Glenn Verbauwhede : "Les pieds de Lukaku ont la taille des panneaux déviation"

Glenn Verbauwhede, le gardien de Courtrai, a déjà affronté Romelu Lukaku à quatre reprises : "La première fois, c'est évidemment sa stature qui m'a sauté aux yeux. Ses pieds ont la taille d'un panneau déviation. Des palmes avec des orteils, pointure 51, je crois. Quand il n'y a pas de caméras dans les parages, on remarque qu'il est jouette, encore très jeune. Parfois, loin des feux de la rampe, c'est comme s'il retirait des boules Quiès pour tout évacuer de sa tête. Pourtant, il a trois à cinq ans d'avance sur son âge.

Il progresse beaucoup de son pied droit. Récemment, quand Anderlecht s'est déplacé au Germinal Beerschot, Lukaku a délivré un assist millimétré à Kanu, de son moins bon pied. Je me suis dit : attention !

Comme il est connu et donc bien tenu, il se montre parfois moins. Romelu essaie de le compenser en travaillant davantage au service de l'équipe, même si c'est parfois au détriment de sa fraîcheur devant le but. Mais en homme contre homme, je préfère quand même Lukaku à Boussoufa car Romelu, et c'est typique pour un véritable avant, tire généralement de l'intérieur du pied alors que Boussoufa préfère adapter son tir à l'action."

Bram Verbist : "Quand il pivote, on ne sait jamais où il va tirer : dans le coin ou dans le plafond"


Bram Verbist, le gardien du Cercle, a joué contre Lukaku à deux reprises: "Lukaku ne brosse pas exagérément ses ballons, il ne place pas vraiment ses tirs. Il ne chipote pas, il tire et c'est dedans, des missiles. Quand il pivote, dos au but, on ne sait jamais où il va tirer. Tantôt c'est dans le coin, à ras de terre, tantôt encore il vise le plafond.
Champion avec Anderlecht la saison dernière, il a été meilleur buteur, il a effectué ses débuts sur la scène internationale et tout lui a réussi. Il vit la fameuse deuxième saison, celle de la confirmation. Elle a commencé par un fameux contre-coup, l'élimination de la Ligue des Champions, et l'ensemble de l'équipe a connu un début de saison laborieux. Pourtant, depuis quelques semaines, il est à nouveau en pleine forme. C'est surprenant pour un aussi jeune footballeur. Cela prouve en tout cas qu'il est très bien entouré."

Karel D'Haene : "Une énorme envie d'apprendre"

Karel D'Haene, défenseur central de Zulte Waregem, a joué contre Lukaku à cinq reprises : "Ce qui me frappe le plus, c'est son envie d'apprendre. La saison dernière, dans les play-offs 1, nous avons été étrillés 6-0 au Parc Astrid. Ce n'était certainement pas à cause du seul Lukaku mais ce soir-là, il était particulièrement en verve. Quand le Sporting tourne bien, il est irrésistible et Lukaku en profite. Tout va très vite. Boussoufa passe à Lukaku qui remet le ballon, Boussoufa monte, avec Jonathan Legear et Guillaume Gillet. Dans de tels moments, ils surgissent de partout et pendant ce temps, Lukaku se démarque et cherche la profondeur.
Réagir immédiatement est fatal à un défenseur car Lukaku se défait aisément de lui. Il vaut mieux attendre un peu, jusqu'à ce qu'il contrôle le ballon, et tenter de le lui subtiliser."

Carl Hoefkens : "Maintenant, il donne franchement son avis à ses coéquipiers, il crie et les dirige"

Carl Hoefkens, arrière axial du Club Bruges, a disputé quatre matches contre Lukaku : "C'est surtout l'évolution de son attitude sur le terrain qui me frappe. La première fois, il avait l'air timide. Maintenant, il donne franchement son avis à ses coéquipiers, il crie et les dirige.
Son jeu de position et ses contrôles sont bons à 70 pour cent, ce qui est excellent à son âge. Sur un plan purement footballistique, Lukaku est meilleur que ce que d'aucuns affirment. Il n'use pas uniquement de sa puissance. Je pense qu'il peut certainement viser la Premier League, un championnat dans lequel chaque club poste un homme solide en pointe, un footballeur complet. Lukaku s'est trouvé un bon modèle en Didier Drogba.
Il joue toujours son match sans scier ni faire de cinéma ou se lamenter. Quand on joue contre lui, c'est toujours dur mais fair-play. Il joue honnêtement et reste lui-même. La grande classe."

Marko Suler: "Je suis convaincu qu'il va atteindre l'élite absolue"

Marko Suler, arrière central de Gand, a joué cinq fois contre Lukaku : "J'aime bien l'affronter car neutraliser un tel attaquant constitue un vrai défi. Cela me permet de progresser. Par rapport aux internationaux réputés que j'ai affrontés au Mondial sud-africain, il a encore des lacunes mais comme il possède tous les atouts d'un avant moderne - puissance, vitesse et mobilité -, je suis convaincu qu'il va atteindre l'élite absolue.
L'année dernière, il n'a pas seulement progressé sportivement mais humainement. Lorsqu'il accorde une interview, j'entends un garçon réaliste, raisonnable, qui sait ce qu'il fait. Le fait qu'il poursuive sa scolarité est un bon signe."

