"J'ai atteint la limite d'âge, (...) j'ai pensé que la décision la plus convenable était de me retirer du Comité japonais et du Comité international olympique", a déclaré M. Takeda, 71 ans, à l'issue d'une réunion à Tokyo.

Le responsable, qui préside l'instance olympique japonaise depuis 2001, espérait initialement pouvoir rester jusqu'aux JO de Tokyo, mais sa mise en cause par les enquêteurs français l'a contraint à revoir ses plans.

"Pendant 18 ans, j'ai présidé le comité. Tokyo a été choisi grâce aux efforts de tous, les préparatifs avancent comme il faut", mais il est temps de passer le relais aux nouvelles générations "à l'approche des JO", a-t-il souligné, visiblement affecté. "Une nouvelle ère s'ouvre", a-t-il ajouté.

D'après les médias, plusieurs candidats sont en lice pour le remplacer, dont l'ex-champion olympique de judo Yasuhiro Yamashita, déjà membre du comité.

Tsunekazu Takeda avait été mis en examen en décembre à Paris pour "corruption active" dans l'enquête française sur l'attribution des JO de Tokyo-2020. Il est soupçonné par le juge français Renault Van Ruymbeke d'avoir autorisé deux versements suspects, en juillet et octobre 2013, pour obtenir "des votes favorables de membres du Comité international olympique" (CIO) lors de l'attribution des JO à Tokyo, le 7 septembre 2013.

Les deux virements représentant 2,8 millions de dollars singapouriens (1,8 million d'euros au cours actuel) ont atterri sur le compte d'une société totalement inconnue, Black Tidings, sous le libellé "Tokyo 2020 Olympic Game Bid", officiellement pour rémunérer des opérations de conseil.

Or cette firme est proche de Papa Massata Diack, fils de l'influent Sénégalais Lamine Diack, ancien patron de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), au carrefour de plusieurs enquêtes pour corruption dans le sport.