De larges extraits de l'ouvrage de Pierre Ballester ont déjà été publiés, notamment par L'Express qui avait pu le faire en avant-première. Une avant-première qui, avant la sortie officielle du livre, suscite déjà bien des réactions !

Tout d'abord, celle de Philippe Sella, un ancien joueur de l'équipe des Bleus, aujourd'hui directeur du rugby d'Agen, qui se dit "diffamé" par l'allégation que des pilules d'amphétamines trônaient devant les assiettes des joueurs les repas d'avant match dans les années 80.

Le passage qui l'a fait bondir est le suivant : " Ils avaient chacun leur pilule devant leur assiette lors du repas d'avant match. C'était comme ça à tous les matchs. Du Captagon surtout, du Maxiton parfois... (...) C'était systématique. (...) Ils étaient libres d'en prendre ou pas." A la question : "Même les Blanco, Sella, Berbizier, que vous tenez en haute estime... ?", M. Mombet répond : "Non, pas eux. Ou alors, c'était très exceptionnel (...) En fait, ça dépendait des matchs et de leurs circonstances. Si la rencontre était importante, s'il y avait une revanche à prendre... C'était surtout les avants qui étaient concernés en raison du combat qui les attendait dans les mêlées, moins les lignes arrière."

Choqué par ce passage, Philippe Sella a déclaré à L'Equipe : "Il y a davantage que de la suspicion, car on parle de prise exceptionnelle. Ça me choque. Je sais ce que j'ai fait et pas fait dans ma carrière. Une prise d'amphétamine, ça ne me concerne pas. Il doit y avoir quiproquo. En tout cas, c'est malvenu de citer mon nom. J'ai disputé cinq cents matches avec Agen, l'équipe de France et les Saracens, et je sais comment je me suis préparé. Je n'ai absolument rien à me reprocher. Je n'aime pas l'insinuation comprise dans cette réponse de M. Mombet. "Prise exceptionnelle", qu'est-ce que ça signifie ?"

le directeur d'Agen n'entend pas en rester là et veut rétablir la vérité. Philippe Sella veut maintenant se renseigner auprès d'avocats afin de savoir exactement si cette phrase peut lui porter préjudice et quelle est sa portée. "Je me sens diffamé", déclare-t-il.

Ensuite, il y a la réaction de Philippe Saint-André, l'actuel manager du XV de France et ancien joueur aussi de la formation française de rugby. Ce dernier récuse également ces informations concernant les amphétamines.

"Je buvais deux expressos avant de jouer, déclare-t-il à l'Equipe. Combien boivent deux expressos avant d'aller travailler? L'adrénaline ensuite c'était l'envie de jouer, de se faire des passes, de combattre, de mettre un tampon à un Anglais pour le faire couiner."

Sa dope donc, c'est la passion du rugby et deux cafés serrés avant le match. Pas de quoi affoler les contrôles anti-dopage.

De larges extraits de l'ouvrage de Pierre Ballester ont déjà été publiés, notamment par L'Express qui avait pu le faire en avant-première. Une avant-première qui, avant la sortie officielle du livre, suscite déjà bien des réactions !Tout d'abord, celle de Philippe Sella, un ancien joueur de l'équipe des Bleus, aujourd'hui directeur du rugby d'Agen, qui se dit "diffamé" par l'allégation que des pilules d'amphétamines trônaient devant les assiettes des joueurs les repas d'avant match dans les années 80.Le passage qui l'a fait bondir est le suivant : " Ils avaient chacun leur pilule devant leur assiette lors du repas d'avant match. C'était comme ça à tous les matchs. Du Captagon surtout, du Maxiton parfois... (...) C'était systématique. (...) Ils étaient libres d'en prendre ou pas." A la question : "Même les Blanco, Sella, Berbizier, que vous tenez en haute estime... ?", M. Mombet répond : "Non, pas eux. Ou alors, c'était très exceptionnel (...) En fait, ça dépendait des matchs et de leurs circonstances. Si la rencontre était importante, s'il y avait une revanche à prendre... C'était surtout les avants qui étaient concernés en raison du combat qui les attendait dans les mêlées, moins les lignes arrière."Choqué par ce passage, Philippe Sella a déclaré à L'Equipe : "Il y a davantage que de la suspicion, car on parle de prise exceptionnelle. Ça me choque. Je sais ce que j'ai fait et pas fait dans ma carrière. Une prise d'amphétamine, ça ne me concerne pas. Il doit y avoir quiproquo. En tout cas, c'est malvenu de citer mon nom. J'ai disputé cinq cents matches avec Agen, l'équipe de France et les Saracens, et je sais comment je me suis préparé. Je n'ai absolument rien à me reprocher. Je n'aime pas l'insinuation comprise dans cette réponse de M. Mombet. "Prise exceptionnelle", qu'est-ce que ça signifie ?"le directeur d'Agen n'entend pas en rester là et veut rétablir la vérité. Philippe Sella veut maintenant se renseigner auprès d'avocats afin de savoir exactement si cette phrase peut lui porter préjudice et quelle est sa portée. "Je me sens diffamé", déclare-t-il.Ensuite, il y a la réaction de Philippe Saint-André, l'actuel manager du XV de France et ancien joueur aussi de la formation française de rugby. Ce dernier récuse également ces informations concernant les amphétamines."Je buvais deux expressos avant de jouer, déclare-t-il à l'Equipe. Combien boivent deux expressos avant d'aller travailler? L'adrénaline ensuite c'était l'envie de jouer, de se faire des passes, de combattre, de mettre un tampon à un Anglais pour le faire couiner." Sa dope donc, c'est la passion du rugby et deux cafés serrés avant le match. Pas de quoi affoler les contrôles anti-dopage.