Lors de l'arrivée de l'étape de vendredi dernier qui menait le peloton vers Saint-Etienne, Jasper Philipsen se montrait frustré. Un jeu tactique bizarre des équipes de sprinteurs et la chute de Caleb Ewan, avaient permis aux échappés de s'offir le bouquet du jour, celui-ci revenant à Mads Pedersen. "Depuis combien de temps n'avons nous pas eu aussi peu de sprints après presque deux semaines de Tour ?" soupirait Philipsen après cette occasion manquée.

Heureusement pour le Limbourgeois, le grand emballage final s'est finalement produit ce dimanche, à Carcassonne. Une chance qu'il a saisie à deux mains. En partie parce que Wout van Aert payait peut-être sa petite escapade de 40 kilomètres en début d'étape, ce qui a permis de contrôler l'échappée du jour, seulement forte de deux autres coureurs. De plus, en cette fin de la deuxième semaine, des températures atteignant les quarante degrés ont sans doute aussi dissuadé les éternels baroudeurs de cette Grande Boucle.

Pourtant, il ne s'agissait pas vraiment d'un sprint massif du peloton, puisque seuls 52 coureurs restaient en lice pour la victoire d'étape dans les rues de Carcassonne. Les sprinteurs comme Caleb Ewan et Fabio Jakobsen ont lâché prise avec les côtes que l'on retrouvait dans la finale. Dylan Groenewegen, un moment distancé, a été en mesure de recoller dans le groupe principal. Mais il n'avait plus assez de force pour conclure.

Le bilan après 15 étapes du Tour : 2,5 sprints massifs, dont deux "vrais" lors du week-end d'ouverture au Danemark. Et encore, l'on peut remercier les dieux du vent sans quoi le scénario eut sans doute été tout autre si des bordures avaient provoqué l'éclatement du peloton en plusieurs morceaux.

Si peu de sprints massifs après deux semaines de Tour, c'est tout simplement sans précédent dans le cyclisme "moderne". Le plus petit nombre jusque là etait trois sprints massifs lors des éditions de 2000, 01 et 02.

Lors de la dernière semaine, il y en aura au maximum deux autres : sauf accident à Paris, et peut-être le vendredi dans l'étape de transition vers Cahors. Mais pour cette dernière, l'on a aucune certitude, car dans le passé, une telle étape a majoritairement souri à des échappés.

Un parcours spécifique

Le fait que les sprinters n'en aient pas pour leur argent cette année s'explique en partie par le parcours dessiné pour ce Tour de France. ASO veut limiter le nombre d'étapes "ennuyeuses", qui souvent profitent aux sprinters. Ainsi, même les étapes dites de transition deviennent de plus en plus "vallonnées".

Dans ce Tour, seules cinq étapes affichaient moins de 1500 mètres de dénivelé positif, et l'une des cinq était parsemée de 20 km de pavés... D'autres étapes, comme celles de Calais, Longwy, Lausanne, Saint-Étienne et Carcassonne, étaient truffées de (nombreuses) montées. A Longwy et à Lausanne, on les retrouvait même dans les derniers kilomètres.

Elles étaient taillées sur mesure pour le "nouveau" cyclisme, avec comme porte-drapeaux Wout van Aert et Tadej Pogacar. Le maître d'oeuvre du parcours, Thierry Gouvenou, avait également supposé, lors de l'élaboration du tracé 2022, que deux autres puncheurs augmenteraient encore la qualité du spectacle. Mais Julian Alaphilippe, longtemps blessé après une lourde chute à Liège-Bastogne-Liège, n'a finalement pas pris le départ et Mathieu van der Poel, n'a tout simplement jamais été dans le coup, jusqu'à son abandon dans l'étape se terminant au sommet du col du Granon. Non sans avoir tenté un dernier coup en compagnie de son éternel rival van Aert.

