Un peu moins de quatre semaines après son titre de champion du monde de cyclo-cross à Fayetteville, Tom Pidcock sera au départ de la première course belge samedi. Entre-temps, il est parti en vacances à New York, a effectué une courte période d'entraînement avant de participer au Tour d'Algarve qui s'est terminé dimanche avec la victoire de Remco Evenepoel.

Le coureur d'INEOS-Grenadier a pour sa part abandonné dans la dernière étape après une chute à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée. Il est tombé sur la tête (son casque était endommagé, comme le montre une photo qu'il a publiée sur Strava), mais sans conséquences graves.

On fut rassuré dès le lendemain lorsque Pidcock a effectué une course matinale de 6 km à une vitesse moyenne de 14,6 km par heure.

Reste à savoir si sa condition sera suffisante pour se mêler à la lutte pour la victoire dans ce circuit Het Nieuwsblad. Mais avec un garçon aussi doué que le Britannique de 22 ans, tout semble possible.

L'année dernière, il s'était plutôt montré à son avantage dans la course d'ouverture, en se glissant au sein d'un beau groupe d'échappés comprenant le champion du monde Julian Alaphilippe, Sep Vanmarcke et Greg Van Avermaet. Cependant, ils avaient été rattrapés et Pidcock avait terminé à la 55e place du côté de Ninove. Il s'était relevé en compagnie d'autres coureurs dans le dernier kilomètre, laissant un groupe de 45 coureurs se disputer la victoire.

Le lendemain, Pidcock n'a pas connu, de son propre aveu, une grande journée sur les routes de Kuurne-Bruxelles-Kuurne, ce qui ne l'a pas empêché de sprinter pour la victoire et de décrocher une troisième place derrière Mads Pedersen et Anthony Turgis.

Trop tôt pour Pidcock ?

La différence avec l'année dernière est que Pidcock arrive au départ de ce week-end d'ouverture de la saison cycliste belge dans la peau d'un champion du monde de cyclo-cross en titre, alors qu'il n'avait terminé qu'à la quatrième lors de l'édition 2021 du Mondial qui se disputait sur la plage et l'hippodrome d'Ostende.

Tom Pidcock ne portera évidemment pas son beau maillot arc-en-ciel de champion du monde de cyclo-cross lors du week-end d'ouverture de la saison cycliste belge, belga
Tom Pidcock ne portera évidemment pas son beau maillot arc-en-ciel de champion du monde de cyclo-cross lors du week-end d'ouverture de la saison cycliste belge © belga

Rien que sa participation est en soi un petit événement. Dans l'histoire, seuls quatre coureurs ont jusqu'à présent remporté l'or du championnat du monde de cyclo-cross avant de prendre part au Volk, repatisé depuis circuit Het Nieuwsblad. Il s'agit bien sûr de Wout van Aert en 2018, mais aussi de Zdenek Stybar en 2014, de Dominique Arnould en 1993 et de Roger De Vlaeminck en 1975.

Pour les trois premiers cités, l'Omloop est arrivé très rapidement après leur campagne hivernale dans les labourés.

Wout van Aert a terminé 32e en 2018, à peine 13 jours après son dernier cross à Hoogstraten et trois semaines après son titre mondial à Valkenburg (sans course sur route entre les deux).

Zdenek Stybar a pris la 29e place de l'édition 2014, quatre semaines après sa victoire aux championnats du monde de cyclo-cross à Hoogerheide. Mais il avait déjà couru sur route avant cela avec des participations au Trofeo Serra de Tramuntana et au Tour d'Oman.

Dominique Arnould n'a terminé qu'à la 83e position du Volk de 1993. Il avait disputé sa dernière course de cyclo-cross à Harnes 20 jours auparavant. Quatre semaines avant l'Omloop, il avait remporté le titre mondial de cyclo-cross à Corva. Il s'était aussi aligné sur la route en participant au Tour du Haut Var.

