Finale masculine de l'Australian Open entre Rafael Nadal et Daniil Medvedev (Dimanche 30 janvier 2022, 9h30)

Lors de la finale de Wimbledon 2019, Roger Federer a raté deux balles de match dans ce duel désormais légendaire contreNovak Djokovic. En 2021, Djokovic perd à son tour la finale de l'US Open contre Daniil Medvedev. Par deux fois, deux membres du Big Three ont touché du bout du doigt un 21e titre du Grand Chelem.

En septembre, peu de gens pensaient que Rafael Nadal serait le prochain du trio magique à tenter de remporter ce 21e titre. À l'époque, il était encore en béquilles après une opération du pied gauche. L'Espagnol est atteint du syndrome de Muller-Weiss, une malformation congénitale du pied qui le fait souffrir depuis son adolescence. Dans les conversations avec son entourage, il prononçait même le mot "retraite".

Encore une fois l'inoxydable majorquin est revenu dans le coup, mais il ne se donnait pas beaucoup de chances de réaliser un beau parcours en Australie. La poisse ne venant jamais seule, il avait souffert assez fortement de son infection au coronavirus en décembre. Mais, disait Rafa, "on ne sait jamais". Presque deux semaines plus tard, il est en finale. Sa sixième à Melbourne Park, après n'avoir remporté qu'une seule des cinq précédentes : en 2009, en cinq sets contre Roger Federer. Après cela, Nadal a perdu deux fois contre Novak Djokovic (2012 et un légendaire match en cinq sets de près de six heures en 2019), une fois contre Stanislas Wawrinka (2014, gêné par une blessure) et une fois contre Roger Federer (2017, défaite en cinq sets, après avoir mené 3-1 dans le dernier). Est-ce que ce sera dimanche, contre Daniil Medvedev, contre qui il a gagné trois de ses quatre derniers matches ? Nadal devra se battre sur toutes les balles comme il en a l'habitude. Un trait de caractère qui explique pourquoi le matador est encore de retour au sommet. "Nous devons souffrir, et nous devons nous battre. C'est la seule façon d'être là où je suis aujourd'hui", a-t-il déclaré après sa victoire en demi-finale contre Matteo Berrettini. Il a souligné la chance qu'il avait de pouvoir rejouer au tennis, de pouvoir faire ce qu'il aime tant. Que c'était plus important pour lui que de gagner un autre grand chelem. Bien que Nadal ait également ajouté qu'il conserverait toujours son esprit de compétition. "C'est mon ADN personnel". A revoir dimanche dans une finale du grand chelem potentiellement historique. (Jonas Creteur)

A boue de souffle l'arc-en-ciel... Mais pour qui sera-t-il cette année ?, iStock
A boue de souffle l'arc-en-ciel... Mais pour qui sera-t-il cette année ? © iStock

Championnats du monde de cyclo-cross masculins (Dimanche 30 janvier 2022, 21h30)

Une édition qui ne sera pas dénuée d'intérêt. On annonce cinq mille spectateurs présents le long du parcours de Fayetteville aux Etats-Unis. Les deux grands cadors de la disicipline absents, on peut s'attendre à une course ouverte et spectaculaire. Le parcours est rapide et magnifique et propose une longue pente raide nécessitant un effort d'une minute pour être gravie, ce qui est inhabituellement long pour une course de cyclocross. Le parcours semble taillé sur mesure pour le coureur britannique Tom Pidcock. Que peuvent espérer les Belges avec Eli Iserbyt comme leader ? Avec des coureurs issus d'équipes de marques différentes, l'union sacrée est-elle possible ? C'est une question récurrente chaque année, avec à chaque fois la même conclusion qu'au final, c'est du chacun pour soi. Le prélude à ce Mondial masculin sera également intéressant. Le samedi 29 janvier (également à 21h30), les dames en découdront pour le titre suprême. La championne en titre Lucinda Brand et Marianne Vos sont les grandes favorites. Une chose est sûre, on devrait encore une fois assister à une domination des Néerlandaises. (Jacques Sys)

Malheur au vaincu après les deux partages concédés en ce milieu de semaine par les deux clubs., belga
Malheur au vaincu après les deux partages concédés en ce milieu de semaine par les deux clubs. © belga

La Gantoise - Antwerp (Dimanche 30 janvier 2022, 16 h00)