Record de vitesse

Même sans Alaphilippe et Van der Poel, le Tour n'a jamais autant connu autant le chaos. Non seulement à cause du parcours, mais aussi de l'élément perturbateur Wout van Aert, surnommé "l'agent du chaos" par France-Télévision.Il y a aussi eu ce pustch complètement fou de la Jumbo-Visma dans la terrible étape menant au sommet du col du Granon. L'augmentation du niveau général du peloton et la présence de coureurs de renom dans les échappées a aussi rendu ces dernières plus difficiles à contrôler pour les équipes de sprinteurs. Les Bob Jungels, Magnus Cort, Tom Pidcock, Mads Pedersen et Michael Matthews possèdent tous de très grandes courses à leur palmarès.

Et quand une étape se termine quand même par un sprint massif, comme c'était le cas à Carcassonne, c'est après un final très rapide. Lors de celui-ci, BORA-Hansgrohe et surtout Trek-Segafredo, ont augmenté le tempo pour se débarrasser de coureurs comme Fabio Jakobsen.

La moyenne de cette étape est d'ailleurs de 45,429 km par heure (!), malgré un dénivelé positif de 2400 mètres et une distance de 200 km. Il s'agit de l'une des huit étapes en ligne de ce Tour lors de laquelle le vainqueur franchit la ligne d'arrivée à plus de 44 km/heure.

La vitesse moyenne après 15 jours de course est d'ailleurs de 42,478 km par heure. Cela aussi est sans précédent dans le Tour. C'est 400 mètres par heure de plus qu'en 2013 (le précédent record après deux semaines), et plus de 0,8 km/h après 15 étapes qu'en 2005. Cette anné-là, au terme des 21 jours, on avait atteint la vitesse moyenne la plus élevée de l'histoire du Tour : 41,654 km par heure.

L'invincible Jumbo-Visma a vu son château s'effriter en une étape

Avec trois étapes de montagne, deux étapes de plat et un long contre-la-montre plat encore à venir, ce record de vitesse a de grandes chances d'être battu dimanche prochain.

Il est probable qu'au cours de la troisième semaine, malgré la fatigue qui s'accumule, le chaos régnera encore en roi sur les routes du Tour.

La Jumbo-Visma, l'équipe du porteur du maillot jaune Jonas Vingegaard, ne compte plus que cinq coureurs pour contrôler la course, après dû subir les abandons, en une seule journée, des grimpeurs Primoz Roglic et Steven Kruijswijk. Deux hommes importants, qui ont déjà figuré par le passé sur le podium de la Grande Boucle. Un autre Jumbo, notre compatriote Tiesj Benoot, est blessé et meurtri dans sa chair après avoir chuté avec Vingegaard en direction de Carcassonne.

Ainsi, Wout van Aert devient encore plus important comme ange-gardien du maillot jaune. Sa tâche jusqu'à vendredi devrait être de rester le plus souvent possible aux côtés du Danois. Fini les échappées, sachant que le maillot vert ne peut plus lui échapper, sauf covid ou chute, étant donné les 196 points d'avance qu'il possède sur Tadej Pogacar et les 202 sur Jasper Philipsen (alors qu'il ne reste plus que 290 points à gagner, dont 140 sur deux étapes de plat).

Jeu psychologique

Il sera nécessaire de garder ous contrôle Tadej Pogacar qui n'a certainement pas dit son dernier mot, surtout en voyant l'équipe de son rival être aussi lourdement touchée. Le Slovène va tout faire pour réduire au maximum l'écart de 2 minutes et 22 secondes sur Vingegaard, voire le rattraper, avant un contre-la-montre final à Rocamadour qui pourrait s'avérer haletant si les deux hommes n'étaient plus séparés que par une poignée de secondes.

