Armstrong a renoncé la semaine dernière à continuer son combat juridique contre l'Usada, qui l'accuse de s'être dopé durant sa carrière. L'Usada a pris cette décision pour un aveu de culpabilité et a dépossédé le Texan de tous ses résultats depuis le 1er août 1998, dont ses victoires consécutives sur le Tour (de 1999 à 2005), radiant en outre Armstrong à vie du cyclisme professionnel.

"Si Armstrong avait été honnête et avait collaboré, nous aurions respecté la prescription", a déclaré Tygart. La prescription étant de huit ans, Armstrong n'aurait perdu que ses victoires sur le Tour 2004 et 2005. Tygart a ajouté que la suspension à vie du Texan pouvait être revue à la baisse, si celui-ci témoignait sur le dopage.

Selon les avocats de Lance Armstrong, seule l'UCI (Union cycliste internationale) peut prononcer une sanction, un argument que réfute le patron de l'Usada. "L'UCI et l'AMA (Agence mondiale antidopage) peuvent aller en appel de la suspension, mais tant que cela n'est pas le cas, elle est d'application", a-t-il précisé.

Depuis qu'il a été sanctionné, l'ancien coureur a reçu de nombreuses marques de soutien. C'est aussi le cas de l'Usada, d'après Tygart. "Des parents et d'autres qui défendent un sport propre et intègre nous ont remercié. Nous faisons juste notre travail. Il n'est pas question d'une vengeance personnelle".

Armstrong était "prévenu avant tous les contrôles"

L'Usada, sur la foi de "plus d'une douzaine" de témoignages et de "données scientifiques", accuse Armstrong de s'être dopé pendant des années, ce que conteste l'Américain, qui rappelle à l'envi qu'il n'a jamais été contrôlé positif malgré les centaines de tests qu'il a subis durant sa carrière.

Comment le Texan a-t-il dès lors pu passer au travers des mailles du filet ? Michel Rieu, conseiller scientifique de l'Agence française de lutte contre le dopage l'expliquait samedi dans dans Le Monde.

"Les préleveurs ont éprouvé des difficultés à effectuer des contrôles inopinés sans que Lance Armstrong puisse bénéficier d'un délai de vingt minutes", selon Michel Rieu. "Il a été prévenu avant tout les contrôles", ajoute-t-il. "En vingt minutes, beaucoup de manipulations sont possibles. Il effectuait des perfusions de sérum physiologique pour diluer son sang. Il remplaçait sa propre urine par une urine artificielle. Il s'administrait l'EPO par petites doses. La substance était indécelable. Sans les renseignements de la gendarmerie ou de la douane, il était impossible de combattre cette méthode".

Pour être informé de l'arrivée des préleveurs, Armstrong disposait de nombreux soutiens, affirme M. Rieu. "Ces appuis débordaient sur l'UCI (Union cycliste internationale, ndlr) et sur le Comité international olympique. Aussi, Lance Armstrong s'était entouré de scientifiques physiologistes, dont certains se sont défaussés par la suite", détaille-t-il. "Il avait des moyens considérables pour se protéger et mettre en place une logistique. La rumeur voulait qu'il eût fait acheminer du sang depuis les Etats-Unis dans son jet privé", ajoute-t-il.

M. Rieu assure que l'influence du coureur américain était telle, qu'il a réussi à pousser au départ l'ancien président de l'AFLD, Pierre Bordry, qui a démissionné en septembre 2010, à neuf mois de la fin de son mandat. "En octobre 2009, Armstrong est convié à un déjeuner à l'Elysée. Derrière cette visite, on sait qu'il souhaitait obtenir le départ du président de l'AFLD, Pierre Bordry. Lequel a démissionné un an plus tard. En mars 2010, Armstrong a offert un vélo au chef de l'Etat", qui était à l'époque Nicolas Sarkozy", déclare-t-il. "Quelques mois plus tard, le président de la République a profité d'une étape du Tour pour ériger Lance Armstrong en modèle de la jeunesse. Ce fut abusif", estime-t-il.

