Le football est un business et ce n'est un secret pour personne. Désormais l'économique passe largement avant le sportif. Certains clubs ont compris qu'il fallait trouver un équilibre entre sportif et économique et que l'un dépendait souvent de l'autre. Pas de résultats sans investissement et pas de rentrées économiques sans résultats sportifs.

Pourtant, cet équilibre peut paraître précaire et les dirigeants peuvent parfois prendre des risques afin de ne pas passer à côté du deal en or. C'est notamment le cas de Charleroi. Les Zèbres se reconstruisent depuis l'arrivée du nouveau président, Fabien Debecq. Mais cette oeuvre de reconstruction doit passer par des phases de démolition. Réalité économique oblige. On sait depuis la fin de la saison passée que le Sporting dégage une perte (cumulée sur deux ans) et pour revenir en positif doit vendre un de ses joyaux. Encore faut-il que les meilleurs joueurs atteignent un prix correct ! Car rien ne sert de vendre un pilier de l'équipe à prix bradé. On n'atteindrait pas le but financier recherché (diminuer voire épurer la dette) et l'équipe s'en trouverait déforcée. Le Sporting de Charleroi n'a donc pas réussi à vendre au prix gros un joueur cet été. Le discours se voulait alors optimiste et ambitieux " Regardez : on a réussi à prolonger nos meilleurs joueurs, gage de notre volonté d'avancer. "

Mais six mois plus tard, le discours sportif ne tient plus la route. Où est cette volonté d'avancer ? Où sont les joueurs prolongés ? Ben, ils sont partis. La logique économique a pris le dessus. Si tout va bien, les Carolos pourront aborder la saison prochaine avec des finances saines (voire un petit bas de laine) et débuter véritablement leur oeuvre de reconstruction sans tirer un boulet financier. Mais on peut quand même se poser des questions sur la logique sportive. Charleroi a réussi un bon premier tour mais est encore mêlé à la lutte pour le maintien puisque les Zèbres ne comptent que sept points d'avance sur la zone rouge. Un bien maigre viatique. Et voilà les Carolos obligés d'affronter le 2e tour délestés de leurs deux meneurs de jeu, rois des assists, Onur Kaya et Danijel Milicevic. Une défaite d'entrée de jeu face à OHL, un concurrent direct, ce samedi, redistribuerait complètement les cartes et balayerait complètement les espérances d'un premier tour correct. On pourrait se demander alors si la logique économique nécessitait de vendre les deux joueurs de flanc en même temps. Car, qu'on ne s'y trompe pas : une descente en D2 couterait au club beaucoup plus cher qu'un transfert avorté (ou refusé).

Et que dire de la situation de Felice Mazzu. Novice en D1, il sait qu'il joue sa réputation et son avenir sur cette première saison au plus haut niveau. Actuellement, après son premier tour réussi et des victoires remarquées à Genk et contre Anderlecht, il suscite des éloges mais qu'en sera-t-il s'il perd ses trois prochains matches ? Or, le voilà obligé de continuer à prester, privé de ses deux meilleurs médians.

Stéphane Vande Velde

Le football est un business et ce n'est un secret pour personne. Désormais l'économique passe largement avant le sportif. Certains clubs ont compris qu'il fallait trouver un équilibre entre sportif et économique et que l'un dépendait souvent de l'autre. Pas de résultats sans investissement et pas de rentrées économiques sans résultats sportifs. Pourtant, cet équilibre peut paraître précaire et les dirigeants peuvent parfois prendre des risques afin de ne pas passer à côté du deal en or. C'est notamment le cas de Charleroi. Les Zèbres se reconstruisent depuis l'arrivée du nouveau président, Fabien Debecq. Mais cette oeuvre de reconstruction doit passer par des phases de démolition. Réalité économique oblige. On sait depuis la fin de la saison passée que le Sporting dégage une perte (cumulée sur deux ans) et pour revenir en positif doit vendre un de ses joyaux. Encore faut-il que les meilleurs joueurs atteignent un prix correct ! Car rien ne sert de vendre un pilier de l'équipe à prix bradé. On n'atteindrait pas le but financier recherché (diminuer voire épurer la dette) et l'équipe s'en trouverait déforcée. Le Sporting de Charleroi n'a donc pas réussi à vendre au prix gros un joueur cet été. Le discours se voulait alors optimiste et ambitieux " Regardez : on a réussi à prolonger nos meilleurs joueurs, gage de notre volonté d'avancer. " Mais six mois plus tard, le discours sportif ne tient plus la route. Où est cette volonté d'avancer ? Où sont les joueurs prolongés ? Ben, ils sont partis. La logique économique a pris le dessus. Si tout va bien, les Carolos pourront aborder la saison prochaine avec des finances saines (voire un petit bas de laine) et débuter véritablement leur oeuvre de reconstruction sans tirer un boulet financier. Mais on peut quand même se poser des questions sur la logique sportive. Charleroi a réussi un bon premier tour mais est encore mêlé à la lutte pour le maintien puisque les Zèbres ne comptent que sept points d'avance sur la zone rouge. Un bien maigre viatique. Et voilà les Carolos obligés d'affronter le 2e tour délestés de leurs deux meneurs de jeu, rois des assists, Onur Kaya et Danijel Milicevic. Une défaite d'entrée de jeu face à OHL, un concurrent direct, ce samedi, redistribuerait complètement les cartes et balayerait complètement les espérances d'un premier tour correct. On pourrait se demander alors si la logique économique nécessitait de vendre les deux joueurs de flanc en même temps. Car, qu'on ne s'y trompe pas : une descente en D2 couterait au club beaucoup plus cher qu'un transfert avorté (ou refusé). Et que dire de la situation de Felice Mazzu. Novice en D1, il sait qu'il joue sa réputation et son avenir sur cette première saison au plus haut niveau. Actuellement, après son premier tour réussi et des victoires remarquées à Genk et contre Anderlecht, il suscite des éloges mais qu'en sera-t-il s'il perd ses trois prochains matches ? Or, le voilà obligé de continuer à prester, privé de ses deux meilleurs médians. Stéphane Vande Velde