Dans la dernière étape pyrénéenne qui emmènera les coureurs au sommet d'Hautacam, et pourquoi pas en lançant déjà son offensive sur le très raide Col de Spandelles, Pogacar trouvera le terrain de jeu nécessaire à un coup de force. Samedi dernier, dans l'étape vers Mende, Pogi a déjà tenté sa chance à 180 km de l'arrivée et a même demandé aux INEOS-Grenadiers de lui prêter main forte. Sa défaillance sur Col du Granon semble donc un mauvais souvenir. Après cette étape, Pogacar a également prétendu avoir recueilli "beaucoup d'informations" sur les coureurs de Jumbo-Visma, leur état de fatigue et la pression qu'ils subissent. Et à ce moment, Roglic et Kruijswijk, deux piliers de la formation néerlandaise en haute montagne, n'avaient pas encore été contraints de renoncer.

Le tenant du titre peut maintenant faire ce qu'il aime le plus : freiner à fond et attaquer. Pourtant, malgré le super serviteur Wout van Aert, ce sont surtout les jambes et la résistance au stress du Danois qui permettront à Jumbo-Visma de garder sa citadelle jaune.

Les autres membres du top 10 vont probablement jouer la sécurité, même les INEOS Grenadiers avec Geraint Thomas. Le vétéran gallois n'a qu'une chose à faire : s'accrocher à la roue arrière de Pogacar. Pour Vingegaard, il s'agira de garder la tête froide alors que son premier maillot jaune est en jeu. Ce ne sera pas facile s'il est souvent attaqué, surtout avec une équipe désormais moins costaude qu'espérée.

Ces circonstances, le Slovène s'en est toujours accommodé, alors que l'actuel porteur du maillot jaune est plus connu pour être quelqu'un de stressé. Il a cependant confié s'être beaucoup amélioré grâce à un préparateur mental, mais cela ne l'a pas empêché de paniquer pendant l'étape des pavés lorsqu'il a eu des problèmes de matériel.

Une chose est certaine : aucune équipe ne sera supérieure et dominatrice lors de cette dernière semaine. C'est sans doute pour ça qu'il faut s'attendre à un nouveau chantier. Ce qui fera le bonheur tant des fans de cyclisme que des documentalistes de Netflix.