Paul Gheysens envoie parfois un SMS à son entraîneur pendant la mi-temps, mais il n'est pas du genre à se précipiter dans le vestiaire pour pousser une soufflante. Il n'était évidemment pas du tout content après le partage très décevant de ce mardi contre Saint-Trond (1-1). Le président anversois a injecté pas moins de 70 millions d'euros dans le Great Old en cinq ans. Il est donc en droit de montrer les dents quand les résultats ne suivent pas. A la Ghelamco Arena (du nom de l'entreprise de Gheysens qui connaît forcément le chemin de son vestiaire), la tension devrait être palpable ce dimanche après-midi. La Gantoise reste sur quatre partages consécutifs et accuse désormais cinq points sur le dernier membre du peloton de tête qualifié pour les Playoffs 1. Après son petit changement de cap contre Charleroi, on est curieux de voir quel dispositif tactique Hein Vanhaezebrouck va cette fois sortir de son chapeau. (Steve Van Herpe)

Le Standard se porte plutôt bien depuis la reprise, le FC Malines aspire à enfin vraiment entamer 2022 après des dernières semaines perturbées par le Covid., belga
Le Standard se porte plutôt bien depuis la reprise, le FC Malines aspire à enfin vraiment entamer 2022 après des dernières semaines perturbées par le Covid. © belga

Standard - FC Malines (Dimanche 30 janvier 2022, 18h30)

Le FC Malines peut-il se remettre dans le droit chemin après des dernières semaines décevantes et perturbées par le coronavirus ? En championnat, les semaines cruciales approchent pour Malinwa dont l'ambition reste de décrocher une place pour les Play-offs 2. Mais la concurrence n'est pas des moindres, avec Courtrai et surtout le Cercle Bruges, quasi inarrêtable depuis novembre. Genk n'est aussi qu'à un point des Kakkers et ne veut pas passer à côté des Play-offs pour la énième fois. Malines aura sur son chemin un Standard qui a retrouvé la confiance ces dernières semaines en obtenant le partage sur la pelouse d'Anderlecht et contre le FC Bruges à Sclessin. Si le Standard veut rester dans la course aux Play-offs 2, il doit absolument gagner. La différence avec le FC Malines ne sera alors plus que de 2 points. Les deux équipes savent désormais ce qu'elles doivent faire ce dimanche en fin d'après-midi. (Gert Segers)

Le Maroc de Sofiane Boufal peut-il franchir l'obstacle égyptien ?, iStock
Le Maroc de Sofiane Boufal peut-il franchir l'obstacle égyptien ? © iStock

Egypte - Maroc (Dimanche 30 janvier, 16h00)

Compétition aux duels souvent fermés, écrasés par un enjeu qu'augmentent encore des peuples en ébullition, la CAN approche de son dénouement. Parmi les affiches des quarts de finale, où la Guinée Équatoriale est l'invitée surprise, le duel de l'Afrique du nord entre le Maroc et l'Égypte vaudra incontestablement le détour. Les Lions de l'Atlas, portés par le talent d'Achraf Hakimi et la forme exceptionnelle de Selim Amallah - le Standard s'en frotte sans doute les mains - défient les Pharaons du meilleur joueur africain actuel, Mo Salah. Difficile de dégager un favori de ces rencontres toutes indécises, où les cartons rouges (sept lors des huitièmes de finale) sont presque aussi nombreux que les buts, et où la différence se fait presque aussi souvent avec le coeur qu'avec les pieds. À défaut du spectacle, la tension sera inévitablement au rendez-vous. (Guillaume Gautier)

Duel néerlandais en vue dimanche entre Nieuwkoop et Hoedt qui devrait jouer suite au refus d'Anderlecht d'accepter la proposition de sanction pour la carte de son défenseur contre le Cercle. Mais ce sera surtout le retour du derby bruxellois en championnat au Parc Duden pour la première fois depuis près de 50 ans., belga
Duel néerlandais en vue dimanche entre Nieuwkoop et Hoedt qui devrait jouer suite au refus d'Anderlecht d'accepter la proposition de sanction pour la carte de son défenseur contre le Cercle. Mais ce sera surtout le retour du derby bruxellois en championnat au Parc Duden pour la première fois depuis près de 50 ans. © belga

Union Saint - Gilloise - Anderlecht (Dimanche 30 janvier, 13h30)

