L'étau se resserre autour d'Oscar Pistorius. L'audience, qui a démarré peu après 10h00 (09h00 HB), est d'abord consacrée à la fin du réquisitoire du procureur Gerrie Nel. Celui-ci a estimé que le meurtre dont est accusé le champion handisport allait lui valoir une lourde condamnation à la prison "presque garantie". "Il ne l'a pas dit, mais il doit savoir qu'il devrait être condamné. Il doit réaliser qu'une longue peine de prison est presque garantie", a-t-il déclaré dans son réquisitoire devant le tribunal d'instance de Pretoria.

Le procureur a par ailleurs regretté que l'accusé n'ait pas pris la mesure de son crime. "Je n'ai vu nulle part (...) je n'ai pas entendu : 'J'admets que j'ai causé une mort illégalement'", a-t-il lancé, estimant que les pleurs de Pistorius depuis mardi au tribunal relevaient plus de l'apitoiement sur lui-même que du remords.

A propos de la demande de libération sous caution, Gerrie Nel a été particulièrement sarcastique. "Ce que nous lisons, c'est : 'Donne-moi mon passeport. Laissez-moi sortir, poursuivre ma carrière.' C'est 'business as usual'."

"Quel genre de vie mènerait une personne qui doit utiliser des prothèses, s'il doit fuir ?", a interrogé le juge Desmond Nair, le risque d'une fuite à l'étranger du champion double amputé ayant été soulevé par le ministère public. Gerrie Nel a estimé que Pistorius ne devait être traité différemment parce qu'il porte des prothèses. Dans une récente interview, Oscar Pistorius disait être à l'étranger huit mois par an, dont quatre mois en Italie.

L'athlète dit avoir pris son amie Reeva Steenkamp - qu'il a abattue de quatre balles de 9 mm - pour un voleur caché dans les toilettes.

La décision du juge Desmond Nair est attendue avant la fin de la journée. Mais il pourrait aussi se donner le week-end pour réfléchir, ont suggéré des médias locaux.

Jeudi matin, la police a admis que l'enquêteur principal Hilton Botha était lui-même sous le coup de poursuites pour tentatives de meurtre. Il a été dessaisi de l'enquête après avoir reconnu que son travail avait été mal ficelé et que la version des faits d'Oscar Pistorius était crédible.

L'étau se resserre autour d'Oscar Pistorius. L'audience, qui a démarré peu après 10h00 (09h00 HB), est d'abord consacrée à la fin du réquisitoire du procureur Gerrie Nel. Celui-ci a estimé que le meurtre dont est accusé le champion handisport allait lui valoir une lourde condamnation à la prison "presque garantie". "Il ne l'a pas dit, mais il doit savoir qu'il devrait être condamné. Il doit réaliser qu'une longue peine de prison est presque garantie", a-t-il déclaré dans son réquisitoire devant le tribunal d'instance de Pretoria. Le procureur a par ailleurs regretté que l'accusé n'ait pas pris la mesure de son crime. "Je n'ai vu nulle part (...) je n'ai pas entendu : 'J'admets que j'ai causé une mort illégalement'", a-t-il lancé, estimant que les pleurs de Pistorius depuis mardi au tribunal relevaient plus de l'apitoiement sur lui-même que du remords. A propos de la demande de libération sous caution, Gerrie Nel a été particulièrement sarcastique. "Ce que nous lisons, c'est : 'Donne-moi mon passeport. Laissez-moi sortir, poursuivre ma carrière.' C'est 'business as usual'.""Quel genre de vie mènerait une personne qui doit utiliser des prothèses, s'il doit fuir ?", a interrogé le juge Desmond Nair, le risque d'une fuite à l'étranger du champion double amputé ayant été soulevé par le ministère public. Gerrie Nel a estimé que Pistorius ne devait être traité différemment parce qu'il porte des prothèses. Dans une récente interview, Oscar Pistorius disait être à l'étranger huit mois par an, dont quatre mois en Italie.L'athlète dit avoir pris son amie Reeva Steenkamp - qu'il a abattue de quatre balles de 9 mm - pour un voleur caché dans les toilettes. La décision du juge Desmond Nair est attendue avant la fin de la journée. Mais il pourrait aussi se donner le week-end pour réfléchir, ont suggéré des médias locaux. Jeudi matin, la police a admis que l'enquêteur principal Hilton Botha était lui-même sous le coup de poursuites pour tentatives de meurtre. Il a été dessaisi de l'enquête après avoir reconnu que son travail avait été mal ficelé et que la version des faits d'Oscar Pistorius était crédible.