Lors de l'arrivée de l'étape de vendredi dernier qui menait le peloton vers Saint-Etienne, Jasper Philipsen se montrait frustré. Un jeu tactique bizarre des équipes de sprinteurs et la chute de Caleb Ewan, avaient permis aux échappés de s'offir le bouquet du jour, celui-ci revenant à Mads Pedersen. "Depuis combien de temps n'avons nous pas eu aussi peu de sprints après presque deux semaines de Tour ?" soupirait Philipsen après cette occasion manquée.Heureusement pour le Limbourgeois, le grand emballage final s'est finalement produit ce dimanche, à Carcassonne. Une chance qu'il a saisie à deux mains. En partie parce que Wout van Aert payait peut-être sa petite escapade de 40 kilomètres en début d'étape, ce qui a permis de contrôler l'échappée du jour, seulement forte de deux autres coureurs. De plus, en cette fin de la deuxième semaine, des températures atteignant les quarante degrés ont sans doute aussi dissuadé les éternels baroudeurs de cette Grande Boucle.Pourtant, il ne s'agissait pas vraiment d'un sprint massif du peloton, puisque seuls 52 coureurs restaient en lice pour la victoire d'étape dans les rues de Carcassonne. Les sprinteurs comme Caleb Ewan et Fabio Jakobsen ont lâché prise avec les côtes que l'on retrouvait dans la finale. Dylan Groenewegen, un moment distancé, a été en mesure de recoller dans le groupe principal. Mais il n'avait plus assez de force pour conclure. Le bilan après 15 étapes du Tour : 2,5 sprints massifs, dont deux "vrais" lors du week-end d'ouverture au Danemark. Et encore, l'on peut remercier les dieux du vent sans quoi le scénario eut sans doute été tout autre si des bordures avaient provoqué l'éclatement du peloton en plusieurs morceaux.Si peu de sprints massifs après deux semaines de Tour, c'est tout simplement sans précédent dans le cyclisme "moderne". Le plus petit nombre jusque là etait trois sprints massifs lors des éditions de 2000, 01 et 02.Lors de la dernière semaine, il y en aura au maximum deux autres : sauf accident à Paris, et peut-être le vendredi dans l'étape de transition vers Cahors. Mais pour cette dernière, l'on a aucune certitude, car dans le passé, une telle étape a majoritairement souri à des échappés.Le fait que les sprinters n'en aient pas pour leur argent cette année s'explique en partie par le parcours dessiné pour ce Tour de France. ASO veut limiter le nombre d'étapes "ennuyeuses", qui souvent profitent aux sprinters. Ainsi, même les étapes dites de transition deviennent de plus en plus "vallonnées".Dans ce Tour, seules cinq étapes affichaient moins de 1500 mètres de dénivelé positif, et l'une des cinq était parsemée de 20 km de pavés... D'autres étapes, comme celles de Calais, Longwy, Lausanne, Saint-Étienne et Carcassonne, étaient truffées de (nombreuses) montées. A Longwy et à Lausanne, on les retrouvait même dans les derniers kilomètres.Elles étaient taillées sur mesure pour le "nouveau" cyclisme, avec comme porte-drapeaux Wout van Aert et Tadej Pogacar. Le maître d'oeuvre du parcours, Thierry Gouvenou, avait également supposé, lors de l'élaboration du tracé 2022, que deux autres puncheurs augmenteraient encore la qualité du spectacle. Mais Julian Alaphilippe, longtemps blessé après une lourde chute à Liège-Bastogne-Liège, n'a finalement pas pris le départ et Mathieu van der Poel, n'a tout simplement jamais été dans le coup, jusqu'à son abandon dans l'étape se terminant au sommet du col du Granon. Non sans avoir tenté un dernier coup en compagnie de son éternel rival van Aert.Même sans Alaphilippe et Van der Poel, le Tour n'a jamais autant connu autant le chaos. Non seulement à cause du parcours, mais aussi de l'élément perturbateur Wout van Aert, surnommé "l'agent du chaos" par France-Télévision.Il y a aussi eu ce pustch complètement fou de la Jumbo-Visma dans la terrible étape menant au sommet du col du Granon. L'augmentation du niveau général du peloton et la présence de coureurs de renom dans les échappées a aussi rendu ces dernières plus difficiles à contrôler pour les équipes de sprinteurs. Les Bob Jungels, Magnus Cort, Tom Pidcock, Mads Pedersen et Michael Matthews possèdent tous de très grandes courses à leur palmarès.Et quand une étape se termine quand même par un sprint massif, comme c'était le cas à Carcassonne, c'est après un final très rapide. Lors de celui-ci, BORA-Hansgrohe et surtout Trek-Segafredo, ont augmenté le tempo pour se débarrasser de coureurs comme Fabio