"L'ennemi, c'est le dopage, pas le cyclisme et encore moins le Tour", a martelé Christian Prudhomme, le directeur de la Grande Boucle, en présentant le parcours 2013 devant une salle du Palais des Congrès archi-comble (4000 personnes), deux jours après le bannissement pour dopage du Texan, désormais ex-septuple vainqueur de l'épreuve.

Le directeur du Tour a d'ailleurs pointé la responsabilité des managers d'équipes, qu'il a invités à rejoindre le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC), à la pointe en matière d'antidopage. "Les managers doivent être des garde-fous au sens propre du terme", a-t-il insisté.

Et tant pis si les propos d'Alberto Contador, double vainqueur de la Grande Boucle (2007 et 2009) et privé de sa couronne 2010 pour... dopage, ont pu détoner. Présent à Paris mercredi, le coureur espagnol, ex-coéquipier du Texan, n'a pas hésité : "Lance est le coureur qui m'a fait aimer le cyclisme", a-t-il répété, et il est aujourd'hui "victime d'une attaque en règle" pas forcément "méritée".

Un Tour 100 % "Made in France"

Dans un spectacle faisant la part belle à l'histoire de la course, créée en 1903, et aux beautés du pays, Christian Prudhomme a préféré insister lui sur les éléments du parcours. Devant un parterre de coureurs comprenant les quatre derniers vainqueurs, Contador donc, le Luxembourgeois Andy Schleck, l'Australien Cadel Evans et l'Anglais Bradley Wiggins.

Un Wiggins qui semble déjà avoir renoncé à défendre son titre : "Mon objectif sera le Giro (NDLR: le tour d'Italie). Ce sera compliqué pour moi de viser le Tour", a-t-il lâché, se déclarant prêt à rouler pour son partenaire Christopher Froome.

Pour fêter ses 110 ans, le Tour va afficher deux nouveautés marquantes. Un départ de Corse, le 29 juin, de Porto-Vecchio, et une double escalade dans la même étape de l'Alpe d'Huez, l'une des montées légendaires de l'épreuve, qui empruntera exclusivement les routes françaises, pour la première fois depuis dix ans.

Après les trois premières journées en Corse, la course visitera l'arc méditerranéen (Nice, Marseille, Montpellier) avant de rejoindre Albi pour attaquer deux journées dans les Pyrénées.

La deuxième semaine, après un transfert en Bretagne, restera davantage en plaine (Saint-Malo, Tours, Lyon). Mais elle se conclura par l'ascension du Mont Ventoux par son versant sud, un mythe taille XXL de la Grande Boucle.

Prestige

Dans la troisième et dernière semaine, le Tour remontera les Alpes dans le sens sud-nord. Un "chrono" très difficile en surplomb du lac de Serre-Ponçon, une double ascension de l'Alpe d'Huez puis deux arrivées en Haute-Savoie seront à l'avantage des grimpeurs.

Au total, sur une distance de l'ordre de 3360 kilomètres, vingt-huit cols seront escaladés, soit un nombre légèrement supérieur aux années récentes (25 en 2012) compte tenu du relief de moyenne montagne en Corse. En revanche, la part des contre-la-montre individuels a été minorée d'un tiers par rapport à l'édition de juillet dernier (65 km contre 101,4 km).

Pour le prestige, l'ultime journée commencera dans le parc du château de Versailles pour se terminer sur la plus célèbre avenue du monde. En soirée, vers 21h45, juste avant le coucher du soleil, pour illuminer une course abîmée par le scandale Armstrong.

"Il n'y a pas un mur entre le cyclisme et les autres disciplines", a rappelé à ce sujet Christian Prudhomme. "Les tenants de ce discours ressemblent à s'y méprendre à ceux qui affirmaient que le dopage était en 1998 dans une seule équipe". L'affaire Armstrong a montré évidemment le contraire.

