Par Stéphane Vande Velde
Il aura fallu son départ et son ultime interview parue dans le Sport/Foot Magazine de ce mercredi pour cerner et comprendre complètement la vision d'Abbas Bayat. Il a géré un club de foot comme une banale entreprise, sans jamais se départir de ses deux objectifs : rentabilité et retour sur investissement. Il a sauvé Charleroi de la faillite et en a fait un des clubs les plus rentables de la D1.

Mais si ce modèle de gestion économique a fait ses preuves, il s'est fait au détriment du projet sportif et surtout de l'aspect humain du football. Non, un club de foot ne peut être considéré comme une société à part. Tout dirigeant doit assimiler la culture du club et surtout intégrer l'aspect émotionnel du football dans sa façon de gouverner. Ce qu'a oublié Abbas Bayat, se mettant, année après année à dos tout le microcosme qui gravitait autour du Sporting de Charleroi (sponsors, médias, supporters, politiciens). En basant toute sa politique sur l'économique, Abbas Bayat a surtout complètement occulté la raison d'être d'un club de foot : les résultats sportifs.

Depuis 2007, Charleroi n'a rien investi dans le sportif. A part un mercato désespéré en janvier 2011 (l'énergie du désespoir n'ayant servi à rien puisque le club finissait quand même par descendre en avril), Abbas Bayat n'a pas daigné construire une équipe capable de tenir la route et d'avoir certaines ambitions.

Douze ans après sa reprise, il laisse un club qui n'a pas évolué d'un iota. L'homme d'affaires iranien n'a pas amélioré les infrastructures et n'a surtout pas fait évoluer son club, le laissant là où il l'avait pris, c'est-à-dire aux portes de la relégation.

Dans son ultime interview, Bayat reconnait ses erreurs (ne pas avoir investi dans l'école des jeunes, avoir trop souvent choisi des entraîneurs sans expérience) mais il se cache trop souvent derrière sa dispute avec son neveu, Mogi, pour nier l'échec global de sa présidence. Il est vrai que lui, il a atteint son objectif : se faire de l'argent avec Charleroi. Le club, lui, n'en a pas profité. Il n'a pas progressé. Il a juste survécu.

Par Stéphane Vande Velde Il aura fallu son départ et son ultime interview parue dans le Sport/Foot Magazine de ce mercredi pour cerner et comprendre complètement la vision d'Abbas Bayat. Il a géré un club de foot comme une banale entreprise, sans jamais se départir de ses deux objectifs : rentabilité et retour sur investissement. Il a sauvé Charleroi de la faillite et en a fait un des clubs les plus rentables de la D1. Mais si ce modèle de gestion économique a fait ses preuves, il s'est fait au détriment du projet sportif et surtout de l'aspect humain du football. Non, un club de foot ne peut être considéré comme une société à part. Tout dirigeant doit assimiler la culture du club et surtout intégrer l'aspect émotionnel du football dans sa façon de gouverner. Ce qu'a oublié Abbas Bayat, se mettant, année après année à dos tout le microcosme qui gravitait autour du Sporting de Charleroi (sponsors, médias, supporters, politiciens). En basant toute sa politique sur l'économique, Abbas Bayat a surtout complètement occulté la raison d'être d'un club de foot : les résultats sportifs. Depuis 2007, Charleroi n'a rien investi dans le sportif. A part un mercato désespéré en janvier 2011 (l'énergie du désespoir n'ayant servi à rien puisque le club finissait quand même par descendre en avril), Abbas Bayat n'a pas daigné construire une équipe capable de tenir la route et d'avoir certaines ambitions. Douze ans après sa reprise, il laisse un club qui n'a pas évolué d'un iota. L'homme d'affaires iranien n'a pas amélioré les infrastructures et n'a surtout pas fait évoluer son club, le laissant là où il l'avait pris, c'est-à-dire aux portes de la relégation. Dans son ultime interview, Bayat reconnait ses erreurs (ne pas avoir investi dans l'école des jeunes, avoir trop souvent choisi des entraîneurs sans expérience) mais il se cache trop souvent derrière sa dispute avec son neveu, Mogi, pour nier l'échec global de sa présidence. Il est vrai que lui, il a atteint son objectif : se faire de l'argent avec Charleroi. Le club, lui, n'en a pas profité. Il n'a pas progressé. Il a juste survécu.