A peine le paquet de frites accompagné d'une bière de micro-brasserie digéré qu'il faudra se rendre au Parc Duden pour un derby bruxellois que le stade Joseph Marien, l'antre de l'Union Saint-Gilloise, n'a plus accueilli depuis pratiquement 50 ans. A l'époque, les Saint-Gillois disputaient sans le savoir ce qui allait être leur dernière saison au sein de la plus haute division du football belge avant un long purgatoire qui a pris fin en janvier dernier. Ils s'étaient imposés 1-0 contre un Anderlecht qui n'allait finir que sixième de la compétition mais remporter la Coupe de Belgique. Leader autoritaire de la Pro League renforcé dans ses ambitions suite à son partage de ce jeudi sur le pré du FC Bruges, les hommes de Felice Mazzu , qui disposeront d'un jour de récupération en moins que leur adversaire, tenteront de prolonger leur brevet d'invincibilité bruxellois en championnat. Pour le coup d'envoi de la saison, ils avaient déjà puni les Mauves à Saint-Guidon (1-3). Une pelouse qui a vu le Cercle Bruges mettre fin à la belle série anderlechtoise depuis novembre. Vincent Kompany, qui pourra compter sur Wesley Hoedt suite au refus de sa suspension, espère que ses hommes se remobiliseront afin de ne pas accuser 15 points de retard contre ce petit club historique venu contrarier sa domination ininterrompue sur la capitale. Car même avec la division des points, cela commencerait à faire beaucoup... Mais peu importe le score finale tant que vive la Zwanze. (Fabien Chaliaud)

