Vous êtes triple champion du monde, vous avez gagné 29 Grands Prix et pourtant, on dirait que certains continuent à vous sous-estimer. Avez-vous cette impression aussi?

C'est plutôt marrant. Certains me gréent mon succès, d'autres pas. Je commence à comprendre certaines choses, que Michael Schumacher a également vécues car l'histoire se répète. On n'estime certaines performances à leur juste valeur que plus tard alors que sur le moment-même, on cherche des arguments pour les minimiser. Cela ne me dérange pas. Ce qui compte, c'est ce que je pense de moi. Je ne suis pas narcissique mais je suis très heureux de ce que j'ai accompli.

Vous êtes en tête du classement mondial avec 142 points, presque 40 de plus que Räikkönen et Alonso. Le quatrième sacre mondial semble n'être qu'une question de temps.

Devenir champion du monde ne serait-ce qu'une fois n'était qu'un rêve. Je n'osais imaginer plusieurs titres car la F1 était tellement loin, si inaccessible que nourrir de telles pensées aurait été de la folie. J'ai pourtant tout mis en oeuvre pour réussir. Pendant que d'autres s'amusaient et se prélassaient au bord d'une piscine, je m'entraînais sur mon vélo de course. Pendant que d'autres guindaillaient, j'étais au lit, pour être frais le lendemain. Je n'en avais pas toujours envie mais je voulais réussir. Tous ces sacrifices ont porté leurs fruits. Ma détermination a fait la différence. Je ne dois mon bonheur qu'à moi-même. Maintenant, je ne dois pas perdre de vue à quel point tout cela est spécial.

Vous êtes sur le point d'acquérir la même célébrité que Schumacher. Ses sept titres mondiaux vous stimulent-ils, constituent-ils un objectif ? Il y a quelques années, nul n'imaginait un autre pilote obtenir de tels succès.

Non, c'est beaucoup plus simple: je veux être plus rapide que tous les autres, et toujours. Le vendredi matin lors des premiers entraînements, le samedi lors des essais et le dimanche, je veux gagner la course tout en bouclant le tour le plus rapide. C'est ça, mon objectif. Je sais qu'il n'est pas toujours réalisable. Les autres font de leur mieux pour me contrecarrer et en fait, il y a toujours quelqu'un pour vous rappeler vos limites.

Par Michael Wittershagen

Vous êtes triple champion du monde, vous avez gagné 29 Grands Prix et pourtant, on dirait que certains continuent à vous sous-estimer. Avez-vous cette impression aussi?C'est plutôt marrant. Certains me gréent mon succès, d'autres pas. Je commence à comprendre certaines choses, que Michael Schumacher a également vécues car l'histoire se répète. On n'estime certaines performances à leur juste valeur que plus tard alors que sur le moment-même, on cherche des arguments pour les minimiser. Cela ne me dérange pas. Ce qui compte, c'est ce que je pense de moi. Je ne suis pas narcissique mais je suis très heureux de ce que j'ai accompli.Vous êtes en tête du classement mondial avec 142 points, presque 40 de plus que Räikkönen et Alonso. Le quatrième sacre mondial semble n'être qu'une question de temps.Devenir champion du monde ne serait-ce qu'une fois n'était qu'un rêve. Je n'osais imaginer plusieurs titres car la F1 était tellement loin, si inaccessible que nourrir de telles pensées aurait été de la folie. J'ai pourtant tout mis en oeuvre pour réussir. Pendant que d'autres s'amusaient et se prélassaient au bord d'une piscine, je m'entraînais sur mon vélo de course. Pendant que d'autres guindaillaient, j'étais au lit, pour être frais le lendemain. Je n'en avais pas toujours envie mais je voulais réussir. Tous ces sacrifices ont porté leurs fruits. Ma détermination a fait la différence. Je ne dois mon bonheur qu'à moi-même. Maintenant, je ne dois pas perdre de vue à quel point tout cela est spécial.Vous êtes sur le point d'acquérir la même célébrité que Schumacher. Ses sept titres mondiaux vous stimulent-ils, constituent-ils un objectif ? Il y a quelques années, nul n'imaginait un autre pilote obtenir de tels succès.Non, c'est beaucoup plus simple: je veux être plus rapide que tous les autres, et toujours. Le vendredi matin lors des premiers entraînements, le samedi lors des essais et le dimanche, je veux gagner la course tout en bouclant le tour le plus rapide. C'est ça, mon objectif. Je sais qu'il n'est pas toujours réalisable. Les autres font de leur mieux pour me contrecarrer et en fait, il y a toujours quelqu'un pour vous rappeler vos limites.Par Michael Wittershagen