Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach a indiqué vendredi avoir été "très troublé" par la prestation sur la glace de la patineuse russe Kamila Valieva, empêtrée dans une retentissante affaire de dopage et, visiblement éprouvée, incapable d'évoluer à son niveau habituel dans le programme libre des JO-2022 jeudi.

M. Bach a également indiqué lors d'une conférence de presse à Pékin qu'il n'avait pas "beaucoup confiance" en l'entourage de Kamila Valieva, regrettant notamment sa froideur et son attitude à l'égard de la patineuse après sa compétition. "J'étais très troublé hier quand j'ai regardé à la TV (le programme libre de patinage artistique). J'ai vu une performance où on a vu la pression sur ses épaules. Ma carrière fait que je sais ce qu'est la pression, mais celle-ci était au-dessus de ce que je peux me représenter", a-t-il déclaré. "La voir craquer sur la glace, pleurer et essayer de finir son programme était difficile. Dans chaque mouvement, son langage corporel, on voyait le stress immense", a poursuivi le patron de l'instance olympique. "Elle aurait surement préféré quitter la glace et laisser tout cela derrière elle".

"Et comment elle fut reçue par son entourage en sortant de la glace... C'était glacial, au lieu d'essayer de l'aider et de la réconforter. On sentait la distance et en interprétant son langage corporel (de son entraîneure, ndlr) c'était dédaigneux. Comment peut-on être si froid avec son athlète ?", a déploré M. Bach. "Cela ne me donne pas confiance dans son entourage, indépendamment de ce qui a pu se passer, ou va se passer dans le futur, comment (est-il possible de) traiter une athlète mineure de 15 ans comme cela ?", a-t-il conclu. Valieva, 15 ans, a été rattrapée jeudi sur la glace par l'affaire qui domine les JO-2022.

En tête après le programme court, elle a complétement raté son programme libre avec plusieurs chutes et s'est classée finalement 4e. Elle avait quitté la glace en pleurs, son entraîneure lui faisant des reproches sur sa prestation. Elle avait été suspendue provisoirement le 8 février par l'agence antidopage russe pour un contrôle antidopage positif à la trimétazidine, dont le résultat est tombé au lendemain de sa victoire dans l'épreuve olympique par équipes avec la Russie.

Ce produit, utilisé pour soulager les angines de poitrine, est interdit par l'Agence mondiale antidopage depuis 2014, car il favoriserait la circulation sanguine. Si ce contrôle a été réalisé en marge des Championnats de Russie fin décembre, l'affaire Valieva éclabousse les JO-2022. Le lendemain de la notification de son contrôle positif, Valieva avait obtenu la levée de sa suspension, décision confirmée par le Tribunal arbitral du sport (TAS) 24 heures seulement avant son programme court.

Le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach a indiqué vendredi avoir été "très troublé" par la prestation sur la glace de la patineuse russe Kamila Valieva, empêtrée dans une retentissante affaire de dopage et, visiblement éprouvée, incapable d'évoluer à son niveau habituel dans le programme libre des JO-2022 jeudi. M. Bach a également indiqué lors d'une conférence de presse à Pékin qu'il n'avait pas "beaucoup confiance" en l'entourage de Kamila Valieva, regrettant notamment sa froideur et son attitude à l'égard de la patineuse après sa compétition. "J'étais très troublé hier quand j'ai regardé à la TV (le programme libre de patinage artistique). J'ai vu une performance où on a vu la pression sur ses épaules. Ma carrière fait que je sais ce qu'est la pression, mais celle-ci était au-dessus de ce que je peux me représenter", a-t-il déclaré. "La voir craquer sur la glace, pleurer et essayer de finir son programme était difficile. Dans chaque mouvement, son langage corporel, on voyait le stress immense", a poursuivi le patron de l'instance olympique. "Elle aurait surement préféré quitter la glace et laisser tout cela derrière elle". "Et comment elle fut reçue par son entourage en sortant de la glace... C'était glacial, au lieu d'essayer de l'aider et de la réconforter. On sentait la distance et en interprétant son langage corporel (de son entraîneure, ndlr) c'était dédaigneux. Comment peut-on être si froid avec son athlète ?", a déploré M. Bach. "Cela ne me donne pas confiance dans son entourage, indépendamment de ce qui a pu se passer, ou va se passer dans le futur, comment (est-il possible de) traiter une athlète mineure de 15 ans comme cela ?", a-t-il conclu. Valieva, 15 ans, a été rattrapée jeudi sur la glace par l'affaire qui domine les JO-2022. En tête après le programme court, elle a complétement raté son programme libre avec plusieurs chutes et s'est classée finalement 4e. Elle avait quitté la glace en pleurs, son entraîneure lui faisant des reproches sur sa prestation. Elle avait été suspendue provisoirement le 8 février par l'agence antidopage russe pour un contrôle antidopage positif à la trimétazidine, dont le résultat est tombé au lendemain de sa victoire dans l'épreuve olympique par équipes avec la Russie. Ce produit, utilisé pour soulager les angines de poitrine, est interdit par l'Agence mondiale antidopage depuis 2014, car il favoriserait la circulation sanguine. Si ce contrôle a été réalisé en marge des Championnats de Russie fin décembre, l'affaire Valieva éclabousse les JO-2022. Le lendemain de la notification de son contrôle positif, Valieva avait obtenu la levée de sa suspension, décision confirmée par le Tribunal arbitral du sport (TAS) 24 heures seulement avant son programme court.