Arrivé à 00h08 locales (05h08 HB), le Français a largement dominé ce 10e +Rhum+, établissant un nouveau temps de référence en 7 j 15 h et 08 min. Le précédent record appartenait à Lionel Lemonchois (7 j 17 h et 19 min) et datait de 2006.

"Le record, c'est anecdotique, c'est la cerise sur le bateau (sic) !", a lancé Peyron. "La dernière journée a été difficile", a-t-il reconnu en arrivant à la darse de Pointe-à-Pitre. Depuis le début de la course, "je me suis fait peur en permanence et (...), une fois, j'ai failli me retourner, je me suis endormi à la barre".

Peyron, 54 ans, avait déjà disputé cette course à six reprises, sans jamais la remporter. A 19h00 GMT (20h00 HB) le 2 novembre, il avait pris la tête de la flotte de 91 concurrents pour ne plus la lâcher. Soit seulement six heures après le départ de Saint-Malo (France)!

'Déguisé en spéléo'

Même s'il a évidemment profité de l'abandon prématuré de Thomas Coville (Sodebo Ultim'), victime d'une collision dans la nuit du 2 au 3 novembre, la performance de Peyron, marin surdoué et polyvalent, laisse pantois. Et ce, d'autant plus qu'il avait pris en mains son bateau seulement deux mois et demi avant le départ, le skipper désigné -Armel Le Cléac'h- ayant été obligé de renoncer en raison d'une blessure au poignet droit.

Pas mal non plus pour ce bateau, un plan VPLP mis à l'eau en 2006 qui a déjà gagné le précédent +Rhum+, en 2010 aux mains de Franck Cammas et sous le nom de Groupama 3.

Peyron a tout de même révélé avoir connu des soucis avec son bateau, trois jours après le départ, en découvrant une fissure sur le bras avant. Il s'est "déguisé en spéléo" pour se faire une idée, de l'intérieur, de la gravité de l'avarie. La fissure n'a pas bougé et il a donc continué la course après avoir contacté son équipe technique et les architectes du trimaran.

Banque Populaire VII est un bon bateau mais "j'ai quand même réussi à le casser", a-t-il plaisanté.

Calmes sous le vent

Une fois passé l'ilot de La Tête à l'Anglais, dans le nord de l'île-papillon, Peyron a arrondi la Guadeloupe avant de s'engager dans le canal des Saintes. Il a été un long moment ralenti par des calmes sous le vent (à l'ouest) de l'île, surmontée par l'impressionnant massif volcanique de la Soufrière (1467 m).

Pour battre le record de Lemonchois, Peyron devait franchir la ligne avant lundi à 02h19 heure de Pointe-à-Pitre (07h19 HB). Mission accomplie!

Après Peyron et Guichard (attendu lundi vers 13h30 locales, 18h30 HB), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) devrait prendre la 3e place.

Derrière les stars de la catégorie Ultime (multicoques de plus de 60 pieds), qui ont assez logiquement monopolisé l'attention du grand public, la bagarre continue car la course est loin d'être terminée. Ainsi, chez les monocoques Imoca (18,28 m), François Gabart (Macif) occupait toujours la première place dimanche à 21h00 heure locale (lundi 02h00 HB), 32,7 milles devant Jérémie Beyou (Maître Coq). Pour eux, la Guadeloupe est encore loin (un peu moins de 1400 milles) et les premiers ne sont pas attendus avant le 14 novembre vers 15h30 locales (20h30 HB).

Moins connus, les Multi50 (multicoques de 15,24 m) les auront sans doute précédés la veille à Pointe-à-Pitre, avec selon toute probabilité un succès d'Erwan Le Roux (Fenêtréa - Cardinal).

Chez les Class40 (monocoques de 12,18 m), la lutte était sévère entre l'Espagnol Alex Pella (Tales 2 Santander) et Kito de Pavant (Otio - Bastide Medical).

Les bateaux "historiques" de la classe Rhum seront les derniers à rejoindre la Guadeloupe et à fermer le grand et beau livre de cette 10e transat.

