Christophe Rochus estimait apparemment avoir été trop discret pendant 14 ans. Il y a quelques jours, il a officiellement pris congé du circuit en lançant une bombe. Dans l'interview accordée à un quotidien, il a déclaré qu'il serait préférable de légaliser le dopage, "puisqu'on y a quand même recours". Dans la foulée, il s'est interrogé sur la subite retraite de Justine Henin, il y a deux ans.

Le patron de la WTA, Stacey Allester, a réagi avec fureur à ses déclarations et Rochus ne doit pas trop compter sur la compréhension de ses anciens collègues non plus. Seul Nikolay Davydenko a tenté de recadrer ses propos: "Dans les sports américains, on accepte plus aisément que les sportifs aient recours à certains produits pour améliorer leurs performances. Ici, en Europe, nous raisonnons différemment. Nous sommes plus réalistes, les Américains plus extrêmes. Nous devrions pouvoir nous doper pour pouvoir courir deux heures de plus mais d'un autre côté, il nous faudrait plus de temps pour récupérer. Je ne dis pas que je suis d'accord avec Rochus mais il s'agit de notre corps, dont nous dépendons beaucoup, et de grosses sommes d'argent."

Robin Söderling et David Ferrer, eux, ne digèrent par contre pas la déclaration de Rochus. "Je ne pense pas qu'il faille légaliser des substances interdites", a commenté le Suédois. "Il y a d'ailleurs peu de cas de dopage en tennis. C'est un sport propre et cela me convient." Ferrer a été plus loin en estimant que Rochus mord la main qui l'a nourri pendant des années, un procédé qu'il juge peu élégant. "Le tennis est un des sports les plus propres", selon l'Espagnol. "Le dopage ne constitue pas une solution."

En 2009, l'ITF a procédéà 2126 contrôles. Trois joueurs ont été convaincus de dopage.

Filip Dewulf

Christophe Rochus estimait apparemment avoir été trop discret pendant 14 ans. Il y a quelques jours, il a officiellement pris congé du circuit en lançant une bombe. Dans l'interview accordée à un quotidien, il a déclaré qu'il serait préférable de légaliser le dopage, "puisqu'on y a quand même recours". Dans la foulée, il s'est interrogé sur la subite retraite de Justine Henin, il y a deux ans. Le patron de la WTA, Stacey Allester, a réagi avec fureur à ses déclarations et Rochus ne doit pas trop compter sur la compréhension de ses anciens collègues non plus. Seul Nikolay Davydenko a tenté de recadrer ses propos: "Dans les sports américains, on accepte plus aisément que les sportifs aient recours à certains produits pour améliorer leurs performances. Ici, en Europe, nous raisonnons différemment. Nous sommes plus réalistes, les Américains plus extrêmes. Nous devrions pouvoir nous doper pour pouvoir courir deux heures de plus mais d'un autre côté, il nous faudrait plus de temps pour récupérer. Je ne dis pas que je suis d'accord avec Rochus mais il s'agit de notre corps, dont nous dépendons beaucoup, et de grosses sommes d'argent."Robin Söderling et David Ferrer, eux, ne digèrent par contre pas la déclaration de Rochus. "Je ne pense pas qu'il faille légaliser des substances interdites", a commenté le Suédois. "Il y a d'ailleurs peu de cas de dopage en tennis. C'est un sport propre et cela me convient." Ferrer a été plus loin en estimant que Rochus mord la main qui l'a nourri pendant des années, un procédé qu'il juge peu élégant. "Le tennis est un des sports les plus propres", selon l'Espagnol. "Le dopage ne constitue pas une solution." En 2009, l'ITF a procédéà 2126 contrôles. Trois joueurs ont été convaincus de dopage. Filip Dewulf