Par Pierre Danvoye
Le dernier bilan financier publié par la Banque Nationale n'est pas bon du tout pour Charleroi. Le club a toujours une dette proche des 10 millions d'euros. Soit au moins trois fois plus qu'au moment de la reprise, en 2000, par un Abbas Bayat qu'on continue à considérer comme le grand sauveur du foot carolo. Pendant des années, on a aussi lu que le Sporting était un modèle de saine gestion. C'est étonnant.

Mehdi Bayat affirme qu'il a des pistes pour remettre le club sur le bon chemin. Il cite notamment le retour d'un ancrage carolo censé ramener le public et des sponsors. La reprise remonte au mois d'août 2012 et on n'a pas encore constaté d'effets marquants sur ces deux points. Pire, on a aussi appris qu'une réunion extraordinaire s'était tenue en fin d'année et qu'on y avait évoqué la fin pure et simple du club. Un scénario qui avait déjà été évité de justesse en 2003, quand l'ONSS avait demandé la mise en faillite. A l'époque, Abbas Bayat avait sorti un gros chèque pour sauver le Sporting. La nouvelle direction serait-elle capable de faire la même chose dans le futur s'il y avait à nouveau urgence et menace sur la survie du club ?

Treize ans après l'arrivée de la famille Bayat, le bilan a tous les niveaux est en tout cas très mauvais: dans les résultats (Charleroi jouait encore en Coupe d'Europe au milieu des années 90 !), sur le plan financier, au niveau de l'image, point de vue assistances moyennes. Un Sporting vu dans toute la Belgique comme un club sympathique, qui était rarement menacé de chute en D2, qui n'avait pas des dettes énormes et qui jouait dans un chaudron, c'était dans une autre vie.

Par Pierre Danvoye Le dernier bilan financier publié par la Banque Nationale n'est pas bon du tout pour Charleroi. Le club a toujours une dette proche des 10 millions d'euros. Soit au moins trois fois plus qu'au moment de la reprise, en 2000, par un Abbas Bayat qu'on continue à considérer comme le grand sauveur du foot carolo. Pendant des années, on a aussi lu que le Sporting était un modèle de saine gestion. C'est étonnant. Mehdi Bayat affirme qu'il a des pistes pour remettre le club sur le bon chemin. Il cite notamment le retour d'un ancrage carolo censé ramener le public et des sponsors. La reprise remonte au mois d'août 2012 et on n'a pas encore constaté d'effets marquants sur ces deux points. Pire, on a aussi appris qu'une réunion extraordinaire s'était tenue en fin d'année et qu'on y avait évoqué la fin pure et simple du club. Un scénario qui avait déjà été évité de justesse en 2003, quand l'ONSS avait demandé la mise en faillite. A l'époque, Abbas Bayat avait sorti un gros chèque pour sauver le Sporting. La nouvelle direction serait-elle capable de faire la même chose dans le futur s'il y avait à nouveau urgence et menace sur la survie du club ? Treize ans après l'arrivée de la famille Bayat, le bilan a tous les niveaux est en tout cas très mauvais: dans les résultats (Charleroi jouait encore en Coupe d'Europe au milieu des années 90 !), sur le plan financier, au niveau de l'image, point de vue assistances moyennes. Un Sporting vu dans toute la Belgique comme un club sympathique, qui était rarement menacé de chute en D2, qui n'avait pas des dettes énormes et qui jouait dans un chaudron, c'était dans une autre vie.