Balsamo, 23 ans, met un terme à la domination des Pays-Bas, qui avaient remporté les quatre dernières titres avec Chantal Blaak (2017), Anna van der Breggen (2018 et 2020) et Annemiek van Vleuten (2019).

Le tracé en ligne voyait la Slovène Urska Bravec tenter sa chance à deux reprises, avec l'Argentine Luciana Roland d'abord, avec la Luxembourgeoise Nina Berton ensuite. Mais le peloton ne laissait personne s'échapper et abordait groupé les deux circuits, le local à Louvain et le Flandrien.

A 82 km de l'arrivée, la Néo-Zélandaise Michaela Drummond tentait sa chance en solitaire. Sa tentative durait une dizaine de kilomètres.

Les Néerlandaises, grandes favorites, ne durcissaient pas la course. Cela débouchait sur une course d'attente jusqu'à 58 km de la ligne, lorsqu'une cassure s'opérait sur la Bekerstraat, à l'initiative d'Annemiek van Vleuten. Principales victimes: la championne d'Europe Ellen van Dijk, lauréate du contre-la-montre durant ces Mondiaux, et une autre Néerlandaise, Demi Vollering. Mais le regroupement survenait à la fin du circuit Flandrien.

Un nouveau coup d'accélérateur de Van Vleuten sur le Smeysberg provoquait un écrémage. Cette fois, c'est la tenante du titre, Anna van der Breggen, qui décrochait. Les Néerlandaises avaient clairement décidé de commencer leur forcing, Chantal Blaak accélérant elle aussi la cadence. Les Belges, réunies autour de la cheffe de file Lotte Kopecky, restaient bien dans ce premier groupe.

L'Espagnole Mavi Garcia profitait d'un moment d'accalmie pour s'isoler en tête à 25 km de la ligne. Elle prenait rapidement 30 secondes d'avance. Derrière elle, sur le Wijnpers, l'Italienne Elisa Longo Borghini et la Polonaise Katarzyna Niewiadoma se montraient, tout comme l'inévitable Van Vleuten, qui multipliait les démarrages, sans parvenir à lâcher ses concurrentes.

Garcia entamait le dernier tour de 15,6 km avec 11 secondes d'avance sur un groupe d'une trentaine de poursuivantes, emmené par Van Vleuten et comprenant Lotte Kopecky et Jolien D'hoore.

L'aventure de Garcia prenait fin sur le Keizersberg, à 10,5 km de l'arrivée. Demi Vollering prenait alors la tête du peloton en prévision de l'attaque d'une équipière. C'est Lucinda Brand qui s'y collait à 8 km de la ligne, puis à nouveau Van Vleuten.

Sur le Wijnpers, Van Dijk faisait le forcing avec Niewiadoma. Mais personne ne se détachait réellement. Malgré une énième tentative de Van Vleuten, puis de Van Dijk et de Niewiadoma, un groupe d'une vingtaine de concurrentes se présentait sur la Geldenaaksevest pour se disputer la victoire. Les Italiennes, Longo Borghini et Marta Bastianelli, passaient alors devant pour lancer Elisa Balsamo. Celle-ci attendait le dernier moment pour accélérer. Elle résistait au retour de Vos et de Niewiadoma pour aller chercher un deuxième maillot arc-en-ciel sur route après celui remporté chez les juniors en 2016.

Balsamo offre un sixième titre chez les élites féminines à l'Italie depuis la création de l'épreuve en 1958, le premier depuis Giorgia Bronzini en 2011.

Sacrée à trois reprises (2006, 2012 et 2013), Vos, 34 ans, échoue pour la sixième fois à la deuxième place des Mondiaux. Ironie du sort, cinq de ses médailles d'argent ont été obtenues derrière une Italienne.

Kopecky figurait dans le premier groupe de poursuivantes, à 1 seconde de Balsamo, terminant 16e.

Jolien d'Hoore: "J'ai fait tout ce que je devais faire"

Jolien d'Hoore, qui disputait samedi ses derniers Mondiaux, a rempli la mission qui lui était demandée d'être aux côtés de Lotte Kopecky, leader de l'équipe belge aux championnats du monde des élites dames, qui a été disputée samedi entre Anvers et Louvain. D'Hoore disputera la dernière course de sa carrière dans une semaine, dans le cadre de la première édition de Paris-Roubaix féminin.

"Je pense avoir accompli ma mission dans ces championnats du monde", a expliqué Jolien d'Hoore. "Je sentais que ce serait tout ou rien dans la finale. J'ai tout donné pour Lotte (Kopecky, ndlr). Plus, je ne pouvais pas. Le parcours était épuisant. Il faut reconnaître qu'il y avait là des coureuses très fortes mais aussi très intelligentes, qui ont pu s'épargner pendant la course en vue de la finale".

