Troisième d'une famille de quatre enfants (une grande soeur et deux frères), il ne lui reste que son mémoire à déposer, en principe en juin, pour devenir bio-ingénieur.

Plutôt que championne d'athlétisme, Noor Vidts pourrait être aujourd'hui une Belgian Cats. "J'ai joué au basket de 7 à 18 ans d'abord à Vilvorde, puis à Malines et Boom. Nous avons même gagné la Coupe des Flandres en cadettes. Nous avions une bonne équipe. J'ai aussi commencé l'athlétisme à 7 ans, javais gagné une course à l'école et mon papa m'a inscrite à l'athlétisme"

Quel élément l'a fait opter pour les spikes ? "Les Belgian Cats n'existaient pas encore à l'époque et le rêve olympique était dès lors moins grand. En athlétisme, j'ai pu participer à des championnats internationaux avec les jeunes et c'était très plaisant. Et dans ce sport, on peut soi-même mener sa carrière."

Ce qui frappe en regardant celle de Noor Vidts, c'est son incroyable progression ces dernières années. Les blessures (doigt en 2018, dos en 2019) expliquent pour une part son éclosion plus tardive, par exemple, que Nafi Thiam qui avait été sacrée championne olympique à quelques jours de ses 22 ans.

En pentathlon, elle a gagné 300 points entre 2020 et 2022 passant de 4629 à 4929 points. "J'ai chaque année continué à progresser régulièrement en travaillant dur, de la bonne manière et avec un bon encadrement. Ces dernières années, je connais mieux mon corps, ce qui m'a permis de travailler davantage en étant bien dirigée."

Elle parle de Fernando Oliva, son coach argentin depuis 2014. "Nous formons une très bonne équipe. On se comprend et on se respecte et il cherche toujours les meilleures options pour que je m'améliore. J'ai toujours beaucoup de plaisir à m'entraîner, ce qui est très important, je pense."

À la question qui se pose désormais souvent dans le sport de très haut niveau féminin, celui du stress, Noor Vidts semble pour l'heure épargnée par les affres de la pression extérieure. "Je pense que j'ai un stress sain. La nuit avant la compétition je ne dors pas bien. Je suis surexcitée, je sens mes battements cardiaques un peu plus rapides, mais le jour même je n'ai pas de stress, je profite juste de l'adrénaline."

Au jeu des comparaisons, celle qui vient à l'esprit est celle du duo de stars qu'elle compose désormais avec Nafi Thiam avec celui qui fit rêver la Belgique au début du millénaire avec les joueuses de tennis Justine Henin et Kim Clijsters. Deux championnes dans un même sport: une Wallonne et une Flamande "Je ne crois pas qu'on puisse comparer les sports, mais si cela peut faire venir les filles dans les épreuves multiples, ce serait bien."

Nafi Thiam, GETTY
Nafi Thiam © GETTY

Si Roger Lespagnard, le coach de Nafi, a téléphoné directement à son collègue pour le féliciter vendredi soir, les deux championnes du pentathlon en titre, celle d'Europe et celle du monde, n'ont eu de contact que par l'entremise des réseaux sociaux. "Elle a réagi sur Instagram, j'ai répondu et elle a répondu ensuite. Mais je ne crois pas qu'elle ait mon numéro", a précisé Noor qui parle en anglais avec la Namuroise, "parfois j'essaie en français, mais très vite je repasse à l'anglais", précise-t-elle en riant.

"Nafi a été pour moi une inspiration comme l'ont été avant elle Tia Hellebaut et Kim Gevaert. Avoir pu progresser derrière elle l'année dernière a été positif pour moi. J'ai trouvé super chouette d'être ensemble sur le podium à Torun (à l'Euro en salle). C'est beau qu'un petit pays comme la Belgique puisse avoir deux athlètes sur le podium. Ce serait bien de pourvoir rééditer cela." Réponse le 18 juillet prochain aux Mondiaux de Eugene (Etats-Unis).

Après un titre mondial, quel est le prochain rêve sportif de Noor Vidts ? "Juste continuer à faire ce que je fais, à apprécier le sport et surtout continuer à progresser, ce sont mes plus grands objectifs."