Un Gitan pas loin du doublé

En revanche, Roger De Vlaeminck est passé tout près de la victoire en 1975. Le 26 janvier, le Gitan s'offrait son premier et dernier maillot arc-en-ciel de cyclo-cross chez les professionnels. C'était à Melchnau. Le 20 février, il passe de la boue à l'asphalte en prenant la troisième place du Trofeo Laigueglia, course d'ouverture de la saison italienne. Deux jours, plus tard, il s'offre trois étapes sur le Tour de Sardaigne et termine deux fois à la quatrième place. Le Gitan est en grande forme pour aborder le Volk.

Trois jours après la Sardaigne, De Vlaeminck revient en Belgique et termine quatrième de la course d'ouverture à 56 secondes d'un Joseph Bruyère, vainqueur en solitaire et 19 secondes après le duo Patrick Sercu (deuxième et José De Cauwer (troisième).

Une victoire en tant que néo-pro

L'ancien coureur de la mythique équipe Brooklyn a donc manqué de peu un doublé exceptionnel. Il a cependant inscrit l'Omloop à deux reprises sur son impressionnant palmarès.

En 1969, il est alors un néo-professionnel âgé de 21 ans qui se débrouille très bien sur le parcours qui partait de Gand pour finir aussi à Gand. Une semaine après avoir remporté la médaille d'argent aux championnats du monde de cyclo-cross amateurs à Magstadt (derrière René De Clercq), il s'offre le Volk dans la foulée, soit sa toute première course professionnelle sur route. Le lendemain, le dimanche 2 mars, Roger De Vlaeminck reprenait le chemin des labourés pour finir derrière son frère Eric lors du cross d'Overboelare.

En 1970, De Vlaeminck a failli réaliser un autre doublé. Le 22 février, il termine quatrième de son premier championnat du monde de cyclo-cross professionnel à Zolder. La semaine suivante, il prend la huitième de l'Omloop Het Volk, sa première course sur route de la saison. Un jour plus tard, il lève les bras à l'arrivée de Kuurne-Brussels-Kuurne, devant Eric Leman.

Neuf ans plus tard (1979), le Gitan remporte la course d'ouverture belge pour la deuxième et dernière fois de sa carrière. Mais il avait été contraint à l'abandon lors des très pluvieux championnats du monde de cyclo-cross à Saccolongo.

Tom Pidcock, champion du monde pro de cyclo-cross en titre, réalisera-t-il, ce samedi, un doublé unique en devançant tout le peloton à Ninove ? Roger De Vlaeminck, un fervent partisan de la combinaison cyclo-cross et route, serait (probablement) ravi si cela se produisait.

