Le milieu du football est très conservateur. On le savait en constant le refus de faire appel à la technologie moderne pour "aider" les arbitres. On le constate aujourd'hui, également, en entendant les commentaires sur la nouvelle formule des play-offs. Les footeux, qu'ils soient entraîneurs, supporters ou même journalistes, ont du mal à intégrer la donnée qui veut que le champion de la phase classique doive remettre son titre en jeu lors d'un tour final jugé, par beaucoup, superflu.

Les basketteurs, eux, ont intégré cette donnée depuis 1979 et l'apparition des premiers play-offs en Belgique. Aujourd'hui, personne ne s'offusque que Liège, probable champion de la phase classique, doive remettre son titre en jeu lors des matches couperets des play-offs, avec le risque (très grand) de se le faire chiper par un Charleroi renforcé.

Finalement bien peu de surprises

Les règles du jeu sont connues dès le départ: l'objectif n'est pas d'être champion au terme des 30 (ou 36) premiers matches, mais de terminer en tête afin de gagner l'avantage du terrain (ou des points de bonification dans le cas du football) lors de la phase finale.

Le Standard, lui, l'avait compris et avait intégré cette donnée: il fallait préparer l'équipe pour qu'elle monte en régime au fil de la saison et qu'elle soit au sommet de son art au printemps, là où l'on décernerait les récompenses. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est qu'à force de spéculer de cette manière, il ne parviendrait pas à se qualifier pour les play-offs!

Que les play-offs II seraient moins passionnants, on pouvait aussi s'en douter. Ceux qui se plaignent de la désaffection du public n'avaient qu'à se qualifier pour les play-offs I. Qu'il y aurait des matches sans enjeu, c'était prévu aussi: Ivan De Witte avait même espéré que, grâce à cela, certains clubs lanceraient des jeunes. Et c'est ce qui se passe! Sans ces play-offs II, on n'aurait jamais vu Perdichizzi à Charleroi, Gershon au Standard, Rits au GBA ou De Bock à Lokeren! Voyons également les côtés positifs, au lieu de toujours ronchonner.

Et même des points positifs

N'oublions pas qu'on aura bientôt droit à trois finales consécutives: celle de la Coupe de Belgique entre La Gantoise et le Cercle; celle entre les deux vainqueurs des P02, sans doute Genk-Malines; et celle entre le 4e classé des PO1 et le vainqueur de Genk-Malines pour une place en Europa League. Ce ne sont sans doute pas les équipes que l'on attendait, ou que l'on espérait, mais cela c'est la glorieuse incertitude du sport.

Beaucoup de personnes ont également du mal à admettre que le 14e classé puisse encore être européen. Là aussi, la règle du jeu était connue. Il fallait bien donner un peu de piment à ces PO2 qui, autrement, auraient encore été davantage dénués d'intérêt. Ces mêmes personnes se plaignent que l'équipe des PO2 qui remporterait, éventuellement, un ticket européen, serait obligée de commencer les tours préliminaires de l'Europa League à la mi-juillet. On n'allait tout de même pas offrir la Ligue des Champions sur un plateau d'argent à une équipe qui a raté sa saison?

Mais la Belgique ne changera décidément jamais : là où il y a moyen de critiquer et de se plaindre, on le fait!

Daniel Devos

Le milieu du football est très conservateur. On le savait en constant le refus de faire appel à la technologie moderne pour "aider" les arbitres. On le constate aujourd'hui, également, en entendant les commentaires sur la nouvelle formule des play-offs. Les footeux, qu'ils soient entraîneurs, supporters ou même journalistes, ont du mal à intégrer la donnée qui veut que le champion de la phase classique doive remettre son titre en jeu lors d'un tour final jugé, par beaucoup, superflu. Les basketteurs, eux, ont intégré cette donnée depuis 1979 et l'apparition des premiers play-offs en Belgique. Aujourd'hui, personne ne s'offusque que Liège, probable champion de la phase classique, doive remettre son titre en jeu lors des matches couperets des play-offs, avec le risque (très grand) de se le faire chiper par un Charleroi renforcé. Finalement bien peu de surprisesLes règles du jeu sont connues dès le départ: l'objectif n'est pas d'être champion au terme des 30 (ou 36) premiers matches, mais de terminer en tête afin de gagner l'avantage du terrain (ou des points de bonification dans le cas du football) lors de la phase finale. Le Standard, lui, l'avait compris et avait intégré cette donnée: il fallait préparer l'équipe pour qu'elle monte en régime au fil de la saison et qu'elle soit au sommet de son art au printemps, là où l'on décernerait les récompenses. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est qu'à force de spéculer de cette manière, il ne parviendrait pas à se qualifier pour les play-offs!Que les play-offs II seraient moins passionnants, on pouvait aussi s'en douter. Ceux qui se plaignent de la désaffection du public n'avaient qu'à se qualifier pour les play-offs I. Qu'il y aurait des matches sans enjeu, c'était prévu aussi: Ivan De Witte avait même espéré que, grâce à cela, certains clubs lanceraient des jeunes. Et c'est ce qui se passe! Sans ces play-offs II, on n'aurait jamais vu Perdichizzi à Charleroi, Gershon au Standard, Rits au GBA ou De Bock à Lokeren! Voyons également les côtés positifs, au lieu de toujours ronchonner. Et même des points positifsN'oublions pas qu'on aura bientôt droit à trois finales consécutives: celle de la Coupe de Belgique entre La Gantoise et le Cercle; celle entre les deux vainqueurs des P02, sans doute Genk-Malines; et celle entre le 4e classé des PO1 et le vainqueur de Genk-Malines pour une place en Europa League. Ce ne sont sans doute pas les équipes que l'on attendait, ou que l'on espérait, mais cela c'est la glorieuse incertitude du sport. Beaucoup de personnes ont également du mal à admettre que le 14e classé puisse encore être européen. Là aussi, la règle du jeu était connue. Il fallait bien donner un peu de piment à ces PO2 qui, autrement, auraient encore été davantage dénués d'intérêt. Ces mêmes personnes se plaignent que l'équipe des PO2 qui remporterait, éventuellement, un ticket européen, serait obligée de commencer les tours préliminaires de l'Europa League à la mi-juillet. On n'allait tout de même pas offrir la Ligue des Champions sur un plateau d'argent à une équipe qui a raté sa saison? Mais la Belgique ne changera décidément jamais : là où il y a moyen de critiquer et de se plaindre, on le fait! Daniel Devos