Troisième d'une famille de quatre enfants (une grande soeur et deux frères), il ne lui reste que son mémoire à déposer, en principe en juin, pour devenir bio-ingénieur.Plutôt que championne d'athlétisme, Noor Vidts pourrait être aujourd'hui une Belgian Cats. "J'ai joué au basket de 7 à 18 ans d'abord à Vilvorde, puis à Malines et Boom. Nous avons même gagné la Coupe des Flandres en cadettes. Nous avions une bonne équipe. J'ai aussi commencé l'athlétisme à 7 ans, javais gagné une course à l'école et mon papa m'a inscrite à l'athlétisme" Quel élément l'a fait opter pour les spikes ? "Les Belgian Cats n'existaient pas encore à l'époque et le rêve olympique était dès lors moins grand. En athlétisme, j'ai pu participer à des championnats internationaux avec les jeunes et c'était très plaisant. Et dans ce sport, on peut soi-même mener sa carrière." Ce qui frappe en regardant celle de Noor Vidts, c'est son incroyable progression ces dernières années. Les blessures (doigt en 2018, dos en 2019) expliquent pour une part son éclosion plus tardive, par exemple, que Nafi Thiam qui avait été sacrée championne olympique à quelques jours de ses 22 ans. En pentathlon, elle a gagné 300 points entre 2020 et 2022 passant de 4629 à 4929 points. "J'ai chaque année continué à progresser régulièrement en travaillant dur, de la bonne manière et avec un bon encadrement. Ces dernières années, je connais mieux mon corps, ce qui m'a permis de travailler davantage en étant bien dirigée." Elle parle de Fernando Oliva, son coach argentin depuis 2014. "Nous formons une très bonne équipe. On se comprend et on se respecte et il cherche toujours les meilleures options pour que je m'améliore. J'ai toujours beaucoup de plaisir à m'entraîner, ce qui est très important, je pense." À la question qui se pose désormais souvent dans le sport de très haut niveau féminin, celui du stress, Noor Vidts semble pour l'heure épargnée par les affres de la pression extérieure. "Je pense que j'ai un stress sain. La nuit avant la compétition je ne dors pas bien. Je suis surexcitée, je sens mes battements cardiaques un peu plus rapides, mais le jour même je n'ai pas de stress, je profite juste de l'adrénaline." Au jeu des comparaisons, celle qui vient à l'esprit est celle du duo de stars qu'elle compose désormais avec Nafi Thiam avec celui qui fit rêver la Belgique au début du millénaire avec les joueuses de tennis Justine Henin et Kim Clijsters. Deux championnes dans un même sport: une Wallonne et une Flamande "Je ne crois pas qu'on puisse comparer les sports, mais si cela peut faire venir les filles dans les épreuves multiples, ce serait bien."Si Roger Lespagnard, le coach de Nafi, a téléphoné directement à son collègue pour le féliciter vendredi soir, les deux championnes du pentathlon en titre, celle d'Europe et celle du monde, n'ont eu de contact que par l'entremise des réseaux sociaux. "Elle a réagi sur Instagram, j'ai répondu et elle a répondu ensuite. Mais je ne crois pas qu'elle ait mon numéro", a précisé Noor qui parle en anglais avec la Namuroise, "parfois j'essaie en français, mais très vite je repasse à l'anglais", précise-t-elle en riant. "Nafi a été pour moi une inspiration comme l'ont été avant elle Tia Hellebaut et Kim Gevaert. Avoir pu progresser derrière elle l'année dernière a été positif pour moi. J'ai trouvé super chouette d'être ensemble sur le podium à Torun (à l'Euro en salle). C'est beau qu'un petit pays comme la Belgique puisse avoir deux athlètes sur le podium. Ce serait bien de pourvoir rééditer cela." Réponse le 18 juillet prochain aux Mondiaux de Eugene (Etats-Unis).Après un titre mondial, quel est le prochain rêve sportif de Noor Vidts ? "Juste continuer à faire ce que je fais, à apprécier le sport et surtout continuer à progresser, ce sont mes plus grands objectifs."