Il y a eu des tentatives couronnées de réussite. Des sportifs qui, proches de la retraite, ont ouvert un bar dans la ville où ils étaient devenus des légendes. Ou un steak-house. Ils ont fait la promotion de leur affaire pendant quelques années, ont fait vérifier les chiffres par un comptable, en espérant en retirer un bénéfice. Les rentrées n'étaient pas élevées mais les investissements ne l'étaient pas non plus.

Les stars actuelles, surtout en NBA, gagnent tant qu'elles font appel à des gestionnaires de fortune pour obtenir un rendement optimal de leurs fonds. Ou, comme LeBron James l'a déclaré au Wall Street Journal : " Je suis devenu un homme d'affaires quand j'ai disputé mon premier match de NBA. "

En avril 2011, huit ans après ses débuts aux Cleveland Cavaliers et peu après son transfert controversé au Miami Heat, le géant du basket-ball et les propriétaires américains du Liverpool Football Club ont uni leurs forces. En échange de 2% des parts de son " club de football préféré ", le Fenway Sports Group, qui dirigeait le club anglais depuis 2010, a obtenu les droits de marketing du géant dans le monde entier. On estimait alors la valeur de sa modeste part à 5,8 millions d'euros. Selon ESPN, cette valeur avait quintuplé l'année dernière.

Steve Nash, MVP de NBA en 2005 et en 2006 (Phoenix Suns), était amateur de football dans sa jeunesse. Son père est né à Tottenham et Nash rêvait d'obtenir des parts des Spurs mais il a dû se rabattre sur un autre club. En 2008, le Canadien a investi dans les Vancouver Whitecaps, qui se produisaient dans un petit championnat. Trois ans plus tard, le club effectuait ses débuts en Major League Soccer. Une aubaine ! En 2016, quand les propriétaires des Phoenix Suns ont placé vingt millions dans le RCD Majorque, Nash a sauté dans le train en marche. Un bon investissement : au printemps, le club préféré de Rafael Nadal est remonté en Primera Division.

James Harden, 29 ans, va gagner 34 millions aux Houston Rockets la saison prochaine. Lui aussi a un faible pour le football. Début juillet, Adidas a invité The Beard à l'Emirates Stadium d'Arsenal. La semaine dernière, il assistait au match Real Madrid-Bayern Munich à Houston, lors des débuts officiels d' Eden Hazard. Entre ses deux excursions, il a acheté un paquet d'actions aux propriétaires, parmi lesquels le champion olympique de boxe Oscar De La Hoya, de Houston Dynamo (MLS), Houston Dash (National Women's Soccer League) et du BBVA Stadium. 5%, pas plus, d'un groupe qui vaut 425 millions selon les initiés et qui a un énorme potentiel, car le football va poursuivre sa progression aux States, grâce au Mondial 2026, organisé conjointement par le Canada, le Mexique et les États-Unis.