Par Jacques Sys

Après deux titres consécutifs du Borussia Dortmund, le Bayern Munich a saisi l'occasion cette saison de rétablir son hégémonie sur le football allemand. Entre-temps, Bayern et Borussia ont dominé la Bundesliga à tel point que certains s'inquiètent de cette suprématie totale, même si le jeu des Noir et Jaune a connu beaucoup de hauts et de bas. Cette année, les deux clubs misent également sur l'Europe. À moins d'un miracle, ils joueront la finale de la Ligue des Champions à Londres le 25 mai. Un événement historique.

Le Bayern s'est véritablement surpassé cette saison, tant sur le plan national qu'international. Comme lors du match de mardi contre Barcelone, où l'équipe a élevé le football au rang d'art. L'entraîneur Jupp Heynckes sera d'ailleurs anobli après son départ. Il a réussi créer une atmosphère d'harmonie, de liberté et de joie dans son groupe. Et cela alors que Heynckes avait été engagé comme remplaçant du décrié Louis van Gaal pour faire office d'apôtre pacifique venu rétablir le calme dans la parade de vedettes.

Cependant, on a vu mercredi soir à Dortmund que le Borussia est également capable d'un football élégant. Le renouveau introduit par l'entraîneur Jürgen Klopp est remarquable. Le football "ouvrier" qui caractérisait l'équipe de la Ruhr a été recouvert d'une couche de technique et de finesse en partie grâce aux jeunes footballeurs.

Cette révolution illustre le choc culturel du football allemand. Celui-ci a été entamé en 2000 après un Euro désastreux en Belgique et aux Pays-Bas. L'accent avait alors été davantage mis sur le physique. Puis la fédération de football allemande, un bastion conservateur, a découvert la modernité. Elle a libéré des fonds pour investir dans la formation des jeunes et dans des entraîneurs compétents. Cette approche a été appliquée dans tous les clubs. Depuis lors, le football allemand continue à faire des étincelles. Le Borussia Dortmund, où sept joueurs allemands étaient présents sur la pelouse au coup d'envoi contre le Real Madrid, se trouve plus loin dans ce domaine que le Bayern qui vient de piquer Mario Götze à son rival. Le médian âgé de 20 ans illustre parfaitement l'approche différente dont l'équipe nationale profite maintenant.

Il y a quelques années, il était encore impensable que l'Allemagne fasse office d'exemple au sein du football international. Son triomphe illustre qu'on peut arriver très loin en développant et en suivant une vision. À cet égard, Pep Guardiola aura à faire face à un lourd héritage au Bayern : il sera impossible de faire mieux.

Par Jacques SysAprès deux titres consécutifs du Borussia Dortmund, le Bayern Munich a saisi l'occasion cette saison de rétablir son hégémonie sur le football allemand. Entre-temps, Bayern et Borussia ont dominé la Bundesliga à tel point que certains s'inquiètent de cette suprématie totale, même si le jeu des Noir et Jaune a connu beaucoup de hauts et de bas. Cette année, les deux clubs misent également sur l'Europe. À moins d'un miracle, ils joueront la finale de la Ligue des Champions à Londres le 25 mai. Un événement historique. Le Bayern s'est véritablement surpassé cette saison, tant sur le plan national qu'international. Comme lors du match de mardi contre Barcelone, où l'équipe a élevé le football au rang d'art. L'entraîneur Jupp Heynckes sera d'ailleurs anobli après son départ. Il a réussi créer une atmosphère d'harmonie, de liberté et de joie dans son groupe. Et cela alors que Heynckes avait été engagé comme remplaçant du décrié Louis van Gaal pour faire office d'apôtre pacifique venu rétablir le calme dans la parade de vedettes. Cependant, on a vu mercredi soir à Dortmund que le Borussia est également capable d'un football élégant. Le renouveau introduit par l'entraîneur Jürgen Klopp est remarquable. Le football "ouvrier" qui caractérisait l'équipe de la Ruhr a été recouvert d'une couche de technique et de finesse en partie grâce aux jeunes footballeurs. Cette révolution illustre le choc culturel du football allemand. Celui-ci a été entamé en 2000 après un Euro désastreux en Belgique et aux Pays-Bas. L'accent avait alors été davantage mis sur le physique. Puis la fédération de football allemande, un bastion conservateur, a découvert la modernité. Elle a libéré des fonds pour investir dans la formation des jeunes et dans des entraîneurs compétents. Cette approche a été appliquée dans tous les clubs. Depuis lors, le football allemand continue à faire des étincelles. Le Borussia Dortmund, où sept joueurs allemands étaient présents sur la pelouse au coup d'envoi contre le Real Madrid, se trouve plus loin dans ce domaine que le Bayern qui vient de piquer Mario Götze à son rival. Le médian âgé de 20 ans illustre parfaitement l'approche différente dont l'équipe nationale profite maintenant. Il y a quelques années, il était encore impensable que l'Allemagne fasse office d'exemple au sein du football international. Son triomphe illustre qu'on peut arriver très loin en développant et en suivant une vision. À cet égard, Pep Guardiola aura à faire face à un lourd héritage au Bayern : il sera impossible de faire mieux.