallonie, étape Tour du Luxembourg, étape Tour de Slovaquie. Et une étape du Giro Rosa.

Dimanche 11 octobre : étape Tour d'Italie, Gand - Wevelgem, Paris - Tours, Hammer Series Hong Kong, étape Tour de Thaïlande.

Dimanche 25 octobre : dernière étape Tour d'Italie, étape Tour d'Espagne, Paris - Roubaix.

Fans de cyclisme, respirez un bon coup. Faites une bonne réserve d'énergie parce qu'au cours des 106 prochains jours, vous n'aurez plus beaucoup l'occasion de souffler. Vous allez être submergé par un vrai tsunami de courses. En tout cas si la situation sanitaire le permet.Le Sibiu Cycling Tour, en Roumanie, s'est terminé ce dimanche. Demain, c'est le départ du Tour de Burgos, dans le nord de l'Espagne. Le 10 novembre, la saison professionnelle sur route devrait se clôturer avec le Tour de Guangxi. Même s'il est fort probable qu'il soit entre-temps annulé, comme tous les grands événements sportifs prévus en Chine. Dans ce cas, c'est la dernière étape du Tour d'Espagne, le 8 novembre, qui mettrait un point final à cette saison cycliste historique.D'ici cette date, les coureurs / coureuses pros, qu'ils fassent partie d'une équipe du World Tour ou d'une formation continentale, seront confrontés à un calendrier qui ne prévoit que quatre petites dates sans course : lundi 10 et mardi 11 août, jeudi 24 et vendredi 25 septembre - et encore, il y aura ce vendredi-là le Mondial féminin des Juniores et celui des Espoirs masculins à Martigny, en Suisse. Tous les autres jours, il faudra être fort pour ne rien rater, que ce soit à la télé, sur les sites ou via les réseaux sociaux.Avec son calendrier post-corona, l'UCI a voulu donner au maximum d'organisateurs une chance de mettre leur épreuve sur pied, et permettre aux coureurs, à tous les niveaux, de se préparer au mieux pour les grandes échéances. Il a été question de raboter les grands tours, en les faisant passer de trois à deux semaines, mais la mesure n'a finalement pas reçu le soutien nécessaire.On peut s'interroger sur la valeur ajoutée d'un calendrier dans lequel il arrive que trois ou quatre grandes courses se déroulent au même moment. Le plus frappant, c'est ce Super Sunday versiondeux roues : le 25 octobre, le programme sera démentiel - voir ci-dessous. Les différents organisateurs vont jongler avec les heures d'arrivée, histoire de ne pas trop se concurrencer, mais il est clair que l'intérêt va se diluer entre les différents rendez-vous. De plus, cela va engendrer d'importants soucis logistiques pour des équipes qui devront parfois être présentes sur trois courses au même moment. D'autant plus en ces temps de pandémie, avec toutes les contraintes supplémentaires liées aux déplacements.Même si certaines équipes parviennent à très bien travailler en respectant le principe des bulles pendant la plus grande partie du calendrier, il y aura de toute façon des mélanges et des interactions de bulles différentes, avec des coureurs et du personnel qui passeront d'une course dans un pays à une autre épreuve dans une autre région. Toujours dans le cas où une deuxième vague ne viendrait pas tout chambouler à nouveau, imposer de nouvelles restrictions de déplacements et des mises en quarantaine.Si toutes les courses se déroulent effectivement, ce calendrier surchargé augmentera inévitablement le risque de nouvelles contaminations. On est curieux de voir si les protocoles liés à la pandémie seront appliqués partout de la même manière stricte. En cas de cas positifs détectés sur une course, elle pourrait être arrêtée brutalement. On craint surtout ce cas de figure lors du Tour de France, qui est d'une importance cruciale pour la survie de nombreuses équipes. Alors, ce calendrier de l'espoir pourrait revenir, tel un boomerang, au visage de l'Union Cycliste Internationale. Et devenir le calendrier de la déraison.Samedi 1er août : Strade Bianche, étape Tour de Burgos, étape Route d'Occitanie, Heiste Pijl.Samedi 8 août : Milan - San Remo, étape Tour de Pologne, étape Tour de l'Ain, étape Tour de République Tchèque.Samedi 29 août : 1ère étape Tour de France, Trofeo Matteoti, Course des Raisins Overijse, étape Tour Poitou Charentes, étape Tour de Hongrie, étape Tour de Chine.Dimanche 30 août : étape Tour de France, Mémorial Pantani, Brussel Cycling Classics, étape Tour Poitou Charentes, étape Tour de Hongrie, étape Tour de Chine.Samedi 12 septembre : étape Tour de France, étape Tirreno - Adriatico, Tour Eurométropole, étape Tour de Roumanie, étape Tour de Chine. Et aussi une étape du Giro Rosa, la plus importante course féminine à étapes.Mercredi 16 septembre : étape Tour de France, Tour de Toscane, Grand Prix de Wallonie, étape Tour du Luxembourg, étape Tour de Slovaquie. Et une étape du Giro Rosa.Dimanche 11 octobre : étape Tour d'Italie, Gand - Wevelgem, Paris - Tours, Hammer Series Hong Kong, étape Tour de Thaïlande.Dimanche 25 octobre : dernière étape Tour d'Italie, étape Tour d'Espagne, Paris - Roubaix.