Sportfootmagazine.be, avec Belga

Armstrong a renoncé la semaine dernière à continuer son combat juridique contre l'Usada, qui l'accuse de s'être dopé durant sa carrière. L'Usada a pris cette décision pour un aveu de culpabilité et a dépossédé le Texan de tous ses résultats depuis le 1er août 1998, dont ses victoires consécutives sur le Tour (de 1999 à 2005), radiant en outre Armstrong à vie du cyclisme professionnel. "Si Armstrong avait été honnête et avait collaboré, nous aurions respecté la prescription", a déclaré Tygart. La prescription étant de huit ans, Armstrong n'aurait perdu que ses victoires sur le Tour 2004 et 2005. Tygart a ajouté que la suspension à vie du Texan pouvait être revue à la baisse, si celui-ci témoignait sur le dopage. Selon les avocats de Lance Armstrong, seule l'UCI (Union cycliste internationale) peut prononcer une sanction, un argument que réfute le patron de l'Usada. "L'UCI et l'AMA (Agence mondiale antidopage) peuvent aller en appel de la suspension, mais tant que cela n'est pas le cas, elle est d'application", a-t-il précisé. Depuis qu'il a été sanctionné, l'ancien coureur a reçu de nombreuses marques de soutien. C'est aussi le cas de l'Usada, d'après Tygart. "Des parents et d'autres qui défendent un sport propre et intègre nous ont remercié. Nous faisons juste notre travail. Il n'est pas question d'une vengeance personnelle". Armstrong était "prévenu avant tous les contrôles" L'Usada, sur la foi de "plus d'une douzaine" de témoignages et de "données scientifiques", accuse Armstrong de s'être dopé pendant des années, ce que conteste l'Américain, qui rappelle à l'envi qu'il n'a jamais été contrôlé positif malgré les centaines de tests qu'il a subis durant sa carrière. Comment le Texan a-t-il dès lors pu passer au travers des mailles du filet ? Michel Rieu, conseiller scientifique de l'Agence française de lutte contre le dopage l'expliquait samedi dans dans Le Monde. "Les préleveurs ont éprouvé des difficultés à effectuer des contrôles inopinés sans que Lance Armstrong puisse bénéficier d'un délai de vingt minutes", selon Michel Rieu. "Il a été prévenu avant tout les contrôles", ajoute-t-il. "En vingt minutes, beaucoup de manipulations sont possibles. Il effectuait des perfusions de sérum physiologique pour diluer son sang. Il remplaçait sa propre urine par une urine artificielle. Il s'administrait l'EPO par petites doses. La substance était indécelable. Sans les renseignements de la gendarmerie ou de la douane, il était impossible de combattre cette méthode". Pour être informé de l'arrivée des préleveurs, Armstrong disposait de nombreux soutiens, affirme M. Rieu. "Ces appuis débordaient sur l'UCI (Union cycliste internationale, ndlr) et sur le Comité international olympique. Aussi, Lance Armstrong s'était entouré de scientifiques physiologistes, dont certains se sont défaussés par la suite", détaille-t-il. "Il avait des moyens considérables pour se protéger et mettre en place une logistique. La rumeur voulait qu'il eût fait acheminer du sang depuis les Etats-Unis dans son jet privé", ajoute-t-il. M. Rieu assure que l'influence du coureur américain était telle, qu'il a réussi à pousser au départ l'ancien président de l'AFLD, Pierre Bordry, qui a démissionné en septembre 2010, à neuf mois de la fin de son mandat. "En octobre 2009, Armstrong est convié à un déjeuner à l'Elysée. Derrière cette visite, on sait qu'il souhaitait obtenir le départ du président de l'AFLD, Pierre Bordry. Lequel a démissionné un an plus tard. En mars 2010, Armstrong a offert un vélo au chef de l'Etat", qui était à l'époque Nicolas Sarkozy", déclare-t-il. "Quelques mois plus tard, le président de la République a profité d'une étape du Tour pour ériger Lance Armstrong en modèle de la jeunesse. Ce fut abusif", estime-t-il. Sportfootmagazine.be, avec Belga