Il n'y a pas si longtemps, les meilleurs hockeyeurs belges franchissaient massivement la frontière afin de participer à la meilleure compétition du monde, la D1 néerlandaise. Il y a moins de dix ans, on dénombrait une dizaine d'internationaux belges aux Pays-Bas. Ce nombre diminue depuis 2015. En prév...

Il n'y a pas si longtemps, les meilleurs hockeyeurs belges franchissaient massivement la frontière afin de participer à la meilleure compétition du monde, la D1 néerlandaise. Il y a moins de dix ans, on dénombrait une dizaine d'internationaux belges aux Pays-Bas. Ce nombre diminue depuis 2015. En prévision des Jeux Olympiques 2016 et 2020, la Fédération belge de hockey a en effet décidé de permettre aux Red Lions de s'entraîner régulièrement ensemble en semaine en Belgique. Cette saison, seuls quatre des récents champions olympiques se produisent aux Pays-Bas: le spécialiste des penalties-corners, Alexander Hendrickx, et Sebastien Dockier jouent pour Pinoké, Arthur Van Doren est au HC Bloemendaal et Thomas Briels se produit pour le HC Oranje-Rood. D'après Briels, d'autres facteurs jouent un rôle. "Le niveau du championnat de Belgique s'est élevé. Les meilleures formations belges n'ont rien à envier aux néerlandaises." Les titres européen, mondial et olympique des Lions ont aussi eu un impact conséquent, selon Briels. "Les sponsors s'intéressent au hockey et il est désormais possible de bien vivre de son sport en Belgique." Le nouveau sélectionneur, Michel van den Heuvel, estime que l'élite néerlandaise reste plus forte en profondeur, mais que beaucoup de clubs belges ont comblé l'écart grâce aux programmes de sport de haut niveau. Ce n'est pas un hasard si depuis quelques années, des internationaux néerlandais comme Bob de Voogd ou Sander Baart (Braxgata) ont rejoint la Belgian League.