Lorsqu'on lui laisse tant d'espace et qu'il est de surcroît en confiance, l'attaquant belge est tout simplement inarrêtable. "Lorsque je joue, je ne réfléchis à rien d'autre", a-t-il commenté mardi, au lendemain de son quadruplé qui a mené la Belgique vers son deuxième succès en deux matchs à la Coupe du Monde disputée à La Haye. "Trop réfléchir me fait douter et me bloque. Je joue à l'instinct. Les Indiens (lors du premier match, ndlr) ne m'ont pas laissé un centimètre. Je me suis battu, mais on ne m'a pas vu", a-t-il concédé.

Ce diabolique instinct de buteur, Tom Boon, 24 ans, en fait preuve depuis sa plus tendre enfance et trouve vraisemblablement son origine dans ses gènes. Sa mère et sa grand-mère ont été sélectionnées en équipe nationale et son oncle n'est autre que Marc Coudron, l'actuel président de la fédération et recordman de sélections avec la Belgique (358). Sa grande soeur Jill, présente avec les Red Panthers à La Haye, a été la première joueuse belge à inscrire un but aux Jeux Olympiques, à Londres, en 2012.

L'attaquant des Red Lions, connu dans le milieu sous le sobriquet de "Sna" (un dérivé bruxellois de "snijboon", qui signifie haricot vert en néerlandais et qui lui vient de son père), a célébré mardi sa 155e cape par un quadruplé qui l'a propulsé en tête du classement des buteurs de la Coupe du Monde. Un stroke, un sleep - exercice dans lequel il doit assumer une plus grande pression pour ce tournoi en l'absence de l'autre spécialiste Loick Luypaert - un enchaînement parfait au coeur du cercle et un solo plein de technique ponctué d'un revers haut réalisé avec une aisance déconcertante, le numéro 27 des Red a démontré face à la Malaisie toute l'étendue de sa palette. Une frappe chirurgicale en pleine lucarne logiquement refusée par l'arbitre pour une faute préalable aurait même pu transformer le quadruplé en quintuplé.

La déjà fructueuse carrière de Tom Boon a débuté au White Star, à Evere. Après des passages par Uccle Sport et le Racing, il a fait le grand saut en 2013 vers les Pays-Bas et Bloemendaal, l'un des plus prestigieux clubs européens.

"Le niveau est si élevé qu'il faut livrer chaque semaine des prestations de premier plan. Il n'y pas de matchs faciles lors desquels on peut souffler. Je suis obligé de me donner davantage que ce n'était le cas dans le championnat belge."

Avec son équipier et compatriote Simon Gougnard, Tom s'est installé à Amsterdam, où il réside du jeudi au dimanche. Il vit le reste de la semaine à Bruxelles pour les obligations liées à l'équipe nationale.

"Je sais que je dois être encore plus constant, de manière à pouvoir livrer sept prestations de top niveau lors d'un tournoi. Mes deux à trois prochaines années seront les meilleures, c'est pourquoi je compte rester à Bloemendaal."

Tom Boon prévoit donc d'atteindre son meilleur niveau pour les Jeux Olympiques de Rio, en 2016, où l'objectif sera de décrocher une médaille. Il pourrait ensuite envisager une excursion vers le lucratif championnat indien, qui se déroule durant l'hiver européen et où un joueur de son calibre pourrait revendiquer un contrat d'environ 50.000 euros.

L'une des principales qualités de Tom est son sleep, avec lequel il a déjà inscrit d'innombrables buts sur penalty-corner et qu'il considère comme un "magnifique aspect" du hockey. "Il faut être fort, ce que je suis devenu en réalisant toujours plus de frappes. Nous avons désormais deux à trois entraînements par semaines consacrés au renforcement. Je ne suis pas aussi fort que le Néerlandais Mink van der Weerden, qui est le meilleur du monde dans cet exercice et possède un sleep quelques kilomètres/heure plus rapide que le mien et d'une pureté sans pareille. Mais il ne faut pas se leurrer, la réussite d'un penalty-corner ne repose pas uniquement sur le tireur, le donneur et le bloqueur ont également un rôle essentiel."