D'Hoore a été très proche de Lotte Kopecky dans ce championnat du monde. "J'ai beaucoup parlé avec Lotte pendant la course, je lui ai dit quand il fallait boire, manger, garder des forces. Je savais qui allait démarrer et où, j'ai conseillé Lotte au niveau du placement, quand elle devait se porter devant. Je pense que ça a bien fonctionné"

Jolien d'Hoore a expliqué que la course, disputée sur 157,7 kilomètres, a été très nerveuse. "Il fallait être attentive à tous les instants, il fallait souvent réagir vite et c'était fatiguant mentalement sur la fin."

D'Hoore disputera sa dernière course dans une semaine à Paris-Roubaix, sous le maillot de son équipe SD Worx. "Je suis en forme. Je me connais très bien. Je me suis bien préparée pour les mondiaux, j'ai couru quelques kermesses pour sentir ce dont j'avais encore besoin à l'entraînement. Je savais que je serais bien ce samedi. Roubaix sera différent: les côtes seront remplacées par les pavés. J'aurai une très forte équipe à mes côtés. Nous n'avons pas encore parlé de la tactique. Je suis sprinteuse et si mes co-équipières ne peuvent pas s'échapper, ce sera à moi de jouer, si possible. Je serai, en tout cas, dans le Nord de la France avec ambition".

Après sa carrière en tant que coureuse professionnelle, Jolien d'Hoore sera directrice sportive de l'équipe néerlandaise NXTG Racing. Elle intégrera également la fédération flamande de cyclisme, Cycling Vlaanderen, en tant que coach.

Balsamo, 23 ans, met un terme à la domination des Pays-Bas, qui avaient remporté les quatre dernières titres avec Chantal Blaak (2017), Anna van der Breggen (2018 et 2020) et Annemiek van Vleuten (2019). Le tracé en ligne voyait la Slovène Urska Bravec tenter sa chance à deux reprises, avec l'Argentine Luciana Roland d'abord, avec la Luxembourgeoise Nina Berton ensuite. Mais le peloton ne laissait personne s'échapper et abordait groupé les deux circuits, le local à Louvain et le Flandrien. A 82 km de l'arrivée, la Néo-Zélandaise Michaela Drummond tentait sa chance en solitaire. Sa tentative durait une dizaine de kilomètres. Les Néerlandaises, grandes favorites, ne durcissaient pas la course. Cela débouchait sur une course d'attente jusqu'à 58 km de la ligne, lorsqu'une cassure s'opérait sur la Bekerstraat, à l'initiative d'Annemiek van Vleuten. Principales victimes: la championne d'Europe Ellen van Dijk, lauréate du contre-la-montre durant ces Mondiaux, et une autre Néerlandaise, Demi Vollering. Mais le regroupement survenait à la fin du circuit Flandrien. Un nouveau coup d'accélérateur de Van Vleuten sur le Smeysberg provoquait un écrémage. Cette fois, c'est la tenante du titre, Anna van der Breggen, qui décrochait. Les Néerlandaises avaient clairement décidé de commencer leur forcing, Chantal Blaak accélérant elle aussi la cadence. Les Belges, réunies autour de la cheffe de file Lotte Kopecky, restaient bien dans ce premier groupe. L'Espagnole Mavi Garcia profitait d'un moment d'accalmie pour s'isoler en tête à 25 km de la ligne. Elle prenait rapidement 30 secondes d'avance. Derrière elle, sur le Wijnpers, l'Italienne Elisa Longo Borghini et la Polonaise Katarzyna Niewiadoma se montraient, tout comme l'inévitable Van Vleuten, qui multipliait les démarrages, sans parvenir à lâcher ses concurrentes. Garcia entamait le dernier tour de 15,6 km avec 11 secondes d'avance sur un groupe d'une trentaine de poursuivantes, emmené par Van Vleuten et comprenant Lotte Kopecky et Jolien D'hoore. L'aventure de Garcia prenait fin sur le Keizersberg, à 10,5 km de l'arrivée. Demi Vollering prenait alors la tête du peloton en prévision de l'attaque d'une équipière. C'est Lucinda Brand qui s'y collait à 8 km de la ligne, puis à nouveau Van Vleuten. Sur le Wijnpers, Van Dijk faisait le forcing avec Niewiadoma. Mais personne ne se détachait réellement. Malgré une énième tentative de Van Vleuten, puis de Van Dijk et de Niewiadoma, un groupe d'une vingtaine de concurrentes se présentait sur la Geldenaaksevest pour se disputer la victoire. Les Italiennes, Longo Borghini et Marta Bastianelli, passaient alors devant pour lancer Elisa Balsamo. Celle-ci attendait le dernier moment pour accélérer. Elle résistait au retour de Vos et de Niewiadoma pour aller chercher un deuxième maillot arc-en-ciel sur route après celui remporté chez les juniors en 2016. Balsamo offre un sixième titre chez les élites féminines à l'Italie depuis la création de l'épreuve en 1958, le premier depuis Giorgia Bronzini en 2011. Sacrée à trois reprises (2006, 2012 et 2013), Vos, 34 ans, échoue pour la sixième fois à la deuxième place des Mondiaux. Ironie du sort, cinq de ses médailles d'argent ont été obtenues derrière une Italienne. Kopecky figurait dans le premier groupe de poursuivantes, à 1 seconde de Balsamo, terminant 16e.