Kristof De Ryck, Frédéric Vanheule et Bregt Vermeulen

Glenn Verbauwhede : "Les pieds de Lukaku ont la taille des panneaux déviation" Glenn Verbauwhede, le gardien de Courtrai, a déjà affronté Romelu Lukaku à quatre reprises : "La première fois, c'est évidemment sa stature qui m'a sauté aux yeux. Ses pieds ont la taille d'un panneau déviation. Des palmes avec des orteils, pointure 51, je crois. Quand il n'y a pas de caméras dans les parages, on remarque qu'il est jouette, encore très jeune. Parfois, loin des feux de la rampe, c'est comme s'il retirait des boules Quiès pour tout évacuer de sa tête. Pourtant, il a trois à cinq ans d'avance sur son âge. Il progresse beaucoup de son pied droit. Récemment, quand Anderlecht s'est déplacé au Germinal Beerschot, Lukaku a délivré un assist millimétré à Kanu, de son moins bon pied. Je me suis dit : attention ! Comme il est connu et donc bien tenu, il se montre parfois moins. Romelu essaie de le compenser en travaillant davantage au service de l'équipe, même si c'est parfois au détriment de sa fraîcheur devant le but. Mais en homme contre homme, je préfère quand même Lukaku à Boussoufa car Romelu, et c'est typique pour un véritable avant, tire généralement de l'intérieur du pied alors que Boussoufa préfère adapter son tir à l'action." Bram Verbist : "Quand il pivote, on ne sait jamais où il va tirer : dans le coin ou dans le plafond" Bram Verbist, le gardien du Cercle, a joué contre Lukaku à deux reprises: "Lukaku ne brosse pas exagérément ses ballons, il ne place pas vraiment ses tirs. Il ne chipote pas, il tire et c'est dedans, des missiles. Quand il pivote, dos au but, on ne sait jamais où il va tirer. Tantôt c'est dans le coin, à ras de terre, tantôt encore il vise le plafond. Champion avec Anderlecht la saison dernière, il a été meilleur buteur, il a effectué ses débuts sur la scène internationale et tout lui a réussi. Il vit la fameuse deuxième saison, celle de la confirmation. Elle a commencé par un fameux contre-coup, l'élimination de la Ligue des Champions, et l'ensemble de l'équipe a connu un début de saison laborieux. Pourtant, depuis quelques semaines, il est à nouveau en pleine forme. C'est surprenant pour un aussi jeune footballeur. Cela prouve en tout cas qu'il est très bien entouré." Karel D'Haene : "Une énorme envie d'apprendre" Karel D'Haene, défenseur central de Zulte Waregem, a joué contre Lukaku à cinq reprises : "Ce qui me frappe le plus, c'est son envie d'apprendre. La saison dernière, dans les play-offs 1, nous avons été étrillés 6-0 au Parc Astrid. Ce n'était certainement pas à cause du seul Lukaku mais ce soir-là, il était particulièrement en verve. Quand le Sporting tourne bien, il est irrésistible et Lukaku en profite. Tout va très vite. Boussoufa passe à Lukaku qui remet le ballon, Boussoufa monte, avec Jonathan Legear et Guillaume Gillet. Dans de tels moments, ils surgissent de partout et pendant ce temps, Lukaku se démarque et cherche la profondeur. Réagir immédiatement est fatal à un défenseur car Lukaku se défait aisément de lui. Il vaut mieux attendre un peu, jusqu'à ce qu'il contrôle le ballon, et tenter de le lui subtiliser." Carl Hoefkens : "Maintenant, il donne franchement son avis à ses coéquipiers, il crie et les dirige" Carl Hoefkens, arrière axial du Club Bruges, a disputé quatre matches contre Lukaku : "C'est surtout l'évolution de son attitude sur le terrain qui me frappe. La première fois, il avait l'air timide. Maintenant, il donne franchement son avis à ses coéquipiers, il crie et les dirige. Son jeu de position et ses contrôles sont bons à 70 pour cent, ce qui est excellent à son âge. Sur un plan purement footballistique, Lukaku est meilleur que ce que d'aucuns affirment. Il n'use pas uniquement de sa puissance. Je pense qu'il peut certainement viser la Premier League, un championnat dans lequel chaque club poste un homme solide en pointe, un footballeur complet. Lukaku s'est trouvé un bon modèle en Didier Drogba. Il joue toujours son match sans scier ni faire de cinéma ou se lamenter. Quand on joue contre lui, c'est toujours dur mais fair-play. Il joue honnêtement et reste lui-même. La grande classe." Marko Suler: "Je suis convaincu qu'il va atteindre l'élite absolue" Marko Suler, arrière central de Gand, a joué cinq fois contre Lukaku : "J'aime bien l'affronter car neutraliser un tel attaquant constitue un vrai défi. Cela me permet de progresser. Par rapport aux internationaux réputés que j'ai affrontés au Mondial sud-africain, il a encore des lacunes mais comme il possède tous les atouts d'un avant moderne - puissance, vitesse et mobilité -, je suis convaincu qu'il va atteindre l'élite absolue. L'année dernière, il n'a pas seulement progressé sportivement mais humainement. Lorsqu'il accorde une interview, j'entends un garçon réaliste, raisonnable, qui sait ce qu'il fait. Le fait qu'il poursuive sa scolarité est un bon signe." Kristof De Ryck, Frédéric Vanheule et Bregt Vermeulen