Champion d'Europe en titre, Toma Nikiforov rêvait de faire oublier des JO de Rio décevants (9e) jeudi dans le célèbre Budokan qui accueille les épreuves de judo des Jeux Olympiques de Tokyo. Un tirage au sort difficile que son classement mondial (16e) ne protégeait pas l'en aura empêché. Il a été battu dès le 2e tour (huitièmes de finale) après 17 secondes de combat par le double champion du monde en titre le Portugais Jorge Fonseca. Nikiforov, 28 ans, et termine à nouveau neuvième.

"Je n'étais pas venu pour cela", furent les premiers mots de Toma Nikiforov. Le quatrième et dernier judoka belge présent aux JO de Tokyo ne masquait pas sa déception. "Quand un champion du monde rencontre un champion d'Europe cela donne souvent un beau combat. Même si cela a mal fini. En judo il y a une telle concurrence. Chaque combat est une finale." Nikiforov a ensuite détaillé le combat qu'il a perdu.

"Tous ceux qui ont regardé le combat, ils pensent 'il m'a pris il m'a soulevé, il m'a plaqué au sol'. Mais ce n'est pas cela. C'est un petit détail sur les mains et un déplacement. C'est un détail qu'on ne peut pas comprendre quand on n'est pas au haut niveau. Je commence bien. J'arrache les deux mains. Il recommence l'action. Là il est installé, je vois qu'il va attaquer, au lieu de bloquer l'attaque, qui n'est pas facile bien sûr, je pense que même si je m'envole je retombe sur le ventre, malheureusement je tombe sur le dos. Ce sont les petits détails qui font la différence dans ce sport."

"La tactique était de plus le déplacer et de ne rien accepter qui puisse tourner contre lui", expliqua pour sa part Damiano Martinuzzi, le coach de Toma Nikiforov. "Il a commis une erreur, il a accepté le kumikata (la prise du judogi par le Portugais), ce qui est très dangereux parce qu'il est hyper tonique en entrée.""Sur le coup, je suis déçu pour lui. Il a le potentiel pour faire champion olympique c'est clair" a enchaîné le coach. "Il y a deux mois, il était champion d'Europe. Aux Jeux Olympiques, c'est cela qui est fort, c'est tous les quatre ans, ce jour-là il ne faut pas se rater."

Toma Nikiforov avait passé sans mal le premier obstacle que représentait le Brésilien Rafael Buzacarini, classé juste derrière lui au classement mondial. Le Schaerbeekois contrôla parfaitement son adversaire et réussit un waza-ari suffisant après 3:23 de combat. "Mon premier combat, j'ai trouvé que c'était pas mal. J'étais relâché, j'étais en forme, tous les feux étaient au vert" a déclaré Nikiforov.

Le fait de ne pas être tête de série (Top 8) est l'une des explications de cette élimination rapide. Le judoka employé par la Défense, a subi pas moins de dix opérations et après être retombé au 50e rang mondial (il était encore 43e au début de l'année), il lui a fallu entrer dans le Top 18 mondial (maximum un par pays) pour décrocher directement sa place aux Jeux.

Il a multiplié les compétitions avec des victoires au Grand Chelem de Tachkent en mars et à l'Euro de Lisbonne en avril. Ces efforts ont laissé des traces physiques mais aussi psychologiques. "Je suis quand même fier d'être ici parce que beaucoup m'avaient enterré." Se tournant vers l'avenir, Toma Nikiforov poursuit : "Paris c'est déjà dans trois ans. Ce seront d'autres Jeux, un autre Toma plus âgé, mais je ne vais pas lâcher le morceau. Je n'ai pas dit mon dernier mot. Mais là, j'ai besoin de faire un très gros break. C'était déjà décidé avant les Jeux. Cela fait un mois que je n'ai plus vu ma famille."

Champion d'Europe en titre, Toma Nikiforov rêvait de faire oublier des JO de Rio décevants (9e) jeudi dans le célèbre Budokan qui accueille les épreuves de judo des Jeux Olympiques de Tokyo. Un tirage au sort difficile que son classement mondial (16e) ne protégeait pas l'en aura empêché. Il a été battu dès le 2e tour (huitièmes de finale) après 17 secondes de combat par le double champion du monde en titre le Portugais Jorge Fonseca. Nikiforov, 28 ans, et termine à nouveau neuvième."Je n'étais pas venu pour cela", furent les premiers mots de Toma Nikiforov. Le quatrième et dernier judoka belge présent aux JO de Tokyo ne masquait pas sa déception. "Quand un champion du monde rencontre un champion d'Europe cela donne souvent un beau combat. Même si cela a mal fini. En judo il y a une telle concurrence. Chaque combat est une finale." Nikiforov a ensuite détaillé le combat qu'il a perdu."Tous ceux qui ont regardé le combat, ils pensent 'il m'a pris il m'a soulevé, il m'a plaqué au sol'. Mais ce n'est pas cela. C'est un petit détail sur les mains et un déplacement. C'est un détail qu'on ne peut pas comprendre quand on n'est pas au haut niveau. Je commence bien. J'arrache les deux mains. Il recommence l'action. Là il est installé, je vois qu'il va attaquer, au lieu de bloquer l'attaque, qui n'est pas facile bien sûr, je pense que même si je m'envole je retombe sur le ventre, malheureusement je tombe sur le dos. Ce sont les petits détails qui font la différence dans ce sport.""La tactique était de plus le déplacer et de ne rien accepter qui puisse tourner contre lui", expliqua pour sa part Damiano Martinuzzi, le coach de Toma Nikiforov. "Il a commis une erreur, il a accepté le kumikata (la prise du judogi par le Portugais), ce qui est très dangereux parce qu'il est hyper tonique en entrée.""Sur le coup, je suis déçu pour lui. Il a le potentiel pour faire champion olympique c'est clair" a enchaîné le coach. "Il y a deux mois, il était champion d'Europe. Aux Jeux Olympiques, c'est cela qui est fort, c'est tous les quatre ans, ce jour-là il ne faut pas se rater." Toma Nikiforov avait passé sans mal le premier obstacle que représentait le Brésilien Rafael Buzacarini, classé juste derrière lui au classement mondial. Le Schaerbeekois contrôla parfaitement son adversaire et réussit un waza-ari suffisant après 3:23 de combat. "Mon premier combat, j'ai trouvé que c'était pas mal. J'étais relâché, j'étais en forme, tous les feux étaient au vert" a déclaré Nikiforov. Le fait de ne pas être tête de série (Top 8) est l'une des explications de cette élimination rapide. Le judoka employé par la Défense, a subi pas moins de dix opérations et après être retombé au 50e rang mondial (il était encore 43e au début de l'année), il lui a fallu entrer dans le Top 18 mondial (maximum un par pays) pour décrocher directement sa place aux Jeux. Il a multiplié les compétitions avec des victoires au Grand Chelem de Tachkent en mars et à l'Euro de Lisbonne en avril. Ces efforts ont laissé des traces physiques mais aussi psychologiques. "Je suis quand même fier d'être ici parce que beaucoup m'avaient enterré." Se tournant vers l'avenir, Toma Nikiforov poursuit : "Paris c'est déjà dans trois ans. Ce seront d'autres Jeux, un autre Toma plus âgé, mais je ne vais pas lâcher le morceau. Je n'ai pas dit mon dernier mot. Mais là, j'ai besoin de faire un très gros break. C'était déjà décidé avant les Jeux. Cela fait un mois que je n'ai plus vu ma famille."