C'est de Viareggio, où il est en vacances en famille, qu'Antonio Imborgia a dirigé le changement à la tête de l'AS Eupen. "Il n'y a rien d'étrange à ce que l'on change de coach après un 0 point sur 15. Je m'étais donné deux mois, la fin du mercato, pour effectuer une évaluation. Et je ne joue pas au général, tout le monde sait ce que je pense. Et comme j'ai vu des choses qui ne m'ont pas plu, il fallait changer de cap."

Ceci signifie que le premier responsable c'est Imborgia lui-même: "Je reconnais mes torts. Et je me suis demandé s'il ne fallait pas effectuer ce remplacement avant le match à Charleroi. Mais comme le dit le dicton, quand on y pense, il est déjà trop tard. J'ai sans doute commis l'erreur de croire que le staff était à la hauteur et que le noyau était assez fort pour se maintenir en D1 au point de continuer l'aventure avec tout le monde."

Voici ce qu'il n'a pas apprécié: "J'ai suivi l'équipe pendant deux mois et je me suis fait envoyer le DVD du match à Charleroi, que j'ai regardé à trois reprises. Et une fois encore, notre équipe ne tient le coup que 60 à 70 minutes. Avant que Charleroi n'ouvre la marque, notre gardien n'avait pas eu une seule parade à effectuer alors que nous avions eu plusieurs occasions. Après, nous n'avons plus eu une seule opportunité et le match était fini bien avant le deuxième but. Ce n'est pas une question de condition physique mais de mental. Pendant 18 mois, ces joueurs ont été habitués à gagner et aujourd'hui, quand ils doivent se faire violence, ils n'y parviennent plus notamment parce que la plupart d'entre eux étaient sûrs de leur place. Ils sont rassasiés et c'est pour cette raison que de nouveaux joueurs sont arrivés. Ils ne seront pas titulaires de droit mais ils obligeront les autres à se battre pour conserver leur place."

Qu'Eupen se trouve dans le bas du classement n'est pas une surprise... "Je ne suis pas fou, je ne prétendrais pas que nous méritions quatre victoires mais nous devions compter au moins deux ou trois points. On a loué nos prestations mais moi, j'ai l'impression que nous nous sommes pris pour des phénomènes, des joueurs capables de lutter d'égal à égal avec Anderlecht. Incroyable de perdre un match contre Westerlo ou même à Gand! Nous avons encaissé 13 buts quasiment tous de la même façon. C'est une question de lecture de jeu imputable à tout le staff. Et celui-ci a décidé de poser un acte de grand respect pour le club et les supporters en faisant un pas de côté."

Les séparations se font toujours de commun accord! "C'est eux qui ont pris la décision mais rien ne dit que je n'aurais pas pris la décision moi-même."

L'arrivée d'Ezio Capuano était annoncée depuis plusieurs jours en Belgique: "C'est vrai que je l'ai contacté en premier lieu, mais il a cru bon déclarer à plusieurs sites italiens qu'il devait me rencontrer. Il a commis une erreur: il s'est imaginé que la Belgique était à l'autre bout du monde."

Nicolas Ribaudo

C'est de Viareggio, où il est en vacances en famille, qu'Antonio Imborgia a dirigé le changement à la tête de l'AS Eupen. "Il n'y a rien d'étrange à ce que l'on change de coach après un 0 point sur 15. Je m'étais donné deux mois, la fin du mercato, pour effectuer une évaluation. Et je ne joue pas au général, tout le monde sait ce que je pense. Et comme j'ai vu des choses qui ne m'ont pas plu, il fallait changer de cap."Ceci signifie que le premier responsable c'est Imborgia lui-même: "Je reconnais mes torts. Et je me suis demandé s'il ne fallait pas effectuer ce remplacement avant le match à Charleroi. Mais comme le dit le dicton, quand on y pense, il est déjà trop tard. J'ai sans doute commis l'erreur de croire que le staff était à la hauteur et que le noyau était assez fort pour se maintenir en D1 au point de continuer l'aventure avec tout le monde." Voici ce qu'il n'a pas apprécié: "J'ai suivi l'équipe pendant deux mois et je me suis fait envoyer le DVD du match à Charleroi, que j'ai regardé à trois reprises. Et une fois encore, notre équipe ne tient le coup que 60 à 70 minutes. Avant que Charleroi n'ouvre la marque, notre gardien n'avait pas eu une seule parade à effectuer alors que nous avions eu plusieurs occasions. Après, nous n'avons plus eu une seule opportunité et le match était fini bien avant le deuxième but. Ce n'est pas une question de condition physique mais de mental. Pendant 18 mois, ces joueurs ont été habitués à gagner et aujourd'hui, quand ils doivent se faire violence, ils n'y parviennent plus notamment parce que la plupart d'entre eux étaient sûrs de leur place. Ils sont rassasiés et c'est pour cette raison que de nouveaux joueurs sont arrivés. Ils ne seront pas titulaires de droit mais ils obligeront les autres à se battre pour conserver leur place."Qu'Eupen se trouve dans le bas du classement n'est pas une surprise... "Je ne suis pas fou, je ne prétendrais pas que nous méritions quatre victoires mais nous devions compter au moins deux ou trois points. On a loué nos prestations mais moi, j'ai l'impression que nous nous sommes pris pour des phénomènes, des joueurs capables de lutter d'égal à égal avec Anderlecht. Incroyable de perdre un match contre Westerlo ou même à Gand! Nous avons encaissé 13 buts quasiment tous de la même façon. C'est une question de lecture de jeu imputable à tout le staff. Et celui-ci a décidé de poser un acte de grand respect pour le club et les supporters en faisant un pas de côté."Les séparations se font toujours de commun accord! "C'est eux qui ont pris la décision mais rien ne dit que je n'aurais pas pris la décision moi-même."L'arrivée d'Ezio Capuano était annoncée depuis plusieurs jours en Belgique: "C'est vrai que je l'ai contacté en premier lieu, mais il a cru bon déclarer à plusieurs sites italiens qu'il devait me rencontrer. Il a commis une erreur: il s'est imaginé que la Belgique était à l'autre bout du monde."Nicolas Ribaudo