Lors de la finale de Wimbledon 2019, Roger Federer a raté deux balles de match dans ce duel désormais légendaire contreNovak Djokovic. En 2021, Djokovic perd à son tour la finale de l'US Open contre Daniil Medvedev. Par deux fois, deux membres du Big Three ont touché du bout du doigt un 21e titre du Grand Chelem.En septembre, peu de gens pensaient que Rafael Nadal serait le prochain du trio magique à tenter de remporter ce 21e titre. À l'époque, il était encore en béquilles après une opération du pied gauche. L'Espagnol est atteint du syndrome de Muller-Weiss, une malformation congénitale du pied qui le fait souffrir depuis son adolescence. Dans les conversations avec son entourage, il prononçait même le mot "retraite".Encore une fois l'inoxydable majorquin est revenu dans le coup, mais il ne se donnait pas beaucoup de chances de réaliser un beau parcours en Australie. La poisse ne venant jamais seule, il avait souffert assez fortement de son infection au coronavirus en décembre. Mais, disait Rafa, "on ne sait jamais". Presque deux semaines plus tard, il est en finale. Sa sixième à Melbourne Park, après n'avoir remporté qu'une seule des cinq précédentes : en 2009, en cinq sets contre Roger Federer. Après cela, Nadal a perdu deux fois contre Novak Djokovic (2012 et un légendaire match en cinq sets de près de six heures en 2019), une fois contre Stanislas Wawrinka (2014, gêné par une blessure) et une fois contre Roger Federer (2017, défaite en cinq sets, après avoir mené 3-1 dans le dernier). Est-ce que ce sera dimanche, contre Daniil Medvedev, contre qui il a gagné trois de ses quatre derniers matches ? Nadal devra se battre sur toutes les balles comme il en a l'habitude. Un trait de caractère qui explique pourquoi le matador est encore de retour au sommet. "Nous devons souffrir, et nous devons nous battre. C'est la seule façon d'être là où je suis aujourd'hui", a-t-il déclaré après sa victoire en demi-finale contre Matteo Berrettini. Il a souligné la chance qu'il avait de pouvoir rejouer au tennis, de pouvoir faire ce qu'il aime tant. Que c'était plus important pour lui que de gagner un autre grand chelem. Bien que Nadal ait également ajouté qu'il conserverait toujours son esprit de compétition. "C'est mon ADN personnel". A revoir dimanche dans une finale du grand chelem potentiellement historique. (Jonas Creteur)Une édition qui ne sera pas dénuée d'intérêt. On annonce cinq mille spectateurs présents le long du parcours de Fayetteville aux Etats-Unis. Les deux grands cadors de la disicipline absents, on peut s'attendre à une course ouverte et spectaculaire. Le parcours est rapide et magnifique et propose une longue pente raide nécessitant un effort d'une minute pour être gravie, ce qui est inhabituellement long pour une course de cyclocross. Le parcours semble taillé sur mesure pour le coureur britannique Tom Pidcock. Que peuvent espérer les Belges avec Eli Iserbyt comme leader ? Avec des coureurs issus d'équipes de marques différentes, l'union sacrée est-elle possible ? C'est une question récurrente chaque année, avec à chaque fois la même conclusion qu'au final, c'est du chacun pour soi. Le prélude à ce Mondial masculin sera également intéressant. Le samedi 29 janvier (également à 21h30), les dames en découdront pour le titre suprême. La championne en titre Lucinda Brand et Marianne Vos sont les grandes favorites. Une chose est sûre, on devrait encore une fois assister à une domination des Néerlandaises. (Jacques Sys)Paul Gheysens envoie parfois un SMS à son entraîneur pendant la mi-temps, mais il n'est pas du genre à se précipiter dans le vestiaire pour pousser une soufflante. Il n'était évidemment pas du tout content après le partage très décevant de ce mardi contre Saint-Trond (1-1). Le président anversois a injecté pas moins de 70 millions d'euros dans le Great Old en cinq ans. Il est donc en droit de montrer les dents quand les résultats ne suivent pas. A la Ghelamco Arena (du nom de l'entreprise de Gheysens qui connaît forcément le chemin de son vestiaire), la tension devrait être palpable ce dimanche après-midi. La Gantoise reste sur quatre partages consécutifs et accuse désormais cinq points sur le dernier membre du peloton de tête qualifié pour les Playoffs 1. Après son petit changement de cap contre Charleroi, on est curieux de voir quel dispositif tactique Hein Vanhaezebrouck va cette fois sortir de son chapeau. (Steve Van Herpe)Le FC Malines peut-il se remettre dans le droit chemin après des dernières semaines décevantes et perturbées par le coronavirus ? En championnat, les semaines cruciales approchent pour Malinwa dont l'ambition reste de décrocher une place pour les Play-offs 2. Mais la concurrence n'est pas des moindres, avec Courtrai et surtout le Cercle Bruges, quasi inarrêtable depuis novembre. Genk n'est aussi qu'à un point des Kakkers et ne veut pas passer à côté des Play-offs pour la énième fois. Malines aura sur son chemin un Standard qui a retrouvé la confiance ces dernières semaines en obtenant le partage sur la pelouse d'Anderlecht et contre le FC Bruges à Sclessin. Si le Standard veut rester dans la course aux Play-offs 2, il doit absolument gagner. La différence avec le FC Malines ne sera alors plus que de 2 points. Les deux équipes savent désormais ce qu'elles doivent faire ce dimanche en fin d'après-midi. (Gert Segers)Compétition aux duels souvent fermés, écrasés par un enjeu qu'augmentent encore des peuples en ébullition, la CAN approche de son dénouement. Parmi les affiches des quarts de finale, où la Guinée Équatoriale est l'invitée surprise, le duel de l'Afrique du nord entre le Maroc et l'Égypte vaudra incontestablement le détour. Les Lions de l'Atlas, portés par le talent d'Achraf Hakimi et la forme exceptionnelle de Selim Amallah - le Standard s'en frotte sans doute les mains - défient les Pharaons du meilleur joueur africain actuel, Mo Salah. Difficile de dégager un favori de ces rencontres toutes indécises, où les cartons rouges (sept lors des huitièmes de finale) sont presque aussi nombreux que les buts, et où la différence se fait presque aussi souvent avec le coeur qu'avec les pieds. À défaut du spectacle, la tension sera inévitablement au rendez-vous. (Guillaume Gautier)Union Saint - Gilloise - Anderlecht (Dimanche 30 janvier, 13h30)A peine le paquet de frites accompagné d'une bière de micro-brasserie digéré qu'il faudra se rendre au Parc Duden pour un derby bruxellois que le stade Joseph Marien, l'antre de l'Union Saint-Gilloise, n'a plus accueilli depuis pratiquement 50 ans. A l'époque, les Saint-Gillois disputaient sans le savoir ce qui allait être leur dernière saison au sein de la plus haute division du football belge avant un long purgatoire qui a pris fin en janvier dernier. Ils s'étaient imposés 1-0 contre un Anderlecht qui n'allait finir que sixième de la compétition mais remporter la Coupe de Belgique. Leader autoritaire de la Pro League renforcé dans ses ambitions suite à son partage de ce jeudi sur le pré du FC Bruges, les hommes de Felice Mazzu , qui disposeront d'un jour de récupération en moins que leur adversaire, tenteront de prolonger leur brevet d'invincibilité bruxellois en championnat. Pour le coup d'envoi de la saison, ils avaient déjà puni les Mauves à Saint-Guidon (1-3). Une pelouse qui a vu le Cercle Bruges mettre fin à la belle série anderlechtoise depuis novembre. Vincent Kompany, qui pourra compter sur Wesley Hoedt suite au refus de sa suspension, espère que ses hommes se remobiliseront afin de ne pas accuser 15 points de retard contre ce petit club historique venu contrarier sa domination ininterrompue sur la capitale. Car même avec la division des points, cela commencerait à faire beaucoup... Mais peu importe le score finale tant que vive la Zwanze. (Fabien Chaliaud)