Les principales difficultés

2e étape (Ajaccio) : col de Vizzavona : 4,6 km à 6,5 % (1163 m d'altitude)

8e étape (Ax-3 Domaines) : port de Pailhères: 15,3 km à 8 % (2001 m) et Ax-3 Domaines : 7,8 km à 8,2 % (1360 m/arrivée)

9e étape (Bagnères-de-Bigorre) : col de Portet d'Aspet: 5,4 km à 7 % (1069 m), col de Menté: 7 km à 8,1 % (1349 m), col de Peyresourde : 13,1 km à 7,1 % (1569 m), col de Val Louron-Azet : 7,4 km à 8,3 % (1580 m) et La Hourquette d'Ancizan : 9,9 km à 7,5 % (1564 m)

15e étape (Mont Ventoux) : Mont Ventoux : 20,8 km à 7,5 % (1912 m/arrivée)

17e étape (Alpe d'Huez) : col de Manse : 6,6 km à 6,2 % (1268 m), col d'Ornon : 5,1 km à 6,7 % (1371 m), Alpe d'Huez (1) : 12,3 km à 8,4 % (1755 m), col de Sarenne : 3 km à 7,8 % (1999 m) et Alpe d'Huez (2): 13,8 km à 8,1 % (1850 m/arrivée)

18e étape (Le Grand-Bornand) : col du Glandon : 21,6 km à 5,1 % (1924 m), col de la Madeleine : 19,2 km à 7,9 % (2000 m), col de Tamié : 8,6 km à 6,2 % (907 m), col de l'Epine : 6,1 km à 7,6 % (947 m) et col de la Croix Fry : 11,3 km à 7 % (1477 m)

19e étape (Annecy-Semnoz) : Mont Revard : 15,9 km à 5,6 % (1463 m) et Semnoz : 10,7 km à 8,5 % (1655 m/arrivée).

Sportfootmagazine.be, avec Belga

Les 21 étapes du Tour 2013 :

29 juin: 1re étape Porto-Vecchio - Bastia, 212 km

30 juin: 2e étape Bastia - Ajaccio, 154 km

1er juillet: 3e étape Ajaccio - Calvi, 145 km

2 juillet: 4e étape Nice - Nice, 25 km (contre-la-montre par équipes)

3 juillet: 5e étape Cagnes-sur-Mer - Marseille, 219 km

4 juillet: 6e étape Aix-en-Provence - Montpellier, 176 km

5 juillet: 7e étape Montpellier - Albi, 205 km

6 juillet: 8e étape Castres - Ax-3 Domaines, 194 km

7 juillet: 9e étape Saint-Girons - Bagnères-de-Bigorre, 165 km

8 juillet: repos à Saint-Nazaire

9 juillet: 10e étape Saint-Gildas-des-Bois - Saint-Malo, 193 km

10 juillet: 11e étape Avranches - Mont-Saint-Michel, 33 km (contre-la-montre individuel)

11 juillet: 12e étape Fougères - Tours, 218 km

12 juillet: 13e étape Tours - Saint-Amand-Montrond, 173 km

13 juillet: 14e étape Saint-Pourçain-sur-Sioule - Lyon, 191 km

14 juillet: 15e étape Givors - Mont Ventoux, 242 km

15 juillet: repos dans le Vaucluse

16 juillet: 16e étape Vaison-la-Romaine - Gap, 168 km

17 juillet: 17e étape Embrun - Chorges, 32 km (contre-la-montre individuel)

18 juillet: 18e étape Gap - Alpe d'Huez, 168 km

19 juillet: 19e étape Bourg-d'Oisans - Le Grand-Bornand, 204 km

20 juillet: 20e étape Annecy - Annecy-Semnoz, 125 km

21 juillet: 21e étape Versailles - Paris Champs-Elysées, 118 km.

