Le champion sud-africain Oscar Pistorius est arrivé ce mercredi matin avec plus de deux heures d'avance au tribunal de Pretoria pour son deuxième jour de comparution, alors que le pays entier attend d'en savoir plus sur les circonstances du meurtre de sa petite amie, Reeva Steenkamp.

Le tribunal devrait entendre des enquêteurs au deuxième jour du "pré-procès" qui doit décider de la remise en liberté provisoire, ou non, de Pistorius. Les audiences pourraient durer jusqu'à vendredi, selon le Parquet.

Lors de cette seconde journée de comparution, le procureur Gerrie Nel a contredit la version des faits d'Oscar Pistorius en affirmant qu'un témoin l'avait entendu se disputer violemment avec sa petite amie Reeva Steenkamp la nuit de la mort de la jeune femme tuée par balles.

Oscar Pistorius avait dit la veille que la soirée s'était bien passée et que le couple s'était endormi après 22H00. Le sportif affirmait qu'il ne s'était réveillé que peu de temps avant les faits et avait tiré sur la porte des toilettes car il craignait l'intrusion d'un voleur et pensait que sa petite amie était encore au lit.

"La victime était habillée au moment des tirs", a souligné le procureur, ajoutant que l'accusé avait ouvert un "tir délibéré vers le siège des toilettes d'une distance d'1,5 mètre". "Il a tiré directement sur les toilettes, en direction de la cuvette", a-t-il dit.

Reeva Steenkamp portait un short blanc et un haut noir et était couverte de serviettes au moment où les secours sont arrivés, a-t-il précisé.

"Quand vous ouvrez la porte, le siège des toilettes se trouve à votre gauche. Il faut donc se tourner un peu et tirer en angle pour toucher les toilettes", a précisé l'enquêteur Hilton Botha, qui a présenté un plan des lieux à la cour.

L'enquêteur a expliqué être arrivé à 04H15 du matin jeudi 14 janvier, jour de la Saint Valentin, alors que Reeva Steenkamp était déjà décédée, ce qui est conforme à la version de Pistorius qui avait dit qu'elle était morte dans ses bras. Il y a eu trois impacts de balle: à la tête à droite au-dessus de l'oreille, au coude droit et à la hanche droite.

M. Botha a par ailleurs annoncé que l'accusé serait également poursuivi pour détention illégale de munitions. "Nous avons trouvé une boîte de calibre 38. Il n'est pas en possession d'une licence pour posséder des 38", a-t-il déclaré.

Par la voix de son avocat Barry Roux, Pistorius, 26 ans, a raconté mardi comment il avait tué sa petite amie, par erreur selon lui, la prenant pour un voleur alors qu'elle était aux toilettes. Dans le noir, il a tiré à quatre reprises sur la porte des toilettes avant de s'apercevoir de sa méprise. Il a dit avoir dû enfoncer la porte avec une batte de cricket pour porter secours à sa victime, qui est morte dans ses bras peu après.

Le ministère public ne croit pas à cette thèse et estime qu'il y a eu meurtre avec préméditation. Le juge Desmond Nair a laissé entendre qu'il n'était pas insensible à ces arguments, ce qui rend la demande de remise en liberté provisoire de Pistorius plus hypothétique.

Un proche de Pistorius a clamé devant la presse à la fin de l'audience : "Tout comme la lumière chasse l'obscurité, la vérité va prévaloir".

Boîtes suspectes et seringues

Alors que les journaux sud-africains se contentaient en général d'une couverture factuelle de l'audience de mardi, le quotidien The Times relevait que Pistorius pourrait être interdit de participer à des compétitions à l'avenir s'il était avéré qu'il a pris des stéroïdes anabolisants.

La presse a indiqué, citant des fuites des enquêteurs, que des boîtes suspectes et des seringues ont été saisies chez l'athlète, et qu'il aurait subi des tests. Les stéroïdes peuvent provoquer des crises de violence incontrôlées.

Reeva Steenkamp, 29 ans, a été incinérée dans l'intimité mardi à Port Elizabeth.

L'audience suspendue jusqu'à jeudi

L'audience a été suspendue peu avant 14H00 (heures belges) par le juge et reprendra jeudi. La défense du champion paralympique avancera alors ses arguments en faveur d'une libération sous caution, et l'accusation les siens.

