Le juge Desmond Nair a renvoyé à mardi et mercredi l'audience au cours de laquelle la défense de Pistorius doit demander sa remise en liberté sous caution, "le temps pour la défense de faire des recherches et d'être en meilleure position pour plaider".

Ses avocats ont demandé qu'il soit transféré ailleurs mais leur requête a été rejetée par le juge qui a estimé qu'il n'y avait pas de raison de lui réserver un traitement de faveur.

Oscar Pistorius a fondu en larmes à son arrivée ce vendredi dans la salle d'audience du tribunal de Pretoria, la capitale sud-africaine, qui l'a formellement inculpé du meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp.

La descente aux enfers continue donc pour Pistorius. L'athlète sud-africain amputé des deux jambes célèbre pour avoir participé aux JO des valides à Londres, est apparu effondré, en pleurs, se couvrant le visage et fixant le sol tandis que l'acte d'accusation lui était lu, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.

La justice sud-africaine a désigné dans cette affaire un magistrat coutumier des grands procès, Desmond Nair, mais Pistorius ne l'a pas regardé quand celui-ci l'a salué. Un responsable du parquet Gerrie Nel se tenait à ses côtés.

Pistorius, dont la ténacité et la volonté à tout crin ont forcé l'admiration de millions de fans dans le monde, a longuement continué à sangloter, sous les yeux d'une salle pleine à craquer.

Des membres de sa famille ont pu s'approcher de l'accusé et lui prodiguer des tapes dans le dos pour le réconforter. Environ 150 personnes, proches, médias, hommes de lois, remplissent la salle, qui ne compte qu'une cinquantaine de places assises.

Star dans son pays, légende de l'athlétisme mondial et exemple pour des millions de jeunes sportifs, Oscar Pistorius, 26 ans, a donc bien été inculpé du meurtre de Reeva Steenkamp, 30 ans, blonde et pulpeuse mannequin qu'il fréquentait depuis novembre.

Au stade actuel de l'enquête, la police a établi que la victime a été touchée de quatre coups de feu, à la tête et à la main, tirés par un pistolet 9 mm appartenant à Oscar Pistorius. L'heure exacte du drame n'est pas établie.

La thèse de l'accident exclue

La police, appelée par des voisins vers 04h00 du matin (02h00 GMT), a exclu la thèse d'un accident, avancée dans un premier temps par la presse locale, soulignant qu'elle avait été destinataire par le passé de rapports faisant état de disputes familiales au domicile de l'accusé".

La presse sud-africaine tire à boulets rouges sur "Blade Gunner"

La presse sud-africaine consacrait une très large place ce vendredi à "l'affaire Pistorius".

"Apprendre que Pistorius est accusé d'assassinat, c'est comme apprendre que l'archevêque Desmond Tutu a été pris en train de piquer dans la caisse. Nous sommes stupéfaits. Nous avons toujours du mal à y croire", note The Times.

"Les hommes l'admiraient, les femmes l'adoraient. Les enfants handicapés s'inspiraient de lui. Il était un brillant exemple de la façon de tirer le meilleur de soi-même quelles que soient les adversités", ajoute-t-il.

Mais le quotidien, comme ses concurrents, s'empresse de raconter que "Blade Runner" --qui collectionnait les petites amies (blondes) avec qui il avait souvent des altercations-- était d'un tempérament plutôt caractériel et parano, amateur d'armes à feux.

Il a appris à tirer à un journaliste du New York Times, tandis qu'un reporter du Daily Mail britannique venu l'interviewer chez lui s'est étonné de trouver "des battes de cricket et de base-ball (...) derrière la porte, un pistolet près de son lit et un fusil automatique à une fenêtre", alors que Pistorius vivait dans un lotissement résidentiel fortifié élu en 2009 "le domaine le plus sûr d'Afrique du Sud", selon The Star.

The Citizen titre "Blade Gunner" (de gun, pistolet), en référence au surnom "Blade Runner" porté par Pistorius en raison des deux lames en carbone en forme de pattes de félin avec lesquelles il courait.

Le Daily Sun ironise sur cette sanglante Saint-Valentin sous le titre "Bloody Valentine".

"En Afrique du Sud, il nous a rendu fiers. Aux jeux Olympiques, il nous a mis sur la scène mondiale: l'un des nôtres a réussi.. devoir abandonner cette image pour la remplacer par un récit profondément laid, de violence et de mort, est traumatisant", écrit le site Daily Maverick.

Oscar Pistorius, surnommé "Blade Runner" en raison des deux lames en carbone en forme de pattes de félin avec lesquelles il court, est entré dans l'histoire de l'athlétisme mondial aux jeux Olympiques de Londres, en devenant le premier champion paralympique double amputé à s'aligner dans les épreuves pour valides, allant jusqu'en demi-finales.

Quelques jours plus tard, il a remporté l'or sur le 400 m paralympique. Quatre ans auparavant à Pékin, le sud-africain avait glané trois médailles d'or, sur 100, 200 et 400 m paralympiques.

