Netflix est couramment associé aux termes "streaming", "séries télé" et "films". Il faudra y ajouter prochainement "sport". Il y a un mois, la Juventus a annoncé un partenariat qui doit déboucher sur la création d'une série-documentaire sur les coulisses du club. Quatre épisodes seront proposés en 2018. Il y a deux semaines, Liberty Media (qui gère les droits de la F1) a annoncé que des discussions étaient en cours avec l'entreprise américaine. On ne parle pas encore de retransmettre des courses exclusivement sur Internet mais plutôt des contenus "multimédias" (résumés, magazines, etc.). Les autres acteurs du web ont également dévoilé des appétits.

En 2016, Twitter s'était lancé dans la diffusion en direct de matches de NFL (football américain). Il y a quelques mois, c'est Amazon qui a récupéré le contrat. Selon le Wall Street Journal, le groupe aurait déboursé 50 millions de dollars (cinq fois plus que Twitter) pour les droits de...dix rencontres, le jeudi soir. Facebook s'est aussi lancé dans ce marché en acquérant l'intégralité des résumés des matches de la saison, ainsi que du contenu magazine.

Autre exemple ? Snapchat s'est associé avec Eurosport pour les Jeux d'hiver (Corée du Sud). Ces stratégies ne sont pas l'apanage du marché américain. La France a franchi le pas. En février et mars, France Télévisions a permis à Twitter de montrer quatre rencontres de la France dans le Tournoi des Six Nations. Bref, ces nouvelles manières de consommer vont probablement gagner de plus en plus de terrains.

Elles rencontrent les aspirations d'un public "jeune" qui n'a pas les mêmes habitudes (tablettes tactiles, smartphone, ...) que ses aînés, plus habitués à la télévision traditionnelle. En outre, les contenus sportifs doivent permettre aux géants du web de monnayer encore mieux leurs espaces publicitaires. Ils disposent déjà d'un paquet d'informations exploitables grâce aux données personnelles laissées par les internautes sur les réseaux sociaux. Bref, à quand un Anderlecht-Standard, un Spirou Charleroi-BC Ostende ou un Waterloo Ducks-Léopold Club sur Facebook ou Twitter ?

PAR SIMON BARZYCZAK

Netflix est couramment associé aux termes "streaming", "séries télé" et "films". Il faudra y ajouter prochainement "sport". Il y a un mois, la Juventus a annoncé un partenariat qui doit déboucher sur la création d'une série-documentaire sur les coulisses du club. Quatre épisodes seront proposés en 2018. Il y a deux semaines, Liberty Media (qui gère les droits de la F1) a annoncé que des discussions étaient en cours avec l'entreprise américaine. On ne parle pas encore de retransmettre des courses exclusivement sur Internet mais plutôt des contenus "multimédias" (résumés, magazines, etc.). Les autres acteurs du web ont également dévoilé des appétits. En 2016, Twitter s'était lancé dans la diffusion en direct de matches de NFL (football américain). Il y a quelques mois, c'est Amazon qui a récupéré le contrat. Selon le Wall Street Journal, le groupe aurait déboursé 50 millions de dollars (cinq fois plus que Twitter) pour les droits de...dix rencontres, le jeudi soir. Facebook s'est aussi lancé dans ce marché en acquérant l'intégralité des résumés des matches de la saison, ainsi que du contenu magazine. Autre exemple ? Snapchat s'est associé avec Eurosport pour les Jeux d'hiver (Corée du Sud). Ces stratégies ne sont pas l'apanage du marché américain. La France a franchi le pas. En février et mars, France Télévisions a permis à Twitter de montrer quatre rencontres de la France dans le Tournoi des Six Nations. Bref, ces nouvelles manières de consommer vont probablement gagner de plus en plus de terrains. Elles rencontrent les aspirations d'un public "jeune" qui n'a pas les mêmes habitudes (tablettes tactiles, smartphone, ...) que ses aînés, plus habitués à la télévision traditionnelle. En outre, les contenus sportifs doivent permettre aux géants du web de monnayer encore mieux leurs espaces publicitaires. Ils disposent déjà d'un paquet d'informations exploitables grâce aux données personnelles laissées par les internautes sur les réseaux sociaux. Bref, à quand un Anderlecht-Standard, un Spirou Charleroi-BC Ostende ou un Waterloo Ducks-Léopold Club sur Facebook ou Twitter ? PAR SIMON BARZYCZAK