Il y a vingt ans en 1996, à Atlanta, la Belgique avait doublé sa récolte de médaille (6 dont deux en or) par rapport à 1992, grâce au doublement du budget alloué au sport de haut niveau. Il n'en pas été de même cette fois. Eddy De Smedt résume la situation: "Dans notre pays, même si nos moyens ont augmenté de manière significative, c'est toujours le budget qui détermine le programme. On entre en compétition avec d'autres pays où le programme détermine le budget."

Budget du Team Belgium : provisoirement 3,25 millions d'euros

Celui du Team Belgium à Rio s'élève provisoirement à quelque 3,25 millions d'euros.

"On ne peut pas dire que les moyens ont fortement augmenté mais depuis 2012, ils ont, sur base annuelle, légèrement augmenté ce qui n'est pas mal quand on sait qu'on est en pleine période de crise et que les communautés ont commencé à serrer la vis. Mais le sport de haut niveau a pu garder la totalité de ses moyens ce qui en soi n'est pas une mauvaise chose. De plus, ses moyens qui étaient largement saupoudrés en fonction des intérêts des uns et des autres sont nettement plus concentrés, dans chaque cas, sur une dizaine de sports qui ont été considérés dans chaque communauté comme prioritaires. Donc, on a beaucoup plus de concentration", explique Pierre-Olivier Beckers, le président du COIB.

"Le budget total du COIB est modeste au niveau de tout ce qui est subside public. Quand je prends les régions ou les communautés et le fédéral, et merci d'ailleurs, à travers la Loterie Nationale, qui nous aident on est à moins de 30% de notre budget. Donc 70% doivent venir d'autre chose. Et c'est un budget qui n'est pas idéal", reconnaît le CEO de l'institution, Philippe Vander Putten.

"Au niveau des interventions des communautés, il n'y a pas d'évolution. Au niveau de la Loterie Nationale il y a eu, comme au niveau de toutes leurs subventions, une diminution de 5%. Parallèlement à cela, plutôt que de nous morfondre et de nous plaindre, on a mis en place de nouveaux programmes au niveau des sponsors privés et aussi en allant voir certaines institutions qui étaient susceptibles de nous aider comme le Fonds Baillet Latour qui nous octroie 300.000 euros par an pour la préparation plus spécifiquement des équipes. Ce qui est pour nous très substantiel."

"A travers la mise en place d'un programme supplémentaire "Road to Rio", on constatait que pas mal de sociétés souhaitaient s'associer au mouvement olympique mais qu'être grand sponsor (il y en a dix: Lotto, Belfius, Delhaize, EY, AG, Le Soir, Het Nieuwsblad, Flair, RTBF, Sporza, ndlr) était pour eux une barrière difficile à franchir", détaille encore le CEO du mouvement olympique national. "On a mis en place un programme d'un autre niveau qui leur permet de s'associer et de participer à certaines de nos actions mais avec un montant plus abordable. Quand on met cela bout à bout cela fait quand même 1,5 million d'euros qu'on a pu récolter sur la durée. De manière annuelle, on est aux alentours de 800.000 euros avec le Fonds Baillet Latour, 1,5 million c'est l'engagement sur trois ans de ces sponsors-là", précise-t-il.

La "Casa Belgium" à Copacabana

La récente action de vente des images du spot publicitaire télévisé de promotion des athlètes belges a rapporté quelque 25.000 euros. "Le paradoxe par rapport à d'autres pays c'est que la proportion du privé est énorme. Du coup, cela nous rend fragile. Et on doit donner un retour aux sponsors et c'est tout à fait normal."

"C'est ainsi que pendant la durée des Jeux, sur la plage d'Ostende à hauteur du casino, il y aura une "Rio House" avec écran géant, avec d'une part une retransmission des compétitions (jusqu'à minuit), des radios (Radio 2/VRT en permanence, Vivacité/RTBF plus ponctuellement, ndlr) émettront à partir de là. Bien sûr des vedettes, anciens Olympiens, viendront aussi commenter, ceux qui seront déjà de retour de Rio, je pense aux judokas qui commenceront très vite et qui ne resteront pas jusqu'au bout des Jeux, et d'autre part une animation des fédérations avec initiation sportive pour les jeunes. C'est à la fois une vitrine des Jeux avec les clubs de supporters qui seront invités à venir supporter leurs athlètes et à la fois une action plus récréative."

