Lundi matin, le jaune et bleu qui décorait les trottoirs et échoppes de Libreville, au Gabon, avait perdu son éclat. La veille, les Panthères du Gabon se sont fait sortir aux termes d'une douloureuse séance de tirs au but par des Aigles du Mali que personne n'attendait à pareille fête. Aujourd'hui, l'ambiance n'est plus festive dans les bouis-bouis de la capitale et le peuple gabonais délaisse logiquement l'évènement.


Après l'effroyable attaque du bus du Togo qui avait fait deux morts il y a deux ans en Angola, le Gabon peut se féliciter d'avoir redoré l'image de la plus grande compétition africaine. Mais pas de quoi, non plus, donner une cote d'excellence à l'organisation. Le stade Omar Bongo, situé en plein coeur de Libreville, et qui devait accueillir les matches de la CAN, est toujours en travaux. Seule la pelouse, sur laquelle la sélection gabonaise s'entraînait, était prête à l'emploi. Heureusement, des sociétés chinoises du bâtiment sont venues à la rescousse pour sortir de terre le flambant stade de l'amitié sino-gabonaise à Agondjé, érigé au nord de la capitale.


Au niveau du jeu et du spectacle, certains se plaignent également : "J'ai l'impression qu'on assiste à des matches de foot de quartier", témoigne un agent de joueurs basé en France. "Mais ça n'a rien d'étonnant, on ne peut pas avoir d'attentes trop importantes vu que la majorité des joueurs qui composent les sélections africaines sont des joueurs moyens, qui évoluent souvent dans des clubs français très moyens de L1 voire de L2. L'Afrique est, croyez-moi, encore très loin de remporter une Coupe du Monde."

Malgré tout, les deux grands favoris, le Ghana et la Côte d'Ivoire sont au rendez-vous des demi-finales. La Côte d'Ivoire réalise jusqu'ici le parcours parfait.

Le Ghana, quant à lui, déçoit. Pour accéder au dernier carré, les Black Stars sont passés par le chas de l'aiguille. Ils ne doivent leur salut qu'à une bourde monumentale du gardien tunisien, Aymen Mathlouthi, dont profita André Ayew dans les prolongations (2-1). L'équipe du Serbe Goran Stevanovic n'est pas aussi emballante que lors de la dernière Coupe du Monde où le Ghana avait été le meilleur représentant africain en se qualifiant pour les quarts de finale. Cette fois, on placerait davantage nos billes sur la bande à Drogba pour qui la consécration après plusieurs désillusions avec les Eléphants n'en serait que plus belle. Première réponse ce mercredi sur le coup de 22h.

Retrouvez l'intégralité du dossier consacré à la CAN 2012 dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine.


Thomas Bricmont, à Libreville, Sport/Foot Magazine

Lundi matin, le jaune et bleu qui décorait les trottoirs et échoppes de Libreville, au Gabon, avait perdu son éclat. La veille, les Panthères du Gabon se sont fait sortir aux termes d'une douloureuse séance de tirs au but par des Aigles du Mali que personne n'attendait à pareille fête. Aujourd'hui, l'ambiance n'est plus festive dans les bouis-bouis de la capitale et le peuple gabonais délaisse logiquement l'évènement. Après l'effroyable attaque du bus du Togo qui avait fait deux morts il y a deux ans en Angola, le Gabon peut se féliciter d'avoir redoré l'image de la plus grande compétition africaine. Mais pas de quoi, non plus, donner une cote d'excellence à l'organisation. Le stade Omar Bongo, situé en plein coeur de Libreville, et qui devait accueillir les matches de la CAN, est toujours en travaux. Seule la pelouse, sur laquelle la sélection gabonaise s'entraînait, était prête à l'emploi. Heureusement, des sociétés chinoises du bâtiment sont venues à la rescousse pour sortir de terre le flambant stade de l'amitié sino-gabonaise à Agondjé, érigé au nord de la capitale. Au niveau du jeu et du spectacle, certains se plaignent également : "J'ai l'impression qu'on assiste à des matches de foot de quartier", témoigne un agent de joueurs basé en France. "Mais ça n'a rien d'étonnant, on ne peut pas avoir d'attentes trop importantes vu que la majorité des joueurs qui composent les sélections africaines sont des joueurs moyens, qui évoluent souvent dans des clubs français très moyens de L1 voire de L2. L'Afrique est, croyez-moi, encore très loin de remporter une Coupe du Monde." Malgré tout, les deux grands favoris, le Ghana et la Côte d'Ivoire sont au rendez-vous des demi-finales. La Côte d'Ivoire réalise jusqu'ici le parcours parfait.Le Ghana, quant à lui, déçoit. Pour accéder au dernier carré, les Black Stars sont passés par le chas de l'aiguille. Ils ne doivent leur salut qu'à une bourde monumentale du gardien tunisien, Aymen Mathlouthi, dont profita André Ayew dans les prolongations (2-1). L'équipe du Serbe Goran Stevanovic n'est pas aussi emballante que lors de la dernière Coupe du Monde où le Ghana avait été le meilleur représentant africain en se qualifiant pour les quarts de finale. Cette fois, on placerait davantage nos billes sur la bande à Drogba pour qui la consécration après plusieurs désillusions avec les Eléphants n'en serait que plus belle. Première réponse ce mercredi sur le coup de 22h. Retrouvez l'intégralité du dossier consacré à la CAN 2012 dans votre Sport/Foot Magazine de cette semaine. Thomas Bricmont, à Libreville, Sport/Foot Magazine