La déroute (0-5) face à Bruges aura laissé de grosses traces à Charleroi. Après le match, le président Abbas Bayat s'en est pris publiquement à Jacky Mathijssen dans l'espace des vestiaires. Des mots très durs ont été échangés, Bayat aurait dit à Mathijssen qu'il n'avait plus rien à faire dans son club, le coach aurait répondu que le Sporting n'avait plus alors qu'à se débrouiller sans lui. La chaude discussion s'est prolongée sur le parking du stade. Des témoins affirment que les deux hommes en sont presque venus aux mains.

On pouvait donc s'attendre à un nouveau C4 de coach chez les Zèbres: finalement la nouvelle est tombée en fin de matinée. Jacky Mathijssen peut aller chercher un job ailleurs.

Dans la foulée, le club a organisé une conférence de presse surréaliste, où l'on a appris que la décision vient exclusivement d'Abbas Bayat, contre l'avis de son neveu Mogi pourtant manager général. Et quand les journalistes voulaient en savoir plus, on leur rétorquait: "Prenez votre téléphone et contactez Abbas Bayat".

Mais quand les Bayat comprendront-ils que même José Mourinho ou Rafael Benitez ne pourraient rien réussir avec une équipe en bois? Depuis quelques années, Charleroi vend tous ses joueurs négociables. Les derniers exemples sont Cyril Théréau, transféré en Italie pour une belle somme, et Pelé Mboyo, dont le prêt à Courtrai a été transformé en transfert définitif (payant, évidemment). A la place de tous les joueurs vendus, Charleroi aligne des inconnus venus de divisions inférieures ou ayant montré ces dernières saisons qu'ils n'avaient pas nécessairement le niveau de notre D1.

Charleroi entame une semaine cruciale, avec un déplacement au Standard mercredi et la réception du Lierse le week-end prochain. On se demande comment le successeur de Jacky Mathijssen va pouvoir faire de bons résultats.

Pierre Danvoye

La déroute (0-5) face à Bruges aura laissé de grosses traces à Charleroi. Après le match, le président Abbas Bayat s'en est pris publiquement à Jacky Mathijssen dans l'espace des vestiaires. Des mots très durs ont été échangés, Bayat aurait dit à Mathijssen qu'il n'avait plus rien à faire dans son club, le coach aurait répondu que le Sporting n'avait plus alors qu'à se débrouiller sans lui. La chaude discussion s'est prolongée sur le parking du stade. Des témoins affirment que les deux hommes en sont presque venus aux mains. On pouvait donc s'attendre à un nouveau C4 de coach chez les Zèbres: finalement la nouvelle est tombée en fin de matinée. Jacky Mathijssen peut aller chercher un job ailleurs.Dans la foulée, le club a organisé une conférence de presse surréaliste, où l'on a appris que la décision vient exclusivement d'Abbas Bayat, contre l'avis de son neveu Mogi pourtant manager général. Et quand les journalistes voulaient en savoir plus, on leur rétorquait: "Prenez votre téléphone et contactez Abbas Bayat".Mais quand les Bayat comprendront-ils que même José Mourinho ou Rafael Benitez ne pourraient rien réussir avec une équipe en bois? Depuis quelques années, Charleroi vend tous ses joueurs négociables. Les derniers exemples sont Cyril Théréau, transféré en Italie pour une belle somme, et Pelé Mboyo, dont le prêt à Courtrai a été transformé en transfert définitif (payant, évidemment). A la place de tous les joueurs vendus, Charleroi aligne des inconnus venus de divisions inférieures ou ayant montré ces dernières saisons qu'ils n'avaient pas nécessairement le niveau de notre D1. Charleroi entame une semaine cruciale, avec un déplacement au Standard mercredi et la réception du Lierse le week-end prochain. On se demande comment le successeur de Jacky Mathijssen va pouvoir faire de bons résultats. Pierre Danvoye