Un peu moins de quatre semaines après son titre de champion du monde de cyclo-cross à Fayetteville, Tom Pidcock sera au départ de la première course belge samedi. Entre-temps, il est parti en vacances à New York, a effectué une courte période d'entraînement avant de participer au Tour d'Algarve qui s'est terminé dimanche avec la victoire de Remco Evenepoel. Le coureur d'INEOS-Grenadier a pour sa part abandonné dans la dernière étape après une chute à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée. Il est tombé sur la tête (son casque était endommagé, comme le montre une photo qu'il a publiée sur Strava), mais sans conséquences graves. On fut rassuré dès le lendemain lorsque Pidcock a effectué une course matinale de 6 km à une vitesse moyenne de 14,6 km par heure.Reste à savoir si sa condition sera suffisante pour se mêler à la lutte pour la victoire dans ce circuit Het Nieuwsblad. Mais avec un garçon aussi doué que le Britannique de 22 ans, tout semble possible. L'année dernière, il s'était plutôt montré à son avantage dans la course d'ouverture, en se glissant au sein d'un beau groupe d'échappés comprenant le champion du monde Julian Alaphilippe, Sep Vanmarcke et Greg Van Avermaet. Cependant, ils avaient été rattrapés et Pidcock avait terminé à la 55e place du côté de Ninove. Il s'était relevé en compagnie d'autres coureurs dans le dernier kilomètre, laissant un groupe de 45 coureurs se disputer la victoire.Le lendemain, Pidcock n'a pas connu, de son propre aveu, une grande journée sur les routes de Kuurne-Bruxelles-Kuurne, ce qui ne l'a pas empêché de sprinter pour la victoire et de décrocher une troisième place derrière Mads Pedersen et Anthony Turgis.La différence avec l'année dernière est que Pidcock arrive au départ de ce week-end d'ouverture de la saison cycliste belge dans la peau d'un champion du monde de cyclo-cross en titre, alors qu'il n'avait terminé qu'à la quatrième lors de l'édition 2021 du Mondial qui se disputait sur la plage et l'hippodrome d'Ostende.Rien que sa participation est en soi un petit événement. Dans l'histoire, seuls quatre coureurs ont jusqu'à présent remporté l'or du championnat du monde de cyclo-cross avant de prendre part au Volk, repatisé depuis circuit Het Nieuwsblad. Il s'agit bien sûr de Wout van Aert en 2018, mais aussi de Zdenek Stybar en 2014, de Dominique Arnould en 1993 et de Roger De Vlaeminck en 1975.Pour les trois premiers cités, l'Omloop est arrivé très rapidement après leur campagne hivernale dans les labourés.Wout van Aert a terminé 32e en 2018, à peine 13 jours après son dernier cross à Hoogstraten et trois semaines après son titre mondial à Valkenburg (sans course sur route entre les deux).Zdenek Stybar a pris la 29e place de l'édition 2014, quatre semaines après sa victoire aux championnats du monde de cyclo-cross à Hoogerheide. Mais il avait déjà couru sur route avant cela avec des participations au Trofeo Serra de Tramuntana et au Tour d'Oman.Dominique Arnould n'a terminé qu'à la 83e position du Volk de 1993. Il avait disputé sa dernière course de cyclo-cross à Harnes 20 jours auparavant. Quatre semaines avant l'Omloop, il avait remporté le titre mondial de cyclo-cross à Corva. Il s'était aussi aligné sur la route en participant au Tour du Haut Var.En revanche, Roger De Vlaeminck est passé tout près de la victoire en 1975. Le 26 janvier, le Gitan s'offrait son premier et dernier maillot arc-en-ciel de cyclo-cross chez les professionnels. C'était à Melchnau. Le 20 février, il passe de la boue à l'asphalte en prenant la troisième place du Trofeo Laigueglia, course d'ouverture de la saison italienne. Deux jours, plus tard, il s'offre trois étapes sur le Tour de Sardaigne et termine deux fois à la quatrième place. Le Gitan est en grande forme pour aborder le Volk.Trois jours après la Sardaigne, De Vlaeminck revient en Belgique et termine quatrième de la course d'ouverture à 56 secondes d'un Joseph Bruyère, vainqueur en solitaire et 19 secondes après le duo Patrick Sercu (deuxième et José De Cauwer (troisième).L'ancien coureur de la mythique équipe Brooklyn a donc manqué de peu un doublé exceptionnel. Il a cependant inscrit l'Omloop à deux reprises sur son impressionnant palmarès.En 1969, il est alors un néo-professionnel âgé de 21 ans qui se débrouille très bien sur le parcours qui partait de Gand pour finir aussi à Gand. Une semaine après avoir remporté la médaille d'argent aux championnats du monde de cyclo-cross amateurs à Magstadt (derrière René De Clercq), il s'offre le Volk dans la foulée, soit sa toute première course professionnelle sur route. Le lendemain, le dimanche 2 mars, Roger De Vlaeminck reprenait le chemin des labourés pour finir derrière son frère Eric lors du cross d'Overboelare.En 1970, De Vlaeminck a failli réaliser un autre doublé. Le 22 février, il termine quatrième de son premier championnat du monde de cyclo-cross professionnel à Zolder. La semaine suivante, il prend la huitième de l'Omloop Het Volk, sa première course sur route de la saison. Un jour plus tard, il lève les bras à l'arrivée de Kuurne-Brussels-Kuurne, devant Eric Leman.Neuf ans plus tard (1979), le Gitan remporte la course d'ouverture belge pour la deuxième et dernière fois de sa carrière. Mais il avait été contraint à l'abandon lors des très pluvieux championnats du monde de cyclo-cross à Saccolongo. Tom Pidcock, champion du monde pro de cyclo-cross en titre, réalisera-t-il, ce samedi, un doublé unique en devançant tout le peloton à Ninove ? Roger De Vlaeminck, un fervent partisan de la combinaison cyclo-cross et route, serait (probablement) ravi si cela se produisait.