Christopher Froome, nouveau patron. Favori au départ du Tour de France 2013 en Corse, le "Kenyan blanc" a été fidèle aux pronostics en terminant dimanche en jaune à Paris. Une accélération dans la première étape pyrénéenne d'Ax 3 Domaines, a dit la messe de cette 100e édition. Le leader de l'équipe Sky est un niveau au-dessus des autres. Entre deux contre-la-montre où il a augmenté son avance sur les autres leaders, il s'est adjugé le Mont Ventoux, clouant sur place Alberto Contador et les autres d'une impressionnante accélération cul à la selle. Bon partout et surtout en montagne, le coureur de 28 ans a le potentiel pour remporter d'autres Tours. L'ère Froome n'en est qu'à ses débuts.

Sky, intouchable

L'équipe britannique, lancée en 2010, donne un nouveau gagnant après Bradley Wiggins en 2012. La réussite de Froome est aussi le triomphe de Dave Brailsford, manager des razzias olympiques à Pékin et Londres sur piste. Les Sky ont tout pour eux: le plus gros budget, les meilleurs experts et les meilleurs coureurs sur des courses à étapes. Nutrition, statistiques, reconnaissance, entraînement, technologie, communication: cette équipe, parce qu'elle en a les moyens, maîtrise mieux que les autres ces points de détail qui peuvent faire la différence. Les autres commencent d'ailleurs à s'en inspirer. Un changement d'ère.

Déception pour Alberto Contador et Mark Cavendish

Absent du Tour 2012, battu au Tour 2011, privé de son titre en 2010, l'Espagnol de 30 ans se savait au défi. Il est systématiquement battu sur les contre-la-montre individuel et n'avait pas les jambes pour disputer la victoire en montagne. Le bizuth colombien de 23 ans, Nairo Quintana, lui a même chipé sa 2e place au général. Mark Cavendish accuse-t-il lui aussi un déclin? Après des années à faire main basse sur les sprints, il n'a gagné que deux étapes sur ce Tour 2013. La révélation Allemande Marcel Kittel s'en est adjugé quatre, dont celle des Champs-Elysées, que le Britannique trustait depuis 2009. Vous avez dit changement d'ère?

Dopage, la grande crainte

"Voici un maillot jaune qui résistera à l'épreuve du temps", assure Christopher Froome. Les performances du Britannique en montagne ont impressionné. La Sky de Dave Brailsford défend une politique drastique contre le dopage, écartant le moindre membre de l'équipe qui aurait eu par le passé un lien avec cette pratique.

Pour certains, Froome est ni plus ni moins qu'un coureur exceptionnel. Pour d'autres, il ne peut affoler à ce point les compteurs en tournant à l'eau claire. On ne sait pas encore détecter les nouveaux produits miracles, comme l'Aicar. Mais l'affaire Jalabert et les repentis de l'affaire Armstrong sont venus rappeler que les dopés n'emportent plus leur secret dans la tombe. Le dopage est-il devenu une pratique marginale dans le peloton? Le temps, seul, dira s'il s'agit bien là d'un changement d'ère.

Par Clément Daniez

Christopher Froome, nouveau patron. Favori au départ du Tour de France 2013 en Corse, le "Kenyan blanc" a été fidèle aux pronostics en terminant dimanche en jaune à Paris. Une accélération dans la première étape pyrénéenne d'Ax 3 Domaines, a dit la messe de cette 100e édition. Le leader de l'équipe Sky est un niveau au-dessus des autres. Entre deux contre-la-montre où il a augmenté son avance sur les autres leaders, il s'est adjugé le Mont Ventoux, clouant sur place Alberto Contador et les autres d'une impressionnante accélération cul à la selle. Bon partout et surtout en montagne, le coureur de 28 ans a le potentiel pour remporter d'autres Tours. L'ère Froome n'en est qu'à ses débuts. Sky, intouchableL'équipe britannique, lancée en 2010, donne un nouveau gagnant après Bradley Wiggins en 2012. La réussite de Froome est aussi le triomphe de Dave Brailsford, manager des razzias olympiques à Pékin et Londres sur piste. Les Sky ont tout pour eux: le plus gros budget, les meilleurs experts et les meilleurs coureurs sur des courses à étapes. Nutrition, statistiques, reconnaissance, entraînement, technologie, communication: cette équipe, parce qu'elle en a les moyens, maîtrise mieux que les autres ces points de détail qui peuvent faire la différence. Les autres commencent d'ailleurs à s'en inspirer. Un changement d'ère. Déception pour Alberto Contador et Mark CavendishAbsent du Tour 2012, battu au Tour 2011, privé de son titre en 2010, l'Espagnol de 30 ans se savait au défi. Il est systématiquement battu sur les contre-la-montre individuel et n'avait pas les jambes pour disputer la victoire en montagne. Le bizuth colombien de 23 ans, Nairo Quintana, lui a même chipé sa 2e place au général. Mark Cavendish accuse-t-il lui aussi un déclin? Après des années à faire main basse sur les sprints, il n'a gagné que deux étapes sur ce Tour 2013. La révélation Allemande Marcel Kittel s'en est adjugé quatre, dont celle des Champs-Elysées, que le Britannique trustait depuis 2009. Vous avez dit changement d'ère? Dopage, la grande crainte"Voici un maillot jaune qui résistera à l'épreuve du temps", assure Christopher Froome. Les performances du Britannique en montagne ont impressionné. La Sky de Dave Brailsford défend une politique drastique contre le dopage, écartant le moindre membre de l'équipe qui aurait eu par le passé un lien avec cette pratique. Pour certains, Froome est ni plus ni moins qu'un coureur exceptionnel. Pour d'autres, il ne peut affoler à ce point les compteurs en tournant à l'eau claire. On ne sait pas encore détecter les nouveaux produits miracles, comme l'Aicar. Mais l'affaire Jalabert et les repentis de l'affaire Armstrong sont venus rappeler que les dopés n'emportent plus leur secret dans la tombe. Le dopage est-il devenu une pratique marginale dans le peloton? Le temps, seul, dira s'il s'agit bien là d'un changement d'ère. Par Clément Daniez