Arrivé à 00h08 locales (05h08 HB), le Français a largement dominé ce 10e +Rhum+, établissant un nouveau temps de référence en 7 j 15 h et 08 min. Le précédent record appartenait à Lionel Lemonchois (7 j 17 h et 19 min) et datait de 2006."Le record, c'est anecdotique, c'est la cerise sur le bateau (sic) !", a lancé Peyron. "La dernière journée a été difficile", a-t-il reconnu en arrivant à la darse de Pointe-à-Pitre. Depuis le début de la course, "je me suis fait peur en permanence et (...), une fois, j'ai failli me retourner, je me suis endormi à la barre".Peyron, 54 ans, avait déjà disputé cette course à six reprises, sans jamais la remporter. A 19h00 GMT (20h00 HB) le 2 novembre, il avait pris la tête de la flotte de 91 concurrents pour ne plus la lâcher. Soit seulement six heures après le départ de Saint-Malo (France)!Même s'il a évidemment profité de l'abandon prématuré de Thomas Coville (Sodebo Ultim'), victime d'une collision dans la nuit du 2 au 3 novembre, la performance de Peyron, marin surdoué et polyvalent, laisse pantois. Et ce, d'autant plus qu'il avait pris en mains son bateau seulement deux mois et demi avant le départ, le skipper désigné -Armel Le Cléac'h- ayant été obligé de renoncer en raison d'une blessure au poignet droit.Pas mal non plus pour ce bateau, un plan VPLP mis à l'eau en 2006 qui a déjà gagné le précédent +Rhum+, en 2010 aux mains de Franck Cammas et sous le nom de Groupama 3.Peyron a tout de même révélé avoir connu des soucis avec son bateau, trois jours après le départ, en découvrant une fissure sur le bras avant. Il s'est "déguisé en spéléo" pour se faire une idée, de l'intérieur, de la gravité de l'avarie. La fissure n'a pas bougé et il a donc continué la course après avoir contacté son équipe technique et les architectes du trimaran.Banque Populaire VII est un bon bateau mais "j'ai quand même réussi à le casser", a-t-il plaisanté.Une fois passé l'ilot de La Tête à l'Anglais, dans le nord de l'île-papillon, Peyron a arrondi la Guadeloupe avant de s'engager dans le canal des Saintes. Il a été un long moment ralenti par des calmes sous le vent (à l'ouest) de l'île, surmontée par l'impressionnant massif volcanique de la Soufrière (1467 m).Pour battre le record de Lemonchois, Peyron devait franchir la ligne avant lundi à 02h19 heure de Pointe-à-Pitre (07h19 HB). Mission accomplie!Après Peyron et Guichard (attendu lundi vers 13h30 locales, 18h30 HB), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) devrait prendre la 3e place.Derrière les stars de la catégorie Ultime (multicoques de plus de 60 pieds), qui ont assez logiquement monopolisé l'attention du grand public, la bagarre continue car la course est loin d'être terminée. Ainsi, chez les monocoques Imoca (18,28 m), François Gabart (Macif) occupait toujours la première place dimanche à 21h00 heure locale (lundi 02h00 HB), 32,7 milles devant Jérémie Beyou (Maître Coq). Pour eux, la Guadeloupe est encore loin (un peu moins de 1400 milles) et les premiers ne sont pas attendus avant le 14 novembre vers 15h30 locales (20h30 HB).Moins connus, les Multi50 (multicoques de 15,24 m) les auront sans doute précédés la veille à Pointe-à-Pitre, avec selon toute probabilité un succès d'Erwan Le Roux (Fenêtréa - Cardinal).Chez les Class40 (monocoques de 12,18 m), la lutte était sévère entre l'Espagnol Alex Pella (Tales 2 Santander) et Kito de Pavant (Otio - Bastide Medical).Les bateaux "historiques" de la classe Rhum seront les derniers à rejoindre la Guadeloupe et à fermer le grand et beau livre de cette 10e transat.