Le champion sud-africain Oscar Pistorius est arrivé ce mercredi matin avec plus de deux heures d'avance au tribunal de Pretoria pour son deuxième jour de comparution, alors que le pays entier attend d'en savoir plus sur les circonstances du meurtre de sa petite amie, Reeva Steenkamp. Le tribunal devrait entendre des enquêteurs au deuxième jour du "pré-procès" qui doit décider de la remise en liberté provisoire, ou non, de Pistorius. Les audiences pourraient durer jusqu'à vendredi, selon le Parquet. Lors de cette seconde journée de comparution, le procureur Gerrie Nel a contredit la version des faits d'Oscar Pistorius en affirmant qu'un témoin l'avait entendu se disputer violemment avec sa petite amie Reeva Steenkamp la nuit de la mort de la jeune femme tuée par balles. Oscar Pistorius avait dit la veille que la soirée s'était bien passée et que le couple s'était endormi après 22H00. Le sportif affirmait qu'il ne s'était réveillé que peu de temps avant les faits et avait tiré sur la porte des toilettes car il craignait l'intrusion d'un voleur et pensait que sa petite amie était encore au lit. "La victime était habillée au moment des tirs", a souligné le procureur, ajoutant que l'accusé avait ouvert un "tir délibéré vers le siège des toilettes d'une distance d'1,5 mètre". "Il a tiré directement sur les toilettes, en direction de la cuvette", a-t-il dit. Reeva Steenkamp portait un short blanc et un haut noir et était couverte de serviettes au moment où les secours sont arrivés, a-t-il précisé. "Quand vous ouvrez la porte, le siège des toilettes se trouve à votre gauche. Il faut donc se tourner un peu et tirer en angle pour toucher les toilettes", a précisé l'enquêteur Hilton Botha, qui a présenté un plan des lieux à la cour. L'enquêteur a expliqué être arrivé à 04H15 du matin jeudi 14 janvier, jour de la Saint Valentin, alors que Reeva Steenkamp était déjà décédée, ce qui est conforme à la version de Pistorius qui avait dit qu'elle était morte dans ses bras. Il y a eu trois impacts de balle: à la tête à droite au-dessus de l'oreille, au coude droit et à la hanche droite. M. Botha a par ailleurs annoncé que l'accusé serait également poursuivi pour détention illégale de munitions. "Nous avons trouvé une boîte de calibre 38. Il n'est pas en possession d'une licence pour posséder des 38", a-t-il déclaré.Par la voix de son avocat Barry Roux, Pistorius, 26 ans, a raconté mardi comment il avait tué sa petite amie, par erreur selon lui, la prenant pour un voleur alors qu'elle était aux toilettes. Dans le noir, il a tiré à quatre reprises sur la porte des toilettes avant de s'apercevoir de sa méprise. Il a dit avoir dû enfoncer la porte avec une batte de cricket pour porter secours à sa victime, qui est morte dans ses bras peu après. Le ministère public ne croit pas à cette thèse et estime qu'il y a eu meurtre avec préméditation. Le juge Desmond Nair a laissé entendre qu'il n'était pas insensible à ces arguments, ce qui rend la demande de remise en liberté provisoire de Pistorius plus hypothétique.Un proche de Pistorius a clamé devant la presse à la fin de l'audience : "Tout comme la lumière chasse l'obscurité, la vérité va prévaloir".Boîtes suspectes et seringuesAlors que les journaux sud-africains se contentaient en général d'une couverture factuelle de l'audience de mardi, le quotidien The Times relevait que Pistorius pourrait être interdit de participer à des compétitions à l'avenir s'il était avéré qu'il a pris des stéroïdes anabolisants. La presse a indiqué, citant des fuites des enquêteurs, que des boîtes suspectes et des seringues ont été saisies chez l'athlète, et qu'il aurait subi des tests. Les stéroïdes peuvent provoquer des crises de violence incontrôlées. Reeva Steenkamp, 29 ans, a été incinérée dans l'intimité mardi à Port Elizabeth.L'audience suspendue jusqu'à jeudi L'audience a été suspendue peu avant 14H00 (heures belges) par le juge et reprendra jeudi. La défense du champion paralympique avancera alors ses arguments en faveur d'une libération sous caution, et l'accusation les siens.