Visionnez les quatre buts marqués par Tom Boon:

Lorsqu'on lui laisse tant d'espace et qu'il est de surcroît en confiance, l'attaquant belge est tout simplement inarrêtable. "Lorsque je joue, je ne réfléchis à rien d'autre", a-t-il commenté mardi, au lendemain de son quadruplé qui a mené la Belgique vers son deuxième succès en deux matchs à la Coupe du Monde disputée à La Haye. "Trop réfléchir me fait douter et me bloque. Je joue à l'instinct. Les Indiens (lors du premier match, ndlr) ne m'ont pas laissé un centimètre. Je me suis battu, mais on ne m'a pas vu", a-t-il concédé. Ce diabolique instinct de buteur, Tom Boon, 24 ans, en fait preuve depuis sa plus tendre enfance et trouve vraisemblablement son origine dans ses gènes. Sa mère et sa grand-mère ont été sélectionnées en équipe nationale et son oncle n'est autre que Marc Coudron, l'actuel président de la fédération et recordman de sélections avec la Belgique (358). Sa grande soeur Jill, présente avec les Red Panthers à La Haye, a été la première joueuse belge à inscrire un but aux Jeux Olympiques, à Londres, en 2012. L'attaquant des Red Lions, connu dans le milieu sous le sobriquet de "Sna" (un dérivé bruxellois de "snijboon", qui signifie haricot vert en néerlandais et qui lui vient de son père), a célébré mardi sa 155e cape par un quadruplé qui l'a propulsé en tête du classement des buteurs de la Coupe du Monde. Un stroke, un sleep - exercice dans lequel il doit assumer une plus grande pression pour ce tournoi en l'absence de l'autre spécialiste Loick Luypaert - un enchaînement parfait au coeur du cercle et un solo plein de technique ponctué d'un revers haut réalisé avec une aisance déconcertante, le numéro 27 des Red a démontré face à la Malaisie toute l'étendue de sa palette. Une frappe chirurgicale en pleine lucarne logiquement refusée par l'arbitre pour une faute préalable aurait même pu transformer le quadruplé en quintuplé. La déjà fructueuse carrière de Tom Boon a débuté au White Star, à Evere. Après des passages par Uccle Sport et le Racing, il a fait le grand saut en 2013 vers les Pays-Bas et Bloemendaal, l'un des plus prestigieux clubs européens. "Le niveau est si élevé qu'il faut livrer chaque semaine des prestations de premier plan. Il n'y pas de matchs faciles lors desquels on peut souffler. Je suis obligé de me donner davantage que ce n'était le cas dans le championnat belge." Avec son équipier et compatriote Simon Gougnard, Tom s'est installé à Amsterdam, où il réside du jeudi au dimanche. Il vit le reste de la semaine à Bruxelles pour les obligations liées à l'équipe nationale. "Je sais que je dois être encore plus constant, de manière à pouvoir livrer sept prestations de top niveau lors d'un tournoi. Mes deux à trois prochaines années seront les meilleures, c'est pourquoi je compte rester à Bloemendaal." Tom Boon prévoit donc d'atteindre son meilleur niveau pour les Jeux Olympiques de Rio, en 2016, où l'objectif sera de décrocher une médaille. Il pourrait ensuite envisager une excursion vers le lucratif championnat indien, qui se déroule durant l'hiver européen et où un joueur de son calibre pourrait revendiquer un contrat d'environ 50.000 euros. L'une des principales qualités de Tom est son sleep, avec lequel il a déjà inscrit d'innombrables buts sur penalty-corner et qu'il considère comme un "magnifique aspect" du hockey. "Il faut être fort, ce que je suis devenu en réalisant toujours plus de frappes. Nous avons désormais deux à trois entraînements par semaines consacrés au renforcement. Je ne suis pas aussi fort que le Néerlandais Mink van der Weerden, qui est le meilleur du monde dans cet exercice et possède un sleep quelques kilomètres/heure plus rapide que le mien et d'une pureté sans pareille. Mais il ne faut pas se leurrer, la réussite d'un penalty-corner ne repose pas uniquement sur le tireur, le donneur et le bloqueur ont également un rôle essentiel." Visionnez les quatre buts marqués par Tom Boon: