Il a fallu le tribunal arbitral du sport du COIB pour que Charleroi fasse entendre ses arguments dans l'affaire du match Charleroi-Cercle, gagné par forfait par le Cercle, pour cause de neige non-déblayée. Depuis l'annonce du forfait, Charleroi se sentait lésé. A juste titre ? Oui et non. Non parce que l'Union Belge avait obligé tous les clubs à faire des travaux nécessaires pour obtenir une pelouse chauffée. Eupen a dû s'y plier dans les plus brefs délais. Charleroi a obtenu une dérogation car le stade est appelé à la démolition, à la seule condition de faire venir des bâches chauffées. Charleroi n'a pas su faire venir ces bâches à temps. Charleroi est donc fautif. CQFD. Oui mais voilà, pourquoi ne pas tenir compte du caractère exceptionnel de ces chutes de neige ? Caractère à ce point exceptionnel que l'entreprise censée délivrer ces bâches était bloquée par la neige. Pourquoi ne pas avoir infligé un score de forfait à Saint-Trond qui, lui, avait opté pour des bâches inadéquates ? Face à ces questions, Charleroi se sentait floué. Pourquoi applique-t-on le réglement à la lettre quand il s'agit du club francophone et pourquoi donne-t-on des circonstances atténuantes à d'autres clubs ?
Aujourd'hui, un sentiment de réelle justice plane donc sur la décision du COIB mais on ne peut s'empêcher de penser que le championnat sera malgré tout faussé. Car, le match Charleroi-Cercle sera rejoué nécessairement après la dernière journée de la saison régulière, alors même que le règlement de l'Union Belge prévoit que les deux dernières journées se disputent en même temps...
A force d'attendre avant de prendre une décision, voilà l'Union Belge de nouveau confrontée à des problèmes.

Stéphane Vande Velde

Il a fallu le tribunal arbitral du sport du COIB pour que Charleroi fasse entendre ses arguments dans l'affaire du match Charleroi-Cercle, gagné par forfait par le Cercle, pour cause de neige non-déblayée. Depuis l'annonce du forfait, Charleroi se sentait lésé. A juste titre ? Oui et non. Non parce que l'Union Belge avait obligé tous les clubs à faire des travaux nécessaires pour obtenir une pelouse chauffée. Eupen a dû s'y plier dans les plus brefs délais. Charleroi a obtenu une dérogation car le stade est appelé à la démolition, à la seule condition de faire venir des bâches chauffées. Charleroi n'a pas su faire venir ces bâches à temps. Charleroi est donc fautif. CQFD. Oui mais voilà, pourquoi ne pas tenir compte du caractère exceptionnel de ces chutes de neige ? Caractère à ce point exceptionnel que l'entreprise censée délivrer ces bâches était bloquée par la neige. Pourquoi ne pas avoir infligé un score de forfait à Saint-Trond qui, lui, avait opté pour des bâches inadéquates ? Face à ces questions, Charleroi se sentait floué. Pourquoi applique-t-on le réglement à la lettre quand il s'agit du club francophone et pourquoi donne-t-on des circonstances atténuantes à d'autres clubs ? Aujourd'hui, un sentiment de réelle justice plane donc sur la décision du COIB mais on ne peut s'empêcher de penser que le championnat sera malgré tout faussé. Car, le match Charleroi-Cercle sera rejoué nécessairement après la dernière journée de la saison régulière, alors même que le règlement de l'Union Belge prévoit que les deux dernières journées se disputent en même temps... A force d'attendre avant de prendre une décision, voilà l'Union Belge de nouveau confrontée à des problèmes. Stéphane Vande Velde