"A Rio même, on a privatisé un petit hôtel dans le quartier de Copacabana où la terrasse de l'hôtel, d'une capacité de 100-150 places, deviendra notre "Casa Belgium". C'est un lieu où se dérouleront quatre soirées des Belges. En fait de manière générale, on a divisé les voyages en quatre shifts, quatre périodes. Dans chacune de ces périodes, il y a une soirée des Belges avec des thématiques différentes, avec aussi à chaque fois des médaillés des anciens Jeux, comme Tia Hellebaut. Et peut-être des nouveaux, c'est ce qu'on souhaite évidemment. Il y en aura sûrement mais on ne sait pas dire lors de quelle soirée. Ce sera la surprise. Ce ne sera pas accessible au grand public. Uniquement sur invitation. C'est lié aux sponsors, à la communauté belge au sens large, le consul général de Rio invitera des Belges sur place, des sociétés. Ce sera plus proche de ce qu'on a fait à Athènes et Pékin et beaucoup moins grand qu'à Londres."

La bonne nouvelle pour les athlètes est que les primes en fonction des résultats (de l'or à la 8e place) ont été maintenues au même niveau qu'à Londres, grâce au Fonds Baillet Latour, ce qui n'est pas le cas aux Pays-Bas où elles ont été sensiblement diminuées. L'or rapportera 50.000 euros (bruts), l'argent 30.000 euros et le bronze 20.000 euros. Une 4e place vaudra 10.000 euros, tandis qu'une prime de 5.000 euros sera octroyée pour un classement de la 5e à la 8e place. Dans les sports collectifs, la prime par joueur est de 12.500 euros (or), 7500 euros (argent) et 5000 euros (bronze).

A l'issue des Jeux de Londres en 2012, les 43 athlètes classés parmi les huit premiers avaient obtenu un total de 159.000 euros de prime.

Il y a vingt ans en 1996, à Atlanta, la Belgique avait doublé sa récolte de médaille (6 dont deux en or) par rapport à 1992, grâce au doublement du budget alloué au sport de haut niveau. Il n'en pas été de même cette fois. Eddy De Smedt résume la situation: "Dans notre pays, même si nos moyens ont augmenté de manière significative, c'est toujours le budget qui détermine le programme. On entre en compétition avec d'autres pays où le programme détermine le budget."Budget du Team Belgium : provisoirement 3,25 millions d'euros Celui du Team Belgium à Rio s'élève provisoirement à quelque 3,25 millions d'euros. "On ne peut pas dire que les moyens ont fortement augmenté mais depuis 2012, ils ont, sur base annuelle, légèrement augmenté ce qui n'est pas mal quand on sait qu'on est en pleine période de crise et que les communautés ont commencé à serrer la vis. Mais le sport de haut niveau a pu garder la totalité de ses moyens ce qui en soi n'est pas une mauvaise chose. De plus, ses moyens qui étaient largement saupoudrés en fonction des intérêts des uns et des autres sont nettement plus concentrés, dans chaque cas, sur une dizaine de sports qui ont été considérés dans chaque communauté comme prioritaires. Donc, on a beaucoup plus de concentration", explique Pierre-Olivier Beckers, le président du COIB. "Le budget total du COIB est modeste au niveau de tout ce qui est subside public. Quand je prends les régions ou les communautés et le fédéral, et merci d'ailleurs, à travers la Loterie Nationale, qui nous aident on est à moins de 30% de notre budget. Donc 70% doivent venir d'autre chose. Et c'est un budget qui n'est pas idéal", reconnaît le CEO de l'institution, Philippe Vander Putten. "Au niveau des interventions des communautés, il n'y a pas d'évolution. Au niveau de la Loterie Nationale il y a eu, comme au niveau de toutes leurs subventions, une diminution de 5%. Parallèlement à cela, plutôt que de nous morfondre et de nous plaindre, on a mis en place de nouveaux programmes au niveau des sponsors privés et aussi en allant voir certaines institutions qui étaient susceptibles de nous aider comme le Fonds Baillet Latour qui nous octroie 300.000 euros par an pour la préparation plus spécifiquement des équipes. Ce qui est pour nous très substantiel." "A travers la mise en place d'un programme supplémentaire "Road to Rio", on constatait que pas mal de sociétés souhaitaient s'associer au mouvement olympique mais qu'être grand sponsor (il y en a dix: Lotto, Belfius, Delhaize, EY, AG, Le Soir, Het Nieuwsblad, Flair, RTBF, Sporza, ndlr) était pour eux une barrière difficile à franchir", détaille encore le CEO du mouvement olympique national. "On a mis en place un programme d'un autre niveau qui leur permet de s'associer et de participer à certaines de nos actions mais avec un montant plus abordable. Quand on met cela bout à bout cela fait quand même 1,5 million d'euros qu'on a pu récolter sur la durée. De manière annuelle, on est aux alentours de 800.000 euros avec le Fonds Baillet Latour, 1,5 million c'est l'engagement sur trois ans de ces sponsors-là", précise-t-il. La "Casa Belgium" à Copacabana La récente action de vente des images du spot publicitaire télévisé de promotion des athlètes belges a rapporté quelque 25.000 euros. "Le paradoxe par rapport à d'autres pays c'est que la proportion du privé est énorme. Du coup, cela nous rend fragile. Et on doit donner un retour aux sponsors et c'est tout à fait normal." "C'est ainsi que pendant la durée des Jeux, sur la plage d'Ostende à hauteur du casino, il y aura une "Rio House" avec écran géant, avec d'une part une retransmission des compétitions (jusqu'à minuit), des radios (Radio 2/VRT en permanence, Vivacité/RTBF plus ponctuellement, ndlr) émettront à partir de là. Bien sûr des vedettes, anciens Olympiens, viendront aussi commenter, ceux qui seront déjà de retour de Rio, je pense aux judokas qui commenceront très vite et qui ne resteront pas jusqu'au bout des Jeux, et d'autre part une animation des fédérations avec initiation sportive pour les jeunes. C'est à la fois une vitrine des Jeux avec les clubs de supporters qui seront invités à venir supporter leurs athlètes et à la fois une action plus récréative." "A Rio même, on a privatisé un petit hôtel dans le quartier de Copacabana où la terrasse de l'hôtel, d'une capacité de 100-150 places, deviendra notre "Casa Belgium". C'est un lieu où se dérouleront quatre soirées des Belges. En fait de manière générale, on a divisé les voyages en quatre shifts, quatre périodes. Dans chacune de ces périodes, il y a une soirée des Belges avec des thématiques différentes, avec aussi à chaque fois des médaillés des anciens Jeux, comme Tia Hellebaut. Et peut-être des nouveaux, c'est ce qu'on souhaite évidemment. Il y en aura sûrement mais on ne sait pas dire lors de quelle soirée. Ce sera la surprise. Ce ne sera pas accessible au grand public. Uniquement sur invitation. C'est lié aux sponsors, à la communauté belge au sens large, le consul général de Rio invitera des Belges sur place, des sociétés. Ce sera plus proche de ce qu'on a fait à Athènes et Pékin et beaucoup moins grand qu'à Londres." La bonne nouvelle pour les athlètes est que les primes en fonction des résultats (de l'or à la 8e place) ont été maintenues au même niveau qu'à Londres, grâce au Fonds Baillet Latour, ce qui n'est pas le cas aux Pays-Bas où elles ont été sensiblement diminuées. L'or rapportera 50.000 euros (bruts), l'argent 30.000 euros et le bronze 20.000 euros. Une 4e place vaudra 10.000 euros, tandis qu'une prime de 5.000 euros sera octroyée pour un classement de la 5e à la 8e place. Dans les sports collectifs, la prime par joueur est de 12.500 euros (or), 7500 euros (argent) et 5000 euros (bronze). A l'issue des Jeux de Londres en 2012, les 43 athlètes classés parmi les huit premiers avaient obtenu un total de 159.000 euros de prime.