" We own New York ". Les Nets, qui ont quitté le New Jersey en 2012 pour s'installer à Brooklyn, avaient affiché la couleur dès l'été. L'équipe du milliardaire russe Mikhaïl Prokhorov et du rappeur américain Jay-Z allait régner sur Big Apple. La guerre psychologique a démarré avec une énorme banderole déployée juste devant le Madison Square Garden, l'antre des New York Knicks.

Avec les transferts de Paul Pierce et Kevin Garnett, tous deux champions en 2008 avec les Celtics, l'équipe était bâtie pour le titre. Les Knicks ont transféré l'Italien Andrea Bargnani et signé Metta World Peace pour tenter de passer du statut de prétendant à favori au titre suprême. La bataille pour la suprématie de Big Apple et peut-être même de la NBA pouvait commencer...

Mais de suprématie, il est plutôt question de déception. Plutôt que de posséder la ville, les deux franchises squattent les dernières places de la division Atlantic. A New York, la musique est connue : isolation pour Carmelo Anthony, piètre défense, joueurs hors de forme... Les fans, Spike Lee en tête, sont déçus mais sont relativement habitués aux " exploits " de leurs joueurs.

Capables de tenir tête aux Indiana Pacers, leaders de la conférence Est, mais tout autant de perdre face aux Charlotte Bobcats et Detroit Pistons. Ou encore de dilapider un avantage de 25 points et de se faire peur lors du premier match de la saison face aux Bucks de Milwaukee. Carmelo Anthony marque toujours autant mais au pire pourcentage de sa carrière ! L'isolation à outrance prônée par Mike Woodson n'apporte, en outre, aucun fonds de jeu et les New-Yorkais se font dévorer en défense.

L'absence pour blessure de Tyson Chandler, meilleur défenseur 2012, y est également pour beaucoup. JR Smith, arrière des Knicks, craque déjà : " Nous sommes frustrés. Il est peut-être trop tôt pour paniquer, mais personnellement, je panique. Je ne veux pas jouer ce genre de basket. Si nous voulons être candidats au titre, nous devons jouer comme tel. Il n'y a pas d'autre issue !"

A Brooklyn, la déception est différente. Malgré un effectif pléthorique bâti pour titiller les Miami Heat de LeBron James, les Nets calent. Qui dit nouvelle équipe dit aussi temps d'adaptation. Si Andrei Kirilenko, Deron Williams et Brook Lopez font face à des blessures, les nouveaux n'apportent pas autant qu'espéré alors que Jason Kidd débute à peine sa carrière d'entraîneur sans jamais avoir été assistant.

L'ancien meneur de jeu des Nets et Knicks ne s'en cache pas et rejette la faute sur lui : " Mauvais coaching. Les gars jouent dur mais on a du mal offensivement. J'en prends la responsabilité. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire ". Certains analystes enfoncent encore plus le clou, arguant que Kidd ne sert à rien et laisse tout le travail offensif et défensif à ses assistants. Le management de la franchise a pris un sérieux risque en embauchant son ancien joueur à un poste pour lequel il ne semble actuellement pas être taillé.

New York est une ville exigeante où la pression sur les équipes est constante. Knicks comme Nets, il faudra un sérieux revirement de situation si le bilan n'évolue pas rapidement. En ligne de mire, les coachs Mike Woodson et Jason Kidd pourraient rapidement en faire les frais avant que des joueurs ne soient échangés. D'ici là, la bataille pour la ville sera à son apogée le 5 décembre, date du 1er derby new-yorkais de la saison.

Par Georges Xouras

" We own New York ". Les Nets, qui ont quitté le New Jersey en 2012 pour s'installer à Brooklyn, avaient affiché la couleur dès l'été. L'équipe du milliardaire russe Mikhaïl Prokhorov et du rappeur américain Jay-Z allait régner sur Big Apple. La guerre psychologique a démarré avec une énorme banderole déployée juste devant le Madison Square Garden, l'antre des New York Knicks.Avec les transferts de Paul Pierce et Kevin Garnett, tous deux champions en 2008 avec les Celtics, l'équipe était bâtie pour le titre. Les Knicks ont transféré l'Italien Andrea Bargnani et signé Metta World Peace pour tenter de passer du statut de prétendant à favori au titre suprême. La bataille pour la suprématie de Big Apple et peut-être même de la NBA pouvait commencer...Mais de suprématie, il est plutôt question de déception. Plutôt que de posséder la ville, les deux franchises squattent les dernières places de la division Atlantic. A New York, la musique est connue : isolation pour Carmelo Anthony, piètre défense, joueurs hors de forme... Les fans, Spike Lee en tête, sont déçus mais sont relativement habitués aux " exploits " de leurs joueurs.Capables de tenir tête aux Indiana Pacers, leaders de la conférence Est, mais tout autant de perdre face aux Charlotte Bobcats et Detroit Pistons. Ou encore de dilapider un avantage de 25 points et de se faire peur lors du premier match de la saison face aux Bucks de Milwaukee. Carmelo Anthony marque toujours autant mais au pire pourcentage de sa carrière ! L'isolation à outrance prônée par Mike Woodson n'apporte, en outre, aucun fonds de jeu et les New-Yorkais se font dévorer en défense.L'absence pour blessure de Tyson Chandler, meilleur défenseur 2012, y est également pour beaucoup. JR Smith, arrière des Knicks, craque déjà : " Nous sommes frustrés. Il est peut-être trop tôt pour paniquer, mais personnellement, je panique. Je ne veux pas jouer ce genre de basket. Si nous voulons être candidats au titre, nous devons jouer comme tel. Il n'y a pas d'autre issue !"A Brooklyn, la déception est différente. Malgré un effectif pléthorique bâti pour titiller les Miami Heat de LeBron James, les Nets calent. Qui dit nouvelle équipe dit aussi temps d'adaptation. Si Andrei Kirilenko, Deron Williams et Brook Lopez font face à des blessures, les nouveaux n'apportent pas autant qu'espéré alors que Jason Kidd débute à peine sa carrière d'entraîneur sans jamais avoir été assistant.L'ancien meneur de jeu des Nets et Knicks ne s'en cache pas et rejette la faute sur lui : " Mauvais coaching. Les gars jouent dur mais on a du mal offensivement. J'en prends la responsabilité. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire ". Certains analystes enfoncent encore plus le clou, arguant que Kidd ne sert à rien et laisse tout le travail offensif et défensif à ses assistants. Le management de la franchise a pris un sérieux risque en embauchant son ancien joueur à un poste pour lequel il ne semble actuellement pas être taillé. New York est une ville exigeante où la pression sur les équipes est constante. Knicks comme Nets, il faudra un sérieux revirement de situation si le bilan n'évolue pas rapidement. En ligne de mire, les coachs Mike Woodson et Jason Kidd pourraient rapidement en faire les frais avant que des joueurs ne soient échangés. D'ici là, la bataille pour la ville sera à son apogée le 5 décembre, date du 1er derby new-yorkais de la saison. Par Georges Xouras