"L'ennemi, c'est le dopage, pas le cyclisme et encore moins le Tour", a martelé Christian Prudhomme, le directeur de la Grande Boucle, en présentant le parcours 2013 devant une salle du Palais des Congrès archi-comble (4000 personnes), deux jours après le bannissement pour dopage du Texan, désormais ex-septuple vainqueur de l'épreuve. Le directeur du Tour a d'ailleurs pointé la responsabilité des managers d'équipes, qu'il a invités à rejoindre le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC), à la pointe en matière d'antidopage. "Les managers doivent être des garde-fous au sens propre du terme", a-t-il insisté. Et tant pis si les propos d'Alberto Contador, double vainqueur de la Grande Boucle (2007 et 2009) et privé de sa couronne 2010 pour... dopage, ont pu détoner. Présent à Paris mercredi, le coureur espagnol, ex-coéquipier du Texan, n'a pas hésité : "Lance est le coureur qui m'a fait aimer le cyclisme", a-t-il répété, et il est aujourd'hui "victime d'une attaque en règle" pas forcément "méritée". Un Tour 100 % "Made in France" Dans un spectacle faisant la part belle à l'histoire de la course, créée en 1903, et aux beautés du pays, Christian Prudhomme a préféré insister lui sur les éléments du parcours. Devant un parterre de coureurs comprenant les quatre derniers vainqueurs, Contador donc, le Luxembourgeois Andy Schleck, l'Australien Cadel Evans et l'Anglais Bradley Wiggins. Un Wiggins qui semble déjà avoir renoncé à défendre son titre : "Mon objectif sera le Giro (NDLR: le tour d'Italie). Ce sera compliqué pour moi de viser le Tour", a-t-il lâché, se déclarant prêt à rouler pour son partenaire Christopher Froome. Pour fêter ses 110 ans, le Tour va afficher deux nouveautés marquantes. Un départ de Corse, le 29 juin, de Porto-Vecchio, et une double escalade dans la même étape de l'Alpe d'Huez, l'une des montées légendaires de l'épreuve, qui empruntera exclusivement les routes françaises, pour la première fois depuis dix ans. Après les trois premières journées en Corse, la course visitera l'arc méditerranéen (Nice, Marseille, Montpellier) avant de rejoindre Albi pour attaquer deux journées dans les Pyrénées. La deuxième semaine, après un transfert en Bretagne, restera davantage en plaine (Saint-Malo, Tours, Lyon). Mais elle se conclura par l'ascension du Mont Ventoux par son versant sud, un mythe taille XXL de la Grande Boucle. Prestige Dans la troisième et dernière semaine, le Tour remontera les Alpes dans le sens sud-nord. Un "chrono" très difficile en surplomb du lac de Serre-Ponçon, une double ascension de l'Alpe d'Huez puis deux arrivées en Haute-Savoie seront à l'avantage des grimpeurs. Au total, sur une distance de l'ordre de 3360 kilomètres, vingt-huit cols seront escaladés, soit un nombre légèrement supérieur aux années récentes (25 en 2012) compte tenu du relief de moyenne montagne en Corse. En revanche, la part des contre-la-montre individuels a été minorée d'un tiers par rapport à l'édition de juillet dernier (65 km contre 101,4 km). Pour le prestige, l'ultime journée commencera dans le parc du château de Versailles pour se terminer sur la plus célèbre avenue du monde. En soirée, vers 21h45, juste avant le coucher du soleil, pour illuminer une course abîmée par le scandale Armstrong. "Il n'y a pas un mur entre le cyclisme et les autres disciplines", a rappelé à ce sujet Christian Prudhomme. "Les tenants de ce discours ressemblent à s'y méprendre à ceux qui affirmaient que le dopage était en 1998 dans une seule équipe". L'affaire Armstrong a montré évidemment le contraire. Les principales difficultés 2e étape (Ajaccio) : col de Vizzavona : 4,6 km à 6,5 % (1163 m d'altitude) 8e étape (Ax-3 Domaines) : port de Pailhères: 15,3 km à 8 % (2001 m) et Ax-3 Domaines : 7,8 km à 8,2 % (1360 m/arrivée) 9e étape (Bagnères-de-Bigorre) : col de Portet d'Aspet: 5,4 km à 7 % (1069 m), col de Menté: 7 km à 8,1 % (1349 m), col de Peyresourde : 13,1 km à 7,1 % (1569 m), col de Val Louron-Azet : 7,4 km à 8,3 % (1580 m) et La Hourquette d'Ancizan : 9,9 km à 7,5 % (1564 m) 15e étape (Mont Ventoux) : Mont Ventoux : 20,8 km à 7,5 % (1912 m/arrivée) 17e étape (Alpe d'Huez) : col de Manse : 6,6 km à 6,2 % (1268 m), col d'Ornon : 5,1 km à 6,7 % (1371 m), Alpe d'Huez (1) : 12,3 km à 8,4 % (1755 m), col de Sarenne : 3 km à 7,8 % (1999 m) et Alpe d'Huez (2): 13,8 km à 8,1 % (1850 m/arrivée) 18e étape (Le Grand-Bornand) : col du Glandon : 21,6 km à 5,1 % (1924 m), col de la Madeleine : 19,2 km à 7,9 % (2000 m), col de Tamié : 8,6 km à 6,2 % (907 m), col de l'Epine : 6,1 km à 7,6 % (947 m) et col de la Croix Fry : 11,3 km à 7 % (1477 m) 19e étape (Annecy-Semnoz) : Mont Revard : 15,9 km à 5,6 % (1463 m) et Semnoz : 10,7 km à 8,5 % (1655 m/arrivée). Sportfootmagazine.be, avec Belga