Par Stéphane Vande Velde

Le succès en football est, paraît-il, quelque chose d'imprévisible. C'est faux. Pour mener son club vers des titres, il suffit de disposer d'un peu d'argent, mais surtout d'une politique stable. La retraite d'Alex Ferguson l'a récemment prouvé à Manchester. Une politique claire, qui ne varie pas à la moindre contre-performance, est souvent la meilleure conseillère qui soit. La recette semble si simple, mais personne (ou presque) ne l'applique. La faute sans doute à des dirigeants, proches d'agents, qui gagnent mieux leur vie en ne cessant d'acheter et de vendre des joueurs qu'en construisant patiemment un noyau qui leur garantirait la pérennité au sommet.

Ces play-offs ne font qu'empirer cette politique-panique. La vérité du jour n'est pas celle du lendemain et personne ne prend de la hauteur pour analyser les forces et les faiblesses de chaque équipe.

Le Standard en est le dernier exemple en date. Le bon début des play-offs avait masqué les faiblesses remarquées pendant huit mois (des transferts qui ne jouent pas, un noyau déséquilibré et trop limité, etc.) La statue de Mircea Rednic semblait déjà commandée et Jean-François de Sart commençait à sortir du bois, prenant sa revanche sur les critiques (et parfois insultes) endurées en automne. Oui, mais voilà une saison ne se joue pas encore en cinq matches (dix peut-être, mais pas encore cinq !) et ces faiblesses sont réapparues bien vite. Deux semaines plus tard, certains affirment que les heures de Rednic semblent comptées alors que de Sart commence à se demander comment il va bien pouvoir défendre son bilan.

Avec le recul, le coup d'arrêt du Standard ne peut que lui être bénéfique. L'euphorie aurait conduit les dirigeants à ne pas revenir sur leurs erreurs des derniers mois.

On peut tenir le même raisonnement sur Bruges, à la rue pendant huit mois, ridicule à certains moments des play-offs mais qui pourrait être sacré champion. Cette saison a prouvé que la politique ambitieuse, mais peu lisible des dirigeants brugeois avait ses limites. Pourtant, elle pourrait être validée par un titre ! Une telle issue ne ferait que conforter les Bart Verhaeghe et Vincent Mannaert dans leurs errements.

Par Stéphane Vande VeldeLe succès en football est, paraît-il, quelque chose d'imprévisible. C'est faux. Pour mener son club vers des titres, il suffit de disposer d'un peu d'argent, mais surtout d'une politique stable. La retraite d'Alex Ferguson l'a récemment prouvé à Manchester. Une politique claire, qui ne varie pas à la moindre contre-performance, est souvent la meilleure conseillère qui soit. La recette semble si simple, mais personne (ou presque) ne l'applique. La faute sans doute à des dirigeants, proches d'agents, qui gagnent mieux leur vie en ne cessant d'acheter et de vendre des joueurs qu'en construisant patiemment un noyau qui leur garantirait la pérennité au sommet. Ces play-offs ne font qu'empirer cette politique-panique. La vérité du jour n'est pas celle du lendemain et personne ne prend de la hauteur pour analyser les forces et les faiblesses de chaque équipe. Le Standard en est le dernier exemple en date. Le bon début des play-offs avait masqué les faiblesses remarquées pendant huit mois (des transferts qui ne jouent pas, un noyau déséquilibré et trop limité, etc.) La statue de Mircea Rednic semblait déjà commandée et Jean-François de Sart commençait à sortir du bois, prenant sa revanche sur les critiques (et parfois insultes) endurées en automne. Oui, mais voilà une saison ne se joue pas encore en cinq matches (dix peut-être, mais pas encore cinq !) et ces faiblesses sont réapparues bien vite. Deux semaines plus tard, certains affirment que les heures de Rednic semblent comptées alors que de Sart commence à se demander comment il va bien pouvoir défendre son bilan. Avec le recul, le coup d'arrêt du Standard ne peut que lui être bénéfique. L'euphorie aurait conduit les dirigeants à ne pas revenir sur leurs erreurs des derniers mois. On peut tenir le même raisonnement sur Bruges, à la rue pendant huit mois, ridicule à certains moments des play-offs mais qui pourrait être sacré champion. Cette saison a prouvé que la politique ambitieuse, mais peu lisible des dirigeants brugeois avait ses limites. Pourtant, elle pourrait être validée par un titre ! Une telle issue ne ferait que conforter les Bart Verhaeghe et Vincent Mannaert dans leurs errements.