Avec une seule victoire, une étape dans la lointaine Argentine, Alberto Contador est une des grandes déceptions de l'année écoulée. " Ses grands jours sont derrière lui ", n'a-t-il cessé d'entendre après sa décevante quatrième place au Tour. " Il est trop riche et il a perdu sa soif de victoire ", a râlé son sponsor, Oleg Tinkov.

Ces reproches n'ont pas laissé Contador de marbre. El Pistolero s'est secoué. Il a entamé sa contre-offensive après le Tour. Au départ du Mondial en Toscane, le Madrilène a déclaré : " Je ne suis pas ici pour achever la saison, en fait, j'entame la suivante. " Contador, qui aura 31 ans en décembre, n'a pas l'intention de mettre fin à sa carrière sans enlever une troisième fois le Tour de France.

Il va certainement préparer le Tour 2014 autrement que l'hiver dernier. À la demande des sponsors et des organisateurs, Contador avait effectué la navette entre Madrid, Copenhague, Moscou, Dubaï, l'Argentine et Oman avant de tomber malade en Europe, touchée par une vague de froid. Cet hiver, il va s'astreindre à moins de voyages, à plus de stages en altitude et il va poser les jalons de sa forme avec prudence.

Philippe Mauduit, son accompagnateur, constate que son leader affiche déjà plus de grinta. " L'année dernière, Alberto s'est senti libéré à la fin de sa suspension. Un poids est tombé de ses épaules mais cela n'a pas été sans conséquences. Il était trop relax pendant les stages hivernaux. Il n'a changé que quelques semaines avant le Tour, trop tard. "

Depuis le Tour, Contador sait contre qui il se bat, selon Mauduit. " Alberto veut répondre à ses détracteurs. Cet esprit de revanche est très important car il marche à la guerre psychologique. Son opération au cerveau en 2004, l'arrestation de son directeur d'équipe, Manolo Saiz, en 2006, la non-sélection d'Astana en 2008, sa rivalité avec Armstrong en 2009, puis sa suspension : il a tiré sa force de tous ces événements. Pour l'heure, il n'a qu'une idée en tête : remporter le prochain Tour. "

Par Benedict Vanclooster

Avec une seule victoire, une étape dans la lointaine Argentine, Alberto Contador est une des grandes déceptions de l'année écoulée. " Ses grands jours sont derrière lui ", n'a-t-il cessé d'entendre après sa décevante quatrième place au Tour. " Il est trop riche et il a perdu sa soif de victoire ", a râlé son sponsor, Oleg Tinkov.Ces reproches n'ont pas laissé Contador de marbre. El Pistolero s'est secoué. Il a entamé sa contre-offensive après le Tour. Au départ du Mondial en Toscane, le Madrilène a déclaré : " Je ne suis pas ici pour achever la saison, en fait, j'entame la suivante. " Contador, qui aura 31 ans en décembre, n'a pas l'intention de mettre fin à sa carrière sans enlever une troisième fois le Tour de France.Il va certainement préparer le Tour 2014 autrement que l'hiver dernier. À la demande des sponsors et des organisateurs, Contador avait effectué la navette entre Madrid, Copenhague, Moscou, Dubaï, l'Argentine et Oman avant de tomber malade en Europe, touchée par une vague de froid. Cet hiver, il va s'astreindre à moins de voyages, à plus de stages en altitude et il va poser les jalons de sa forme avec prudence.Philippe Mauduit, son accompagnateur, constate que son leader affiche déjà plus de grinta. " L'année dernière, Alberto s'est senti libéré à la fin de sa suspension. Un poids est tombé de ses épaules mais cela n'a pas été sans conséquences. Il était trop relax pendant les stages hivernaux. Il n'a changé que quelques semaines avant le Tour, trop tard. "Depuis le Tour, Contador sait contre qui il se bat, selon Mauduit. " Alberto veut répondre à ses détracteurs. Cet esprit de revanche est très important car il marche à la guerre psychologique. Son opération au cerveau en 2004, l'arrestation de son directeur d'équipe, Manolo Saiz, en 2006, la non-sélection d'Astana en 2008, sa rivalité avec Armstrong en 2009, puis sa suspension : il a tiré sa force de tous ces événements. Pour l'heure, il n'a qu'une idée en tête : remporter le prochain Tour. "Par Benedict Vanclooster