Le Brésil a terminé en tête au classement des nations avec 10 médailles, dont 7 en or, devant la Hongrie (11 médailles, dont 6 en or), portée par Hosszu, qui a glané à elle seule 8 médailles, dont 4 en or. Et battu 4 records du monde, dont 2 sur une même journée, tout comme la Suédoise Sarah Sjostrom dimanche.

Ces championnats ont été surprenants par le nombre de records du monde qui sont tombés: 23, dont 14 en individuel, soit un record absolu en petit bassin, effaçant celui des Mondiaux-2008 de Manchester (18).

Quatre ans après l'interdiction des combinaisons en polyuréthane, au bord des bassins, certaines performances peuvent susciter des questions, voire des soupçons avec en arrière-fond l'ombre du dopage. Aux JO-2008, ce furent 25 marques mondiales et 43 aux Mondiaux-2009 grand bassin. Le 1er janvier 2010, les combinaisons en polyuréthane ont été interdites et tous les observateurs ont estimé à une dizaine d'années la période nécessaire pour battre de nouveaux records du monde. Finalement, cela a commencé en décembre 2010 mais de façon parcimonieuse.

A Doha, les nageurs sont devenus les rois du pétrole. Chaque record du monde rapporte à son auteur la somme de 15.000 dollars. La Hongroise Katinka Hosszu a empoché le pactole avec quatre records du monde. Le Français Florent Manaudou est le seul garçon avec deux records du monde. L'Espagnole Mireia Belmonte et la Suédoise Sarah Sjostrom s'en sont offert deux chacune.

Dopage ?

Immanquablement, ces performances soulèvent des questions liées au dopage: "Il faudrait être absurde pour penser qu'il n'y a absolument rien de tout ça (le dopage), affirme l'entraîneur français Romain Barnier. Il y a des victoires que j'ai du mal à comprendre".

Frédéric Vergnoux, l'entraîneur de l'Espagnole Belmonte, qui a signé 2 records du monde, n'a pas occulté la question. "On a eu des remarques, c'est possible pour tout le monde, la question c'est comment. Moi, je peux vous donner mon cahier d'entraînement et vous verrez pourquoi Mireia a fait deux records du monde le premier jour. Posez la même question à l'entraîneur de Katinka et vous verrez la réponse. J'ai le droit de me poser des questions, si des gens se posent des questions sur ce que fait Mireia", a-t-il dit avant d'ajouter: "Mireia ici a été testée quatre fois, on a fait un stage en Sierra Nevada et elle a été testée là bas, elle est rentrée chez elle le lendemain matin et à six heures du matin, elle a eu un contrôle sanguin".

Hosszu fait partie de cette nouvelle génération de nageuses, qui ne fait pas le break habituel l'été mais entre le 15 décembre et 15 janvier, quand tous les autres font un travail de fond. Habituée à nager très vite à l'entraînement, elle privilégie la vitesse sur le 2e semestre de l'année et se targue d'avoir battu 9 records du monde en petit bassin depuis le mois d'août.

Il faut maintenant attendre le prochain grand rendez-vous, les Mondiaux-2015 à Kazan, en Russie (24 juillet-9 août) pour tirer les leçons de ces 5 jours à Doha.

Le Brésil a terminé en tête au classement des nations avec 10 médailles, dont 7 en or, devant la Hongrie (11 médailles, dont 6 en or), portée par Hosszu, qui a glané à elle seule 8 médailles, dont 4 en or. Et battu 4 records du monde, dont 2 sur une même journée, tout comme la Suédoise Sarah Sjostrom dimanche.Ces championnats ont été surprenants par le nombre de records du monde qui sont tombés: 23, dont 14 en individuel, soit un record absolu en petit bassin, effaçant celui des Mondiaux-2008 de Manchester (18).Quatre ans après l'interdiction des combinaisons en polyuréthane, au bord des bassins, certaines performances peuvent susciter des questions, voire des soupçons avec en arrière-fond l'ombre du dopage. Aux JO-2008, ce furent 25 marques mondiales et 43 aux Mondiaux-2009 grand bassin. Le 1er janvier 2010, les combinaisons en polyuréthane ont été interdites et tous les observateurs ont estimé à une dizaine d'années la période nécessaire pour battre de nouveaux records du monde. Finalement, cela a commencé en décembre 2010 mais de façon parcimonieuse.A Doha, les nageurs sont devenus les rois du pétrole. Chaque record du monde rapporte à son auteur la somme de 15.000 dollars. La Hongroise Katinka Hosszu a empoché le pactole avec quatre records du monde. Le Français Florent Manaudou est le seul garçon avec deux records du monde. L'Espagnole Mireia Belmonte et la Suédoise Sarah Sjostrom s'en sont offert deux chacune.Immanquablement, ces performances soulèvent des questions liées au dopage: "Il faudrait être absurde pour penser qu'il n'y a absolument rien de tout ça (le dopage), affirme l'entraîneur français Romain Barnier. Il y a des victoires que j'ai du mal à comprendre".Frédéric Vergnoux, l'entraîneur de l'Espagnole Belmonte, qui a signé 2 records du monde, n'a pas occulté la question. "On a eu des remarques, c'est possible pour tout le monde, la question c'est comment. Moi, je peux vous donner mon cahier d'entraînement et vous verrez pourquoi Mireia a fait deux records du monde le premier jour. Posez la même question à l'entraîneur de Katinka et vous verrez la réponse. J'ai le droit de me poser des questions, si des gens se posent des questions sur ce que fait Mireia", a-t-il dit avant d'ajouter: "Mireia ici a été testée quatre fois, on a fait un stage en Sierra Nevada et elle a été testée là bas, elle est rentrée chez elle le lendemain matin et à six heures du matin, elle a eu un contrôle sanguin".Hosszu fait partie de cette nouvelle génération de nageuses, qui ne fait pas le break habituel l'été mais entre le 15 décembre et 15 janvier, quand tous les autres font un travail de fond. Habituée à nager très vite à l'entraînement, elle privilégie la vitesse sur le 2e semestre de l'année et se targue d'avoir battu 9 records du monde en petit bassin depuis le mois d'août.Il faut maintenant attendre le prochain grand rendez-vous, les Mondiaux-2015 à Kazan, en Russie (24 juillet-9 août) pour tirer les leçons de ces 5 jours à Doha.