Eléonor, malvoyante, était "partie sans pression". "Décrocher cette médaille était dès lors un véritable coup de tonnerre", explique sa soeur et guide Chloé. "Ce fut une aventure fantastique", a tout de suite répondu Eléonor lorsque le Premier Ministre lui a demandé son sentiment par rapport à sa médaille.

La skieuse s'est également étonnée de l'exposition médiatique: "Je ne m'y attendais vraiment pas. Nous sommes allées en Corée du Sud sans pression, comme si l'on disputait n'importe quelle compétition internationale. L'attention portée par les médias après la médaille a été énorme. Cela reste les Jeux, ce n'est pas n'importe quel événement."

Les soeurs ont également confirmé la fin de leur partenariat: "J'ai guidé Eléonor ces quatre dernières années, mais cela touche à sa fin. Cela avait déjà été décidé avant les Jeux", explique Chloé. "C'est devenu difficile à combiner avec une vie professionnelle. Le soutien que j'apporte à Eléonor est désintéressé et les sponsors ne sont pas nombreux. Les handisports ont peu de visibilité en dehors des Jeux et cela nous frustre".

Eléonor, qui a commencé à skier il y a près de quatre ans après s'être détournée de la gymnastique, est donc à la recherche d'un nouvel entraineur. "Une partenaire en qui je peux faire autant confiance qu'à Chloé", précise-t-elle. "Tout va très vite en descente, et je ne peux pas avoir le moindre doute sur mon superviseur en course."

La jeune fille a également tenu à donner un conseil à d'autres jeunes filles handicapées: "Si vous aimez le sport, n'hésitez surtout pas à vous investir à fond dans une discipline. Il ne faut pas hésiter à se lancer car tout est possible, ou presque. Les Jeux Paralympiques ont été pour moi une expérience fantastique".