Imaginez un pizzaiolo qui déteste l'Italie ou un vigneron qui ne boit pas de vin. Toma Nikiforov est le judoka qui n'aime pas le Japon. Le pays qui a inventé son sport, qui l'a rendu olympique en 1964 et qui fait rêver les judokas du monde entier. C'est pourtant dans ce pays, dans le temple absolu du judo, le Budokan, que le champion d'Europe des mi-lourds (moins de 100 kg), va essayer de monter sur le podium olympique jeudi et faire oublier des premiers Jeux ratés il y a cinq ans à Rio.

"Moi, je n'aime pas le Japon personnellement. C'est loin, l'ambiance ça va être nul. Sans le Covid, ils sont déjà fous, avec le Covid, ils vont être encore plus fous. Je ne pense pas que cela va être des Jeux très très agréables. Maintenant notre plan est de venir au Japon, faire ce qu'on a à faire et de revenir avec deux médailles si possible et voilà."

Avant même l'ouverture des Jeux, le Schaerbeekois avait annoncé la couleur, évoquant la médaille de son désormais proche équipier à la fédération flamande, Matthias Casse (bronze mardi), et celle qu'il espère lui aussi obtenir. Les deux hommes se sont parlé après le podium olympique du champion du monde des moins de 81 kg mardi soir. "Toma veut faire encore mieux que moi", a révélé mercredi Casse. "C'est une rivalité amusante entre nous."

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Longtemps blessé, il n'a assuré sa place aux Jeux que grâce à une série de bons résultats enregistrés en 2021. "J'ai bien vécu cette période. J'ai enchaîné pas mal de compétition avec des résultats satisfaisants. J'étais quasi sûr que ça allait bien se passer. J'avais confiance dans mon staff et en moi, ce qui est le plus important. Si j'avais dû écouter les autres je serais chez moi et sans ma qualification. Après la 3e opération juste avant le corona, je me suis dit que ça allait être chaud, mais pas impossible. Chaud aussi parce qu'ils annulaient les compétitions l'une après l'autre. Finalement quand ils ont annulé les Jeux Olympiques (en mars 2020), j'étais quand même assez content que j'allais avoir une année supplémentaire pour pouvoir retrouver mon niveau."

Quelle leçon a-t-il tiré des JO de Rio ? "Il faut faire abstraction au maximum qu'il s'agit des Jeux Olympiques. Au final, quand on monte sur le tapis, c'est juste un judoka en face de soi. Je dois aussi moins m'ouvrir avant la compétition aux journalistes et autres personnes présentes. Il n'y a rien à faire, c'est un petit peu une perte de concentration. Je vais être moins sur mon téléphone aussi, les réseaux sociaux, il n'y a rien à faire cela pourrit notre cerveau. Etre dans ma bulle, rester dans notre monde de judokas et me concentrer sur la compétition."

"J'ai progressé au niveau tactique", estime Nikiforov depuis qu'il a rejoint le giron de la fédération flamande. "Quand Marc van der Ham (coach de Matthias Casse) me donne un conseil, je dis 'OK, je vais essayer', il me répond 'n'essaie pas, fais-le'. C'est simple mais cela paraît un bon conseil. Donc j'en tiens compte, je n'essaie plus je le fais". "Je suis un judoka avec plus d'expérience, différent non. L'expérience c'est un gros avantage. Je suis peut-être toujours aussi fou mais un cerveau plus mûr. Avant j'étais un taureau. Il s'est transformé en quelque chose de plus intelligent."

Imaginez un pizzaiolo qui déteste l'Italie ou un vigneron qui ne boit pas de vin. Toma Nikiforov est le judoka qui n'aime pas le Japon. Le pays qui a inventé son sport, qui l'a rendu olympique en 1964 et qui fait rêver les judokas du monde entier. C'est pourtant dans ce pays, dans le temple absolu du judo, le Budokan, que le champion d'Europe des mi-lourds (moins de 100 kg), va essayer de monter sur le podium olympique jeudi et faire oublier des premiers Jeux ratés il y a cinq ans à Rio."Moi, je n'aime pas le Japon personnellement. C'est loin, l'ambiance ça va être nul. Sans le Covid, ils sont déjà fous, avec le Covid, ils vont être encore plus fous. Je ne pense pas que cela va être des Jeux très très agréables. Maintenant notre plan est de venir au Japon, faire ce qu'on a à faire et de revenir avec deux médailles si possible et voilà." Avant même l'ouverture des Jeux, le Schaerbeekois avait annoncé la couleur, évoquant la médaille de son désormais proche équipier à la fédération flamande, Matthias Casse (bronze mardi), et celle qu'il espère lui aussi obtenir. Les deux hommes se sont parlé après le podium olympique du champion du monde des moins de 81 kg mardi soir. "Toma veut faire encore mieux que moi", a révélé mercredi Casse. "C'est une rivalité amusante entre nous." Longtemps blessé, il n'a assuré sa place aux Jeux que grâce à une série de bons résultats enregistrés en 2021. "J'ai bien vécu cette période. J'ai enchaîné pas mal de compétition avec des résultats satisfaisants. J'étais quasi sûr que ça allait bien se passer. J'avais confiance dans mon staff et en moi, ce qui est le plus important. Si j'avais dû écouter les autres je serais chez moi et sans ma qualification. Après la 3e opération juste avant le corona, je me suis dit que ça allait être chaud, mais pas impossible. Chaud aussi parce qu'ils annulaient les compétitions l'une après l'autre. Finalement quand ils ont annulé les Jeux Olympiques (en mars 2020), j'étais quand même assez content que j'allais avoir une année supplémentaire pour pouvoir retrouver mon niveau." Quelle leçon a-t-il tiré des JO de Rio ? "Il faut faire abstraction au maximum qu'il s'agit des Jeux Olympiques. Au final, quand on monte sur le tapis, c'est juste un judoka en face de soi. Je dois aussi moins m'ouvrir avant la compétition aux journalistes et autres personnes présentes. Il n'y a rien à faire, c'est un petit peu une perte de concentration. Je vais être moins sur mon téléphone aussi, les réseaux sociaux, il n'y a rien à faire cela pourrit notre cerveau. Etre dans ma bulle, rester dans notre monde de judokas et me concentrer sur la compétition." "J'ai progressé au niveau tactique", estime Nikiforov depuis qu'il a rejoint le giron de la fédération flamande. "Quand Marc van der Ham (coach de Matthias Casse) me donne un conseil, je dis 'OK, je vais essayer', il me répond 'n'essaie pas, fais-le'. C'est simple mais cela paraît un bon conseil. Donc j'en tiens compte, je n'essaie plus je le fais". "Je suis un judoka avec plus d'expérience, différent non. L'expérience c'est un gros avantage. Je suis peut-être toujours aussi fou mais un cerveau plus mûr. Avant j'étais un taureau. Il s'est transformé en quelque chose de plus intelligent."