Jakobsen.La moyenne de cette étape est d'ailleurs de 45,429 km par heure (!), malgré un dénivelé positif de 2400 mètres et une distance de 200 km. Il s'agit de l'une des huit étapes en ligne de ce Tour lors de laquelle le vainqueur franchit la ligne d'arrivée à plus de 44 km/heure.La vitesse moyenne après 15 jours de course est d'ailleurs de 42,478 km par heure. Cela aussi est sans précédent dans le Tour. C'est 400 mètres par heure de plus qu'en 2013 (le précédent record après deux semaines), et plus de 0,8 km/h après 15 étapes qu'en 2005. Cette anné-là, au terme des 21 jours, on avait atteint la vitesse moyenne la plus élevée de l'histoire du Tour : 41,654 km par heure.Avec trois étapes de montagne, deux étapes de plat et un long contre-la-montre plat encore à venir, ce record de vitesse a de grandes chances d'être battu dimanche prochain.Il est probable qu'au cours de la troisième semaine, malgré la fatigue qui s'accumule, le chaos régnera encore en roi sur les routes du Tour.La Jumbo-Visma, l'équipe du porteur du maillot jaune Jonas Vingegaard, ne compte plus que cinq coureurs pour contrôler la course, après dû subir les abandons, en une seule journée, des grimpeurs Primoz Roglic et Steven Kruijswijk. Deux hommes importants, qui ont déjà figuré par le passé sur le podium de la Grande Boucle. Un autre Jumbo, notre compatriote Tiesj Benoot, est blessé et meurtri dans sa chair après avoir chuté avec Vingegaard en direction de Carcassonne.Ainsi, Wout van Aert devient encore plus important comme ange-gardien du maillot jaune. Sa tâche jusqu'à vendredi devrait être de rester le plus souvent possible aux côtés du Danois. Fini les échappées, sachant que le maillot vert ne peut plus lui échapper, sauf covid ou chute, étant donné les 196 points d'avance qu'il possède sur Tadej Pogacar et les 202 sur Jasper Philipsen (alors qu'il ne reste plus que 290 points à gagner, dont 140 sur deux étapes de plat).Il sera nécessaire de garder ous contrôle Tadej Pogacar qui n'a certainement pas dit son dernier mot, surtout en voyant l'équipe de son rival être aussi lourdement touchée. Le Slovène va tout faire pour réduire au maximum l'écart de 2 minutes et 22 secondes sur Vingegaard, voire le rattraper, avant un contre-la-montre final à Rocamadour qui pourrait s'avérer haletant si les deux hommes n'étaient plus séparés que par une poignée de secondes. Dans la dernière étape pyrénéenne qui emmènera les coureurs au sommet d'Hautacam, et pourquoi pas en lançant déjà son offensive sur le très raide Col de Spandelles, Pogacar trouvera le terrain de jeu nécessaire à un coup de force. Samedi dernier, dans l'étape vers Mende, Pogi a déjà tenté sa chance à 180 km de l'arrivée et a même demandé aux INEOS-Grenadiers de lui prêter main forte. Sa défaillance sur Col du Granon semble donc un mauvais souvenir. Après cette étape, Pogacar a également prétendu avoir recueilli "beaucoup d'informations" sur les coureurs de Jumbo-Visma, leur état de fatigue et la pression qu'ils subissent. Et à ce moment, Roglic et Kruijswijk, deux piliers de la formation néerlandaise en haute montagne, n'avaient pas encore été contraints de renoncer.Le tenant du titre peut maintenant faire ce qu'il aime le plus : freiner à fond et attaquer. Pourtant, malgré le super serviteur Wout van Aert, ce sont surtout les jambes et la résistance au stress du Danois qui permettront à Jumbo-Visma de garder sa citadelle jaune.Les autres membres du top 10 vont probablement jouer la sécurité, même les INEOS Grenadiers avec Geraint Thomas. Le vétéran gallois n'a qu'une chose à faire : s'accrocher à la roue arrière de Pogacar. Pour Vingegaard, il s'agira de garder la tête froide alors que son premier maillot jaune est en jeu. Ce ne sera pas facile s'il est souvent attaqué, surtout avec une équipe désormais moins costaude qu'espérée.Ces circonstances, le Slovène s'en est toujours accommodé, alors que l'actuel porteur du maillot jaune est plus connu pour être quelqu'un de stressé. Il a cependant confié s'être beaucoup amélioré grâce à un préparateur mental, mais cela ne l'a pas empêché de paniquer pendant l'étape des pavés lorsqu'il a eu des problèmes de matériel.Une chose est certaine : aucune équipe ne sera supérieure et dominatrice lors de cette dernière semaine. C'est sans doute pour ça qu'il faut s'attendre à un nouveau chantier. Ce qui fera le bonheur tant des fans de cyclisme que des documentalistes de Netflix.