Le juge Desmond Nair a renvoyé à mardi et mercredi l'audience au cours de laquelle la défense de Pistorius doit demander sa remise en liberté sous caution, "le temps pour la défense de faire des recherches et d'être en meilleure position pour plaider". Ses avocats ont demandé qu'il soit transféré ailleurs mais leur requête a été rejetée par le juge qui a estimé qu'il n'y avait pas de raison de lui réserver un traitement de faveur.Oscar Pistorius a fondu en larmes à son arrivée ce vendredi dans la salle d'audience du tribunal de Pretoria, la capitale sud-africaine, qui l'a formellement inculpé du meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp.La descente aux enfers continue donc pour Pistorius. L'athlète sud-africain amputé des deux jambes célèbre pour avoir participé aux JO des valides à Londres, est apparu effondré, en pleurs, se couvrant le visage et fixant le sol tandis que l'acte d'accusation lui était lu, a constaté une journaliste de l'AFP sur place. La justice sud-africaine a désigné dans cette affaire un magistrat coutumier des grands procès, Desmond Nair, mais Pistorius ne l'a pas regardé quand celui-ci l'a salué. Un responsable du parquet Gerrie Nel se tenait à ses côtés. Pistorius, dont la ténacité et la volonté à tout crin ont forcé l'admiration de millions de fans dans le monde, a longuement continué à sangloter, sous les yeux d'une salle pleine à craquer. Des membres de sa famille ont pu s'approcher de l'accusé et lui prodiguer des tapes dans le dos pour le réconforter. Environ 150 personnes, proches, médias, hommes de lois, remplissent la salle, qui ne compte qu'une cinquantaine de places assises.Star dans son pays, légende de l'athlétisme mondial et exemple pour des millions de jeunes sportifs, Oscar Pistorius, 26 ans, a donc bien été inculpé du meurtre de Reeva Steenkamp, 30 ans, blonde et pulpeuse mannequin qu'il fréquentait depuis novembre. Au stade actuel de l'enquête, la police a établi que la victime a été touchée de quatre coups de feu, à la tête et à la main, tirés par un pistolet 9 mm appartenant à Oscar Pistorius. L'heure exacte du drame n'est pas établie.La thèse de l'accident exclue La police, appelée par des voisins vers 04h00 du matin (02h00 GMT), a exclu la thèse d'un accident, avancée dans un premier temps par la presse locale, soulignant qu'elle avait été destinataire par le passé de rapports faisant état de disputes familiales au domicile de l'accusé".La presse sud-africaine tire à boulets rouges sur "Blade Gunner" La presse sud-africaine consacrait une très large place ce vendredi à "l'affaire Pistorius". "Apprendre que Pistorius est accusé d'assassinat, c'est comme apprendre que l'archevêque Desmond Tutu a été pris en train de piquer dans la caisse. Nous sommes stupéfaits. Nous avons toujours du mal à y croire", note The Times. "Les hommes l'admiraient, les femmes l'adoraient. Les enfants handicapés s'inspiraient de lui. Il était un brillant exemple de la façon de tirer le meilleur de soi-même quelles que soient les adversités", ajoute-t-il. Mais le quotidien, comme ses concurrents, s'empresse de raconter que "Blade Runner" --qui collectionnait les petites amies (blondes) avec qui il avait souvent des altercations-- était d'un tempérament plutôt caractériel et parano, amateur d'armes à feux. Il a appris à tirer à un journaliste du New York Times, tandis qu'un reporter du Daily Mail britannique venu l'interviewer chez lui s'est étonné de trouver "des battes de cricket et de base-ball (...) derrière la porte, un pistolet près de son lit et un fusil automatique à une fenêtre", alors que Pistorius vivait dans un lotissement résidentiel fortifié élu en 2009 "le domaine le plus sûr d'Afrique du Sud", selon The Star. The Citizen titre "Blade Gunner" (de gun, pistolet), en référence au surnom "Blade Runner" porté par Pistorius en raison des deux lames en carbone en forme de pattes de félin avec lesquelles il courait. Le Daily Sun ironise sur cette sanglante Saint-Valentin sous le titre "Bloody Valentine". "En Afrique du Sud, il nous a rendu fiers. Aux jeux Olympiques, il nous a mis sur la scène mondiale: l'un des nôtres a réussi.. devoir abandonner cette image pour la remplacer par un récit profondément laid, de violence et de mort, est traumatisant", écrit le site Daily Maverick.Oscar Pistorius, surnommé "Blade Runner" en raison des deux lames en carbone en forme de pattes de félin avec lesquelles il court, est entré dans l'histoire de l'athlétisme mondial aux jeux Olympiques de Londres, en devenant le premier champion paralympique double amputé à s'aligner dans les épreuves pour valides, allant jusqu'en demi-finales. Quelques jours plus tard, il a remporté l'or sur le 400 m paralympique. Quatre ans auparavant à Pékin, le sud-africain avait glané trois médailles d'or, sur 